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Impertinences
21 juin 2007, 12:00

;-)

La semaine dernière, plusieurs lecteurs se sont offusqués de mon ton arrogant et m'ont fait la morale quand, alors que je prédisais que les pieuvres allaient prendre le contrôle des océans et réduire l'espèce humaine en esclavage, je proclamais: "Je suis sûr que c'est exactement comme ça que ça va se passer. Et quiconque n'est pas d'accord avec moi est un imbécile aveuglé par une idéologie fausse qui ne fait que servir ses intérêts."

Bien sûr, je faisais de l'ironie. Ce ton péremptoire se voulait une parodie du ton emprunté par tous ceux qui savent exactement ce qui va se passer et qui profitent de la moindre occasion pour vilipender quiconque n'est pas totalement d'accord avec eux. Je ne crois quand même pas sérieusement que les pieuvres vont devenir les maîtres du monde. Et pour répondre à certaines insinuations à l'interne, oui, il peut m'arriver d'en fumer du bon, mais jamais quand j'écris. C'était un exercice de paranoïa appliquée. Une métaphore catastrophiste.

La vraie catastrophe, c'est l'érosion graduelle du sens de l'humour ambiant. Pas celui qui donne envie à 50 % de la population de devenir humoriste; de ce côté-là, ça va plutôt bien. Quand les gens vont voir un spectacle d'humoriste, ils ont vu d'avance ses annonces avec plein de rires, le gars a été découvert au Festival Juste pour rire, les critiques (dans une rubrique "Humour") leur ont dit qu'ils ont ri, il y a une grosse face hilare sur l'affiche, ils sont dans le mood, ça va, ils vont rire. Pour faire bonne mesure, même si ce n'est pas drôle, ils vont rire quand même.

Mais en dehors de ces occasions bien encadrées, particulièrement à l'écrit, là, ils ne savent plus trop. Et si, en plus, une partie du texte est sérieuse, pour une proportion de lecteurs, qui m'apparaît grandissante, les changements de ton semblent plus difficiles à suivre que l'épingle du circuit Gilles-Villeneuve. Alors, ça dérape. Et l'ironie est la première victime.

Il faut avouer que c'est un art particulièrement délicat. Je me souviens d'avoir entendu Yvon Deschamps expliquer son désarroi quand, à ses débuts, alors qu'il interprétait son célèbre Les Unions, quossa donne?, un homme l'avait interpellé pour lui dire à quel point il avait aimé ce personnage d'employé naïf et soumis à son boss. Seulement voilà, le monsieur avait ajouté ensuite qu'il se désolait qu'on ne puisse plus trouver d'employés comme celui-là... Et de toute évidence, il ne faisait pas d'ironie...

Le problème, c'est que tout le monde semble se braquer dès qu'un texte ne va pas d'emblée dans le sens qu'on voudrait. Un dessin aussi, d'ailleurs. La réaction du B'nai Brith à la caricature de Chapleau montrant Mario Dumont en Juif hassidique l'a démontré encore une fois. Une réaction hallucinée, démesurée, caricaturale, en fait, qui voyait dans la tronche du Dumont enjuivé une caricature haineuse du "Juif diabolique" s'apparentant aux pires divagations antisémites. Rien de moins! Une chance, André Pratte a très bien défendu le caricaturiste de La Presse. Pour une fois que j'ai envie d'applaudir un de ses textes, je ne vais pas me gêner. C'est de son édito du 18 juin dernier dont il est question:

"En réagissant avec une telle virulence, B'nai Brith nuit à la cause qu'il défend."

Et, plus loin:

"Il n'est pas question de nous excuser pour une offense que nous n'avons pas commise. C'est au contraire B'nai Brith qui devrait s'excuser pour avoir porté contre La Presse et Serge Chapleau des accusations aussi graves que sans fondement."

Mais attention, si certaines communautés semblent plus pointilleuses, la tendance se répand. Je ne sais pas si c'est à cause d'un souci pour la santé, mais on dirait que plus rien ne se prend avec un grain de sel. Ou alors, ça vient de l'habitude du chat. Au début, la pratique d'ajouter des petits bonhommes dans un texte, les genres de faces expressives qu'on symbolise à l'aide de quelques touches, m'énervait au plus haut point (:-( ). C'est comme si on ne pouvait plus faire confiance à l'intelligence du lecteur. Mais j'ai fini par comprendre que c'était obligé pour éviter les malentendus en cette ère où tout le monde prend tout personnel un peu rapidement. Je me permets donc d'en mettre quand il le faut. En fait, je trouve ça tellement utile que je ne trouve même plus ça téteux... ;-) ;-) ;-)

LE FRANÇAIS DANS L'AIR

Alors que le Cégep Édouard-Montpetit s'apprête à offrir des cours d'aéronautique en anglais et que ça ne scandalise personne, alors que le français est toujours aussi méprisé à notre aéroport de PET, alors que tout le dossier de la défense de la langue semble prendre le bord chez nous, on apprend que la ville de Plattsburgh vient de se doter d'un aéroport qui donnera une large place au français, question d'attirer la clientèle québécoise et qu'elle s'y sente à l'aise. Et sur le site des Dodgers de Los Angeles, pour appuyer la candidature du receveur québécois, Russel Martin, au match des étoiles, on a ajouté un fort sympathique "votez pour Russel" sans que personne ