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Impertinences
19 juillet 2007, 12:00

Nos amis les animaux

Je sais bien qu'il y a la guerre en Afghanistan et en Irak, les terroristes, George Bush qui censure la science pour servir son idéologie, la bactérie mangeuse de chair, les tireurs fous, le projet Rabaska et tout et tout. Mais je ne peux rien y faire, ce qui me fait le plus réagir, ce qui me donne des frissons dans le dos, c'est quand je sens que les animalistes sont en train de gagner du terrain. Et c'est un peu l'impression qu'on avait la semaine dernière avec cette histoire de foie gras et de canards maltraités. Dans les médias québécois, la cause animaliste n'a pas beaucoup de défenseurs acharnés, Dieu merci. On s'en est tenu à dénoncer la cruauté injustifiée et on a défendu le droit d'élever et de tuer des animaux pour nourrir les humains. Mais on sent que la tendance monte.

Lors d'un voyage en Europe, au début de la vingtaine, vous savez, pendant ce genre de trip Eurailpass qui forme la jeunesse, je me suis retrouvé dans une cabine en face d'une vieille madame un peu bourge.

Elle s'est mise à parler des animaux. À ses yeux, ces créatures étaient des merveilles de la création. Pas de malice, rien que de la bonté. Et elle ne trouvait rien de plus atroce que la cruauté envers les animaux. Elle avouait d'ailleurs les préférer à bien des humains. Je me disais que c'était une vieille aigrie qui dérapait un peu.

Ce genre de discours, au fil des ans, j'ai commencé à l'entendre d'un peu partout. Très présent dans le monde anglo-saxon, il est le plus souvent porté par des gens qui me semblent les plus déconnectés de la réalité: des vedettes d'Hollywood, des mannequins, des gosses de riches en mal de cause. Depuis lors, les PETA et autres groupes de protection des animaux (pas des espèces menacées ou des écosystèmes, ce qui est tout autre chose) m'horripilent par leur hypocrisie. C'est correct pour un mannequin de porter des tissus fabriqués par des petites Chinoises forcées de travailler. Mais du blanchon, quelle horreur!

Depuis des décennies qu'on s'inquiète à gauche et à droite des effets dévastateurs qu'aurait la violence-spectacle qui s'explose sur nos écrans, petits et grands, personne ne s'est jamais questionné sur les effets potentiels d'une trop grande exposition à l'anthropomorphisme cute de tous les Mickey Mouse, les contes de la rive et autres Calinours. Ça crée une identification fausse.

Pour ma part, traitez-moi de Genghis Khan alimentaire, mais si j'apprends un jour que la viande d'un hamster qu'on aurait volontairement rendu alcoolique durant sa vie avait un goût absolument délicieux, je voudrais y goûter. Remarquez, la plupart du temps, la nature est bien faite. La souffrance goûte généralement mauvais. Il paraît qu'il y a trois catégories de gibier, selon la mort qu'il a connu. Le chevreuil foudroyé en pleine insouciance, broutant dans la clairière, goûterait pleinement le bonheur. Il n'a pas eu le temps d'avoir peur et que ses muscles se gorgent d'acide lactique. Celui qui a aperçu le chasseur et a commencé à s'enfuir serait déjà de moindre qualité. Quant à l'animal pris au piège d'un trappeur, sa viande serait immangeable tant il a eu le temps de capoter et d'angoisser avant d'être délivré de sa souffrance. C'est d'ailleurs pour cette raison que je préfère manger des oeufs de poules heureuses que ceux pondus dans les usines à oeufs stressantes.

C'est la même chose pour les produits non testés sur des animaux. Je veux bien qu'on balise la pratique de façon à empêcher de petits sadiques de se taper un trip aux dépens de ces pauvres bêtes. Mais ceux qui mènent cette bataille me semblent tellement motivés par une pensée tordue que je me méfie. En bout de ligne, leur but n'est pas le traitement éthique des animaux. Leur but, c'est de créer une planète Gund, avec tout plein d'animaux doux tout partout à qui l'humain ne ferait jamais rien de mal. Parce que, si vous observez bien, ces gens-là ne manifestent que pour les pandas, les bébés phoques et les mignons canards. Jamais pour la sangsue marbrée, la hyène à collerette ou le phacochère venimeux, qui sont pourtant tout aussi utiles à l'équilibre de leurs écosystèmes.

Mais voilà, ultimement, ma ligne à moi, c'est si ça fait du bien à l'humain. Le foie gras est un régal, les canards ne sont pas en voie d'extinction et on ne les torture pas inutilement? Beurrez-moi z'en épais. La fourrure tient au chaud, provient d'une source naturelle et encourage l'économie locale des Îles-de-la-Madeleine? Allez hop, j'enfile mes bottes de phoque. Je fais de la résistance préventive.

Parce que ce qui me glace d'effroi chez les animalistes, c'est justement qu'ils défendent cette cause-là quand il y a la guerre en Afghanistan et en Irak, les terroristes, George Bush qui censure la science pour servir son idéologie, la bactérie mangeuse de chair, les tireurs fous, le projet Rabaska et tout et tout...

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Myriam Sainson a dit :

Votre ignorance de la cause animale!

Encore une fois, vous jouez du cynisme pour une cause qui a son égalité avec la cause humaine. Vous faites partie de cette espèce d'humains qui ne sait pas pourquoi il est sur terre, qui abuse de tout parce qu'il pense qu'il a le droit délibéré d'abuser de tout, y compris des animaux. Les animaux, quels qu'ils soient, sont des êtres vivants qui ont peuplé notre planète bien avant l'homo sapiens... vous devez respectez les animaux et la cause animaliste. Vous affirmez, bêtement, que vous faites de la résistance, de votre part? Quand vous enfilez vos bottes de phoque, vous encouragez la chasse aux phoques et vous encouragez le commerce de cette fourrure. C'est là un état des faits qui ne représente nullement une résistance préventive. Préventive pour qui, à quoi?. Comme d'habitude, vous utilisez n'importe quel mot pour faire un article qui ne se tient pas....Votre ignorance de la cause animale vous empêche, par votre article tordu et insignifiant, à ouvrir un véritable débat constructif sur la cause animaliste. Il est alors impossible de prendre au sérieux, sur un sujet si authentique, un tel article arriéré et inutile.

# 19 juil. 2007, 11:21

Michelle Chagnon a dit :

Quand on hait les animaux, on déteste les humains

Je vous plains, les gens haineux comme vous sont des êtres très malheureux.

# 19 juil. 2007, 11:23

Coralie Fambrini a dit :

Peur de ne plus pouvoir déguster votre tartine de foie gras?

"C'est correct pour un mannequin de porter des tissus fabriqués par des petites Chinoises forcées de travailler."

PETA n'a jamais dit ça, et vous le savez très bien. Vous semblez prêt à inventer n'importe quoi pour discréditer les associations de défense des animaux. De plus il me semble peu probable que les mannequins dans la haute couture portent ce genre de tissu, dans tous les cas!

Pour ce qui est du reste de votre article, d'accord, on a bien compris que peu vous importent les traitements subis par les animaux, du moment que le résultat est bon au goût ou vous fait du bien. Vous avez en plus le "courage" de vous vanter de cet égoïsme et de cette indifférence.

"ces gens-là ne manifestent que pour les pandas, les bébés phoques et les mignons canards. Jamais pour la sangsue marbrée, la hyène à collerette ou le phacochère venimeux,"

Les personnes et les associations qui se battent pour que les animaux aient plus de droits vont évidemment dénoncer les exploitations d'animaux, et jusqu'à présent on n'a pas encore fait d'élevage en batterie de hyènes, à ma connaissance; mais vous savez très bien que les militants dénoncent toute forme de cruauté, sur n'importe quel animal, qu'il soit mignon ou non, qu'il soit poulet, poisson, mouton ou phoque!

Quant au reproche éculé de "la guerre en Irak", je voudrais savoir si vous sous-entendez qu'on ne peut parler de rien si on ne milite pas d'abord contre la guerre, et si oui, que faites-vous vous-même pour cette cause? Vous croyez que manger du foie gras et porter des bottes en phoque dans nos pays riches aide les irakiens et les afghans? Pourquoi ne pas donner l'argent que vous dépensez pour vous délecter de chair animale aux pauvres de ces pays en difficultés?

# 19 juil. 2007, 11:24

Alice Rallier a dit :

Pfffffffffffffff...

Votre texte est bien écrit, mais quel ramassis de caricatures... Assimiler le mouvement pro-animaux au discours d'une mémère à chat-chat, accuser les militants de cette cause d'être insensibles aux souffrances humaines, de pratiquer l'anthropomorphisme... Mais personne ne commence à se dire que ça commence à bien faire de ces vieux clichés ? Personne n'en a marre ?

Allez donc passer plusieurs heures sur les sites de défense animale, documentez-vous sur le mouvement, son idéologie, ses objectifs et ses tenants avant de continuer à propager certaines de ces imbécilités. Si vous ne le faites pas pour le salut des animaux, faites-le au moins pour celui de l'honnêteté intellectuelle...

# 19 juil. 2007, 11:28

Serge Lefrançois a dit :

Une cruelle hiérarchie

Le sort réservé aux animaux me tient à coeur. Sans pour autant m'impliquer dans des groupes activistes qui défendent cette cause, ils ont cependant tout mon appui moral. Les bêtes, comme on les appelle, ne méritent pas de subir notre cruauté et d'être l'objet d'une forme de plaisir humain, qui cherche à déverser le surplus de violence qui les habite, sans contrainte.

Les comptoirs d'épiceries, bondés de viande prêtes à manger, m'enlèvent de l'esprit la nécessité de chasser des bêtes par surplus et sans nécessité. Les animaux demeurent des êtres vivants qui ne méritent pas qu'on s'acharne contre eux. Ils ont droit à la vie tout comme nous.

Le reportage démontrant le mauvais traitement des canards m'a révolté. La bassesse avec laquelle s'exprimaient ces êtres humains me révolte. On ne peut s'accorder tous les droits et prôner la violence gratuite pour le bon plaisir. On commence par s'en prendre animaux, puis la violence dégénère entre nous naturellement.

Ma concubine est une chatte que j'admire. Elle m'enseigne la paix et le plaisir de vivre et d'être bien ensemble. Son amour inconditionnel m'impressionne et me donne le goût de le propager. D'une simplicité désarmante, malgré son intelligence différente de la mienne mais tout de même efficace, elle m'apprend beaucoup plus de la vie que bien des êtres humains. Que nous pouvons être bêtes parfois et nombrilistes!

# 19 juil. 2007, 11:30

Sylvain Pichette a dit :

La mutuelle des animaux tellement doux

Quand on regarde des documentaires animaliers à la télévision, on peut voir toute la tendresse avec laquelle les crocodiles attaquent les zèbres retardataires pour les bouffer, les lions attraper les gazelles et autres antilopes. On croirait voir une larme couler aux yeux de ces animaux tellements inoffensifs parce qu'ils ont dû tuer d'autres animaux, dont les plus faibles. Et cet oiseau des Galapagos dont j'oublie le nom qui laisse l'aîné(e) écarter le (la) plus jeune du nid, tout en sachant que ce dernier mourra, soit de faim et de soif, soit bouffé par un prédateur: quel bel instinct parental!

Que je suis naïf! Les méchants humains qui nous montrent ces images ne veulent qu'augmenter notre haine envers ces animaux. Ils souhaitent que nous partagions leurs vile idée, soit de faire disparaître toute trace de ces animaux inoffensifs sauf, bien sûr, ceux d'élevage, qui servent à nous nourrir et à nous vêtir.

Contrairement aux groupes animalistes, je suis incapable de faire dans la nuance.

# 19 juil. 2007, 11:31

Yvon Turcotte a dit :

Fendre un cheveu en quatre
En lisant le texte ci-haut je pensais à ce type qui m'avouait candidement avec les larmes aux yeux qu'il n'avait que son lapin bélier nain à pouvoir serrer dans ses bras. J'ai oublié la plaisanterie d'usage en voulant lui remonter le moral. Vous savez celle où (dépendamment de l'animal de compagnie) on demande à quel moment on pourra déguster un civet de lapin, un sushi au chat, une soupe au canari? Quand j'étais petit l'automne venu, on faisait boucherie; un boeuf ou un cochon. C'est à mon père que revenait la besogne de la mise à mort. Mes soeurs couraient se cacher en se bouchant les oreilles dans la chambre du fond pour ne pas entendre la suite... Les jours de fête une poule ou deux faisaient les frais du repas alors que le vendredi on faisait maigre, c'est-à-dire qu'on mangeait du poisson. Parce qu'il fallait bien vivre. Aujourd'hui dans les abattoirs la mort se fait en série avec des gestes on ne peut plus précis; c'est une technique froide, chirurgicale. Tout comme à la guerre il peut arriver qu'on se lasse de tuer pour tuer. Le rôti de porc ou de boeuf est fait pour être mastiqué, absorbé et digéré. C'est la vie qui veut cela. Le texte ci-haut aborde surtout la manière dont on peut faire souffrir l'animal pendant sa mise à mort. C'est une toute autre histoire que de tuer des tauraux devant un public avide, des combats de coqs sanglants etc. Et les viviers où on peut choisir soi-même le poisson qui sera au menu? Il faudrait prendre conscience que la mort reste un état obligé. Dans l'Antiquité les choses se faisaient en grand; sacrifices d'animaux ou d'humains pour implorer les dieux de répandre la pluie, l'abondance sur les moissons. L'homme n'a rien inventé il ne fait que se répéter. Tout ça pour tenter de minimiser le fait qu'on doive tuer pour vivre. La mort qui donne la vie, comme l'a fait l'Eglise en sacralisant la chose via le mystère de la résurrection du ****** pour sauver le monde. Comme fendre un cheveu en quatre! 'Scusez le parallèle.
# 20 juil. 2007, 17:27

Sylvain Racine a dit :

Les Québécois et Québécoises qui sont de petits rats de laboratoire... qui va enfin prendre leur défense? Moi je regarde :)

François Parenteau a pété sa coche cette semaine. Je sais qu'il est quelqu'un de très intelligent, mais il a sauté la clôture cette semaine. Son article ressemble davantage à un commentaire (genre les miens) de lecteurs cyniques et désillusionnés qu'à celui d'un chroniqueur.

Enfin, c'est le signe que le moral des Québécois et Québécoises est encore en baisse... et en accéléré... Quand on fait le tour des blogues au Québec, des éditoriaux de gens très sensés depuis un an, on se rend compte que nous sommes une belle gang de déprimés.

Parenteau, dans sa chronique de cette semaine, reflète l'état d'âme de la société en générale... On s'en fou des petits bobos, des faits divers et de tout le superficiel... En fait, dans son article, je sens un flagrant signe de découragement et un manque de confiance en la nature humaine ( je le comprend totalement) En fait, il y a des questions très urgentes qui doivent être adressées, dont l'Afghanistan, l'Iraq, la Palestine, le Soudan... En fait, ce qu'il a oublié de dire, c'est que ce n'est pas seulement les canards qui sont maltraités, mais les vaches, les poulets et les cochons aussi... et beaucoup les Québécois et Québécoises qui sont de vrais rats de laboratoire... L'histoire va très bientôt le démontrer? La question était: "Est-ce qu'un peuple divisé à 50/50 manipulé par Ottawa va finir par se câlisser de tout, autant du Canada que du Québec?" Poser la question c'est y répondre!

# 20 juil. 2007, 17:27

Serge Gingras a dit :

Le foie gras

M. Parenteau! Le foie gras n'est pas un régal, c'est une abomination. J'en mangeais lorsque j'étais dans l'ignorance du processus de sa fabrication. Depuis que j'ai appris que l'on torturait des animaux pour notre bon plaisir, j'ai déchanté et décroché.

Vous avez certainemnet entendu tous les arguments contre la chose, je vous en ferai grâce. Je vous assène ce seul conseil : méditez la question jusqu'à ce que vous compreniez qu'il est immoral de torturer un animal pour notre bon plaisir gastronomique. La vie nous offre une abondance de bonnes choses à se mettre sous la dent, le foi gras peut facilement dis paraître de votre assiette sans que vous vous en portiez plus mal.

S'il y avait de l'humour dans votre texte, je ne l'ai pas assez bien lu pour le saisir. Veuillez me pardonner.

# 20 juil. 2007, 17:30

Andrée Proulx a dit :

Et le taureau est heureux

Lors d'un stage de langue en Espagne, j'ai eu la grande satisfaction d'assister à une corrida. J'en parlais avec ma logeuse à qui j'avouais candidement, à la blague et dans un espagnol approximatif, que ce qui m'émerveillant le plus dans l'arène c'était la chute de reins des toréros parce que le sort des bêtes m'indignait. J'ai su assez rapidement que je ne comprenais rien à la tauromachie, étant étrangère. Le taureau est à chances égales avec le toréador. Il est en plus mieux traité qu'aucune autre bête d'élevage. Ça m'en a bouché un coin !

Si la cruauté envers les animaux n'était pas sévèrement réprimée par la loi, je serais dans le camp de ceux qui défendent les droits des animaux. Sauf que lorsque je vois au journal télévisé deux personnes qui se disputent en cour la garde d'un chien, fut-il le plus mignon des chiens, je frémis d'indignation. Il y a donc des nuances à faire. Et je remercie les intervenantEs qui les apportent.

Cela étant dit, selon moi, il existe une hiérarchie dans la chaîne humaine qui, si elle n'est pas respectée, abaisse ceux qui se laisse emporter par leur affection déplacée pour la gent animale. Les gens qui n'ont aucun penchant particulier envers les animaux domestiques, ne sont ni malheureux, ni méchants, ni mesquins. Ils savent cependant que la vie est faite de contrariétés et que dorloter un animal de compagnie ne compensera jamais ce qui fait le sel de la vie : tisser de véritables liens avec les autres humains.

Ce qui m'indigne encore davantage que de voir un animal de compagnie partager le lit de ses maîtres, ce sont les $$ dépensés en toutes sortes de produits pour animaux domestiques. Leur nourriture seulement contient suffisamment de protéines pour éradiquer la malnutrition dans le monde.

Pour avoir voyagé dans certains pays en voie de développement, j'ai constaté que dans ces pays parfois qualifié de primitifs, les animaux occupaient la place qui leur revenait. Ça aussi, ça m'en a bouché un coin !

# 20 juil. 2007, 17:35

Chantale Leroux a dit :

Les humains d'abord?

Lorsqu'on regarde d'un peu plus près les personnes qui prônent la primauté indiscutable des problèmes humains, on constate clairement que leurs arguments ne sont en fait que des prétextes ou des excuses qu'elles se donnent pour ne rien faire du tout que ce soit en faveur des humains ou en faveur des animaux. Helmut K

« La protection de l'animal, c'est au fond le même combat que la protection de l'homme. » Marguerite Yourcenar

# 20 juil. 2007, 17:36

Jean Archambault a dit :

À la recherche du paradis perdu

Le grand défenseur de la cause des droits des animaux en France s'appelle Brigitte Bardot. Cette vielle dame indigne n'a jamais désavoué les propos racistes de Le Pen et du Front national.

Conrad Lorentz, grand éthologue, a flirté avec l'eugénisme et l'amélioration des races. La cause de la défense des animaux est certes louable mais me laisse un sentiment bizarre sinon perplexe. J'aime les animaux, je n'ai jamais chassé, j'observe et nourrit les oiseaux. Pourtant certains défenseurs des animaux me semblent trop angéliques. L'amour des bêtes ne nous dispensent pas d'êtres parfois odieux envers les humains. Hitler aimait par-dessus tout son chien Blondy, ce qui ne l'a pas empêché d'être un tueur et de perpétrer le plus grand génocide.

Ce malaise que je ressens face à ces pourfendeurs tout azimut, origine peut-être de l'idée que ces gens sont encore à la recherche du paradis perdu, d'une sorte d'harmonie consubstantielle entre l'homme et la bête. Or, c'est tout-à-fait le contraire. L'homme est la bête ont vécu dans un état de guerre perpétuel. Au cours de cette centaine de milliers d'années, l'homme a parfois été cette espèce en voie de disparition. Aujourd'hui, L'homme met en danger certaines espèces animales qu'il faut sauver. Delà au mettre tout sur le même niveau, cette cause attire plutôt un sourire gêné. On aurait hâte que ces grands enfants passent à des choses plus sérieuses.

# 20 juil. 2007, 17:39

Jean-François Chassay a dit :

seulement la haine du pouvoir
Je considère que Brigitte Bardot est une imbécile, je ne suis militant de rien du tout, je ne suis même pas végétarien. Et j'aimerais avoir 10,000 caractères pour pouvoir nuancer. Il y a 2% de différence entre le génome d'u chimpanzé et celui d'un humain. C'est moins qu'entre un chimpanzé et un orang-outang. mais on se sert encore des grands singes en labo comme s'il s'agissait de souris. Il y moins de 100 ans, il y avait les blancs, en-dessous les jaunes, puis les noirs, puis les singes. On commence à en revenir. Je sais, les singes ne font pas partie de la glorieuse espèce humaine, qui donne Bush et ls gens de la SRC qui vous ont foutu à la porte... Trève d'ironie. L'anthropocentrisme fat en sorte que le narcissisme (et le pouvoir) humain prend toute la place. Il y a encore des gens qui écrivent qu'à cause de Copernic et Galilée, les salauds, les humains ne sont plus au centre de l'univers (je pourrais vous donner des noms, vous seriez surpris). Tant qu'elle ne comprendra pas que l'altérité radicale consiste à relativiser sa place, l'espèce humaine sera toujours aussi fière de son pouvoir, de ses massacres et de son anthropocentrisme imbécile. Ah, le narcissisme humain. Nous sommes en plein cancer. Ça va de l'auto-fiction (version pop) à une conception de la philo (version hard, genre Gilles Deleuze), pour qui la philo n'est que l'expression subjective d'un moi, comme si la science, la matière n'existaient pas, comme si la pensée se ramenait à son petit vécu. Le monde animal, ce n'est pas que les douces biches, en effet; mais l'espèce humaine a peur de tout ce qui ne lui ressemble pas et le diabolise. Tous les loups de la planète (ceux qui restent...) sont moins dangereux que Dick Cheney. L'humanité est follement fière d'elle. En tout cas, la petite partie riche qui surconsomme. Je dis des évidences, alors que je n'ai pas envie de faire gnangnan. Mais tant pis, vous n'accordez que 2000 caractères, pas de nuances. Faire vite, efficace, fonçons, détruisons... Bref.
# 20 juil. 2007, 17:45

Renaud Séguin a dit :

Tout à fait d'accord

Je suis totalement d'accord avec vous, les animalistes sont souvent des grands hypocrites. Comme cette VP de PETA qui utilise de l'insuline pour son diabête, insuline testée sur les animaux. Remarquez c'est tellement plus facile de s'entendre avec une bête mignonne qui ne peux pas vous répondre qu'avec des êtres humains complexes.

# 20 juil. 2007, 17:46

Marie Léonard a dit :

J'ai hont.

Il est absolument faux de croire que "la plupart du temps, la nature est bien faite. La souffrance goûte généralement mauvais". Les porcs dont on arrache les dents et la queue, sans anasthésie, sont délicieux sur le BBQ l'été. Les poulets entassés dans les fermes industrielles qui meurent étouffées dans leurs propres excréments sont succulentes dans une sauce au vin blanc. Les animaux sont comme des enfants, ils n'ont pas de voix et ne peuvent crier au secours; c'est pourquoi des organismes comme PETA tentent de les aider.

Quel genre d'être humain se lève un bon matin et se dit qu'il va profiter de son pouvoir de parole et de sa visibilité pour dénigrer un groupe dont la principale mission est de sauver des vies et d'éliminer la souffrance? Tout cela n'a rien à voir avec la guerre en Irak...ou peut-être que si l'on décidait comme collectivité d'arrêter de tuer inutilement des bêtes, les humains seraient aussi épargnés au passage...

L'humain est doté d'une conscience. Cette conscience, dans un monde idéal, devrait logiquement l'amener à faire des choix éclairés et justes. Manger du foie gras "parce que ça goûte bon", c'est refuser au canard sa qualité de vie parce qu'on préfère satisfaire notre petite personne. C'est avoir l'égo gros comme un terrain de football. Plusieurs pays l'ont d'ailleurs compris en interdisant sa production.

Cet article, c'est littéralement dénigrer la vie des autres espèces sous prétexte que nous sommes les rois du monde. Il faut se souvenir que nous ne sommes qu'une espèce parmi les autres. La réflexion ne se limite pas à la manière dont nous traitons les autres espèces, mais également à la manière dont nous traitons la planète en général. Je crois qu'une petite lesson d'humilité s'impose.

# 20 juil. 2007, 17:50

Johanne Brodeur a dit :

Faire preuve d'humanité

Je vais vous raconter une petite anecdote. Un certain jeudi juste avant le souper alors que je vais au marché Métro pour faire quelques courses une petite dégustation est en cours, on y fait goûter du cheval et du bison dans une sauce onctueuse, l'odeur est tout à fait exquise et l'appétit est déjà au rendez-vous vu l'heure bien sûr. Je fais ni un ni deux et je goûte au deux. J'ai trouvé que le cheval avait meilleur goût car beaucoup plus tendre que le bison ( en fait presque qu'aussi tendre qu'un homme ). Je continue donc mon chemin mais un certain malaise m'envahi et des images surgissent, des souvenirs en fait. Je revois certains beaux jours d'été alors que je vivais à la campagne et que je partais en vélo me promenant d'un village à un autre pour respirer le grand air. Sur mon chemin il y avait une ferme et derrière une clôture il y avait un beau cheval qui chaque fois que je passais par là j'allais lui donner du foin à manger tout en lui parlant et avant de repartir je lui faisais une belle caresse autour du cou. Hiiiiiiiii! Que je que je lui disais. En langage de cheval cela voulait dire: A la prochaine. Bref, vous avez compris qu'un certain attachement avait eu lieu. Donc, le malaise que j'ai si profondément ressenti le jour où pour la première fois j'ai mangé du cheval et bien c'était dû à cette affection particulière que j'avais vécu avec les chevaux. Après cela je me suis juré que jamais plus je ne remangerai de cheval.

Sans devenir végétarienne ni m'investir dans la cause de l'animalerie je pense tout de même qu' il y a des normes et celles-ci sont régies en fonctions de limiter les souffrances des animaux que nous consommons et c'est très bien ainsi et il est de bon augure de veiller à ce qu'elles soient bien respecter.

A ne pas manquer:

La troisième soirée DOCVILLE. Le film " Our Daily Bread "

le jeudi 16 août au Cinéma du Parc

Deux projections à 19 h et 21 h

Plus d'information: www.ridm.qc.ca

# 21 juil. 2007, 19:33

Johannes Porchy a dit :

appui humoristique à votre chronique

Pour appuyer le contenu de votre chronique, voici une citation fictive mais plausible, d'une déclaration qu'aurait pu émettre Brigitte Bardot, grand défendresse des oies, canards et blanchons :

"Depuis que je sors avec mon parachutiste du Front National,

je préfère les bébés phoques aux Arabes".

Meilleures salutations.

# 21 juil. 2007, 19:35

Marie-Claude Belzile a dit :

déception

De ce texte de cette semaine! Vous avez eu à l'écrire à la dernière minute ou vous étiez un peu trop frustré du sensationnalisme porté sur les canards par la majorité des médias? Mais voyez-vous, votre article est tout aussi sensationnaliste, mais de l'autre point de vue.

Non mais sincèrement, vous avez fait exprès de mettre tous les oeufs -même ceux de différentes espèces- dans le même panier?

Y'a les humains qui se battent et se font la guerre, qui meurent de faim et tout et tout. Oui, c'est triste, mais c'est ça être humain parfois: être bête, violent et chercher à répendre son territoire en tuant l'autre (cela vaut aussi pour les extrémiste végé et défndeurs des animaux, la chaîne va ainsi: on mange l'autre pour vivre, peu importe quel animal on est ou végétal ou bactérie même... sinon y'a trop de peuple à messe pis ça débalance l'écosystème!!)

Y'a aussi des cons qui se foutent de tous les droits, animaux ou humains et qui blessent et maltraitent tout ce qui vie autour d'eux.. c'est ignoble, mais ce n'est pas la majorité des producteurs.

Y'a les producteurs qui s'en foutent et qui produisent en gros et en trop et en surconso... C'est le contraire de la pensée écologique... C'est rire au nez de spauvres, faire un gaspille considérable et mettre trop de steak sur els tablettes... Donc s'être crû plus affamé qu'on l'est et avoir jouer au chasseur sans nécessité....

Y"a aussi les grands naïfs, les défendeurs de causes sans vraiment savoir dans quoi ils s'embarquent, juste pour bien paraître, pour se sentir calme avec sa conscience, pour aider tout «cutement». C'est un peu idiot, mais çca ne fait de mal à personne, vaut mieux l'argent des naïfs là...

Et y'a des gens qui réfléchissent avant de choisir leur cause, avant d'abaisser radicalement ceux qui ne s'y rattachent pas ou qui s'y opposent... qui donne temps et argent intelligemment, mais qui n'en font pas non plus une religion aveugle... Et les humains, sommes-noous si à défendre que cela?

# 21 juil. 2007, 19:37

Gilbert Hétu a dit :

Lieux communs, insensibilité, incompréhension de l'anthropomorphisme

Il ne vous est jamais arrivé d'éprouver de la sympathie pour un chien, un chat, ou autre animal "cute", lorsque vos regards se sont croisés ?

Si vous laissiez parler un peu l'humain qui est sûrement en vous, au lieu de l'hédoniste satisfait, vous devriez en arriver à la conclusion qu'une telle sympathie est toute naturelle (vous faites partie de la nature, je vous le rappelle). Elle est le signe que ces espèces nous sont tout simplement proches dans l'évolution et que nous avons des choses en commun avec elles (classification). Cela ne signifie nullement que la cruauté envers les espèces moins évoluées dans la génétique doive nous laisser indifférents (faux problème, que déconstruisent habilement et heureusement d'autres commentaires affichés ici) . Si vous lisiez les observations à ce sujet de savants comme le biologiste et historien des sciences feu Stephen Jay Gould, vous auriez de bonnes chances d'"évoluer" un peu en la matière, au lieu de répéter des lieux communs qui ne laissent que trop paraître vos fréquentations ou allégeances avec des journalistes passés du côté de l'Union des "artistes".

Êtes-vous seulement au courant à quel pays profite réellement le massacre des bébés phoques chez nous et la vente de leurs peaux, et dans quelles conditions ce même pays fait l'élevage d'autres espèces animales, à diverses fins, sans parler des conditions de travail et de traitement imposées aux humains ? (Oui, je viens de vendre la mêche pour vous.)

La notion de cruauté contre les animaux est bien dans nos lois, mais sa sanction n'est simplement pas appliquée. Comme d'autres l'ont dit ici, les animaux sont sans voix aucune contre nous. Rien ne se fait au Québec, comme vous le constatez vous-même dans votre billet, alors de quoi vous plaignez vous ? Vous avez eu un frisson !?

En passant, ce mot "animaliste" est très mal formé, ce qui est indigne de quelqu'un qui se prétend journaliste. Si vous l'avez entendu ailleurs, n'en faites pas l'écho !

# 21 juil. 2007, 19:39

Danièle Coupal a dit :

Bardot ou Barbie, blanchons ou gorilles

Certainement que je frissonne à la pensée de ce Somalien qu'une poignée de soldats de NOS Forces Armées Canadiennes a torturé à mort il y a quelques années et que ces mêmes Forces Armées n'ont condamné aucun coupable en se hâtant d'étouffer l'affaire ; je suis maintenant anxieuse de les savoir en Afghanistan !

Que les animaux soient défendus et qu'on proteste contre les tortures qui leurs sont infligés, je suis pour. Qu'on protège les espèces en voie d'extinction et les cobayes de laboratoire, dont la plupart des expériences est ignorée du grand public, bravo ! Or la nature a son cycle et ses propres lois et nous n'y avons aucun droit d'ingérence en tant qu'humain. Et certainement que je suis contre l'abandon des animaux domestiques dès que se pointe l'automne.

Toutefois, que Bardot pleure sur les beaux petits blanchons n'ayant plus l'âge d'exhiber ses nichons, ça me révolte. Que Sir Paul McCartney ait emboîté le pas pour suivre sa jeune ex-épouse, me révolte tout autant. Que Barbie perpétue le rêve « amaricain » de la belle blondinette en silicone à la Pamela Anderson, et ce, à toutes les petites filles du monde entier, ça me soulève beaucoup d'indignation.

Que des enfants de 12 à 14 ans, comme ces femmes chinoises, travaillent dans des conditions inhumaines pour que Wal-Mart puisse vendre moins cher tout en empochant des profits exorbitants, ça me dégoute encore plus. Pourtant, les causes justes et respectables ne manquent pas. Dieu merci et plusieurs vedettes californiennes en supportent sous le couvert de l'anonymat. Car si elles le font trop ouvertement, elles sont sitôt sur la liste noire. Jane Fonda a bien été sur l'écoute de la CIA lors de sa protestation contre la guerre du Vietnam ! Et j'ai été surprise, lors de la télédiffusion de la biographie de Steven Siegel, de constater qu'il soutenait depuis des années un orphelinat en Asie.

Mais les animaux doivent-ils passer avant les humains ? Et si l'humain avait besoin de l'animal pour assurer sa survie

# 22 juil. 2007, 20:23

Richard Castelo a dit :

Bêtise humaine

Que de réactions à un texte, somme toute, pas bien méchant de M. Parenteau. Si certains de mes congénères ne partageant pas mes opinions me fascinent, je dois admettre que ceux qui le font peuvent me faire entrer dans une profonde morosité car si les premiers me laissent perplexe par leur incroyable capacité d'incompréhension totale, les autres me dépriment par leur extrémisme, leur étroitesse d'esprit et leur capacité à s'aliéner tout le monde. Mais il existera toujours des gens à qui le second degré échappera toujours et d'autres à qui le doigté et la diplomatie seront toujours étrangers et je dois admettre que tout débat à une valeur quelconque, peu importe le sujet. N'allez pas penser que je me pense bien au-dessus de tous mes semblables, que nenni, je suis tout-à-fait conscient que l'on ne peut naviguer toute sa vie sur un océan de connerie sans se faire éclabousser un peu et j'aime bien me baigner.

Cela dit, je dois dire à M.Parenteau qu'il se trompe quand il affirme: "Depuis des décennies qu'on s'inquiète à gauche et à droite des effets dévastateurs qu'aurait la violence-spectacle qui s'explose sur nos écrans, petits et grands, personne ne s'est jamais questionné sur les effets potentiels d'une trop grande exposition à l'anthropomorphisme cute de tous les Mickey Mouse, les contes de la rive et autres Calinours." Je vous recommande fortement de lire le recueil "Comment voyager avec un saumon" d'Umberto Eco, un des plus grands érudits de notre époque. Dans le texte "Comment parler des animaux" (paru en 1987), il s'attaque justement à cette question. La différence est dans le ton et je crois que vous auriez tous avantage à lire cet ouvrage drôle et incisif sur un sujet qui nous concerne tous: la bêtise humaine.

# 24 juil. 2007, 20:54

Marc Audet a dit :

Des propos écolos qui ont un drôle de parfum !

Ce qui retient l'attention dans les propos de ceux qui montent aux barricades pour défendre des animaux, peu importe qu'ils soient des espèces en voie de disparition ou non, vient de leur peu de soucis pour d'autres douleurs autrement plus importantes dans une échelle de valeurs qui se veut le moindrement humaniste. Je pense en particulier à toutes les injustices faites aux humains ou aux souffrances que leurs conditions de vie leur imposent. Il est assez significatif de voir que pour ces personnes, il n'est jamais question de mettre dans la balance de leurs jugements le poids considérable que représente une mort injuste d'humain ou une souffrance humaine.

Cette attitude schizophrène chez ceux qui se bornent à la simple défense des animaux se retrouve en fait chez des idéologues fortement marqués politiquement à droite. Il n'est qu'à considérer les accointances politiques d'une certaine défenderesse des blanchons pour s'en convaincre. Les appuis que cette personne à déjà reçue de Marguerite Yourcenar dans sa croisade soi disant écologique ne la dédouane pas pour autant mais constitue plutôt un fardeau dans le cas de l'auteur des Mémoires d'Hadrien.  

Dans cet amalgame de valeurs à la dérive qui se coagulent à droite, tout se passe comme si les valeurs périmées des aristocraties trouvaient dans un écologisme primaire un substitut facile pour la nostalgie des antiques valeurs terriennes qui faisaient autrefois leur gloire et leur puissance. La Nature hypostasiée par leur prisme de perception devient un remplaçant pour les vastes espaces domaniaux dont ils gardent la nostalgie. Tel est ce paradis perdu, celui d'un Adam mythique que Jean-Chistophe Ruffin a bien décrit dans l'un de ses romans, qui pave la voie à de bien sinistres perspectives politiques...

# 25 juil. 2007, 12:24

Denis Giguère a dit :

T'es jaloux, mon beau François

C'est facile d'être contre les Georges Bush de la terre, d'être contre la guerre d'Afghanistan et d'Irak, parce qu'on sait pertinemment que jamais personne ne nous demandera de poser des gestes concrets pour empêcher les massacres, (à part participer à une manifestation ou à une discussion courageuse dans une taverne). La réponse est toute faite. "Heille, quessé que tu veux fére contre l'armée américaine pis la C.I.A.?" Dit-il, vaillamment.

Cependant, un activiste qui défend les animaux pose quotidiennement des gestes concrets et déterminants. Des gestes qui demandent de l'abnégation, de la solidarité, et du renoncement. Il achète, il vote. Devenir végétarien est drôlement plus impliquant que d'écrire un article contestataire. C'est une action directe, et l'effet est immédiat et total.

Faut faire le raisonnement suivant: La personne qui est suffisament sensible pour comprendre la souffrance des animaux, ne l'est-elle pas autant pour comprendre celle des humains? Réponse: Réveille sacrament! C'est évident, me semble!

On n'a pas le droit de massacrer les animaux simplement parce qu'ils ne peuvent pas se défendre eux-mêmes.

Mon beau François, t'as choisi d'être dans le camp de ceux qui véritablement n'en ont rien à foutre, il faut que t'assumes. Mange ton gros steak, ça va sûrement beaucoup aider les palestiniens.

# 27 juil. 2007, 13:03

Ginette Clairoux a dit :

Action - Réaction

L'agenda caché d'un blogue est de susciter des réactions chez les lecteurs. Bravo, Monsieur Parenteau, vous avez bien réussi ici !

Je ne crois pas qu'il faille prendre les propos de Parenteau au premier degré. Élevons notre intelligence et notre conscience d'une couple de crans.

L'Être humain laisse, pour ne pas dire pousse, l'Être humain à subir des tortures qu'il ne laisserait jamais subir aux animaux. Voilà le drame que raconte Parenteau.

L'Être humain laisse l'Être humain se faire tuer dans une guerre de pouvoir, d'argent.

L'Être humain laisse l'Être humain souffrir dans la maladie...

- Faut qu'elle s'étouffe trois fois avant qu'on lui donne une dose plus forte de morphine.

- Ça peux prendre deux semaines pour qu'il meure... faut attendre... on va lui donner de la morphine pour qu'il ne s'en rende pas trop compte qu'il souffre le martyr...

- On a sauvé le bébé. Yé ! Vrai qu'il sera un légume toute sa vie, mais il vit...

Mais l'Être humain coure chez le vétérinaire faire euthanasier son chien pour qu'il ne souffre pas.

- C'est pas humain de faire souffrir un animal !

« L'Être humain se préoccupe beaucoup trop des animaux au détriment de l'Être humain », voilà ce que je crois que Parenteau cherchait à dire dans sa note.

Si je me trompe, tant pis. C'est moi qui le dirai.

- L'Être humain est « fucké », pis pas à peu près !

# 27 juil. 2007, 20:15

Josianne Millette a dit :

Brigitte Bardot est folle

Comprenez-moi bien : je respecte les animaux pour ce qu'ils sont, une forme de vie, admirable à bien des égards. Je crois cependant que la façon dont plusieurs disent "aimer" les animaux est en fait irrespectueuse de ce qu'ils sont. Désolée, mais faire masser son chihuahua et le trimballer dans son sac à main, c'est le respecter, comme chien? Vous voulez me faire avaler que d'enfermer son immense danois dans un 4 1/2 à Montréal, que de nourrir (gaver!) tous les pigeons du Parc Lafontaine, c'est être un "ami des animaux"?

Pour revenir aux groupes à la PETA et autres Humane Society; ces groupes me dégoutent, principalement parce qu'ils donnent allègrement dans la désinformation et utilisent de basses méthodes de manipulation émotive. Qui peut résister au doux regard du blanchon sur la banquise? MAIS on ne chasse plus le blanchon depuis longtemps! Qui reste de marbre devant le coup de massue assené? Mais c'est LA façon la moins douloureuse de le tuer! (je vous mets au défi d'interroger n'importe quel biologiste à ce sujet). J'en passe, et seulement parce que l'espace manque.

Bien sûr, il faut se questionner sur ses choix de consommation, une fois informés. Mais c'est justement ce que ces groupes ne font pas. À mon avis, ils sont le "journal de Montréal" de l'éducation populaire : des grosses photos, du sang, des raccourcis honteux. Je vais vous en rappeler une bonne : nous sommes des animaux. Et, comme tous les animaux, notre principe fondamental est celui de la survie : tuer ou être tué (une alimentation strictement végétarienne n'est PAS à a la portée de tous. Ils faut être TRÈS informé sur la nutrition et, là encore, les carences sont fréquentes). Ces groupes, lobbys millionnaires, ne nous aident pas à nous poser les bonnes questions, ni à avoir une réflexion saine sur nos pratiques alimentaires. Traitez-moi de tous les noms, je préfère un chasseur consciencieux à une tarte qui se roule dans la peinture rouge sans savoir de quoi elle parle.

# 29 juil. 2007, 16:02

Christian Boisvert a dit :

Voir la paille dans l'oeil du hamster du voisin...

Nous sommes tellement aseptisés à tout aujourd'hui que nous n'acceptons plus la violence faite aux animaux. Et pourtant, la nature est ainsi faite qu'il faut que les animaux meurent et, souvent, ils le font pour nourrir un autre maillon de la chaîne alimentaire. Comment pensez-vous que le jambon que vous mangez est arrivé dans votre assiette? Et vous pensez que le lion qui dévore la gazelle fait du chichi avant de la massacrer???

Ça me rappelle l'ère "Peace and love" des années 70 alors que les gens pensaient retourner à la terre, élever des poules pour leurs oeufs et vivre de légumes et de fruits. cette époque n'a pas duré longtemps, on s'en souviendra, les gens revenant très vite à leurs habitudes gastronomiques impliquant le massacre en série d'animaux d'élevage! Il ne faut pas exagérer, quand même! La nature fait en sorte qu'à peu près tout ce qu'elle produit peut être mangé ou autrement utilisé par d'autres. C'est le grand cycle de la vie et les animaux n'y échappent pas. L'important, c'est que la mort des bêtes se fasse avec un minimum d'efficacité pour éviter les souffrances inutiles. Pour le reste, il faut bien vivre!

Le danger, avec ce raisonnement, c'est que poussé à l'extrême, il devient vite absurde! Et pourquoi les plantes ne ressentiraient-elles pas quelque chose? Ce qui amène bientôt leur protection et l'interdiction de les manger. Et les cellules qui nous composent? N'ont-elles pas une vie propre que nous devons protéger et dont il faut empêcher la souffrance? Et puis quoi, encore!!!

Cessons de dépenser nos énergies sur des velléités! Pendant ce temps, il y a des être humains qui meurent en Afghanistan et en Afrique. c'est "vachement" plus important!

# 30 juil. 2007, 13:00

Joseph Latrémouille a dit :

z'apartheidiste

J'ai bien lu le texte de notre génial zapartiste et je suis triste de constater qu'il y a dans sa pensée quelque chose de z'apartheidiste. Ici ce sont les animaux qui sont réputés inférieurs. Les arguments fournis par les défenseurs de la dignité des animaux et ce faisant de celle des humains sont assez probants pour que je ne me sente pas obligé d'en ajouter. Je vais seulement vous laisser un mot de Georges Bernard Shaw:"Si quelqu'un vous dit, - ne soyez pas si sensible, soyez certain qu'il s'apprête à faire quelque chose de cruel, et s'il ajoute, - il faut être réaliste, soyez sûr qu'il s'attend à en retirer de l'intérêt."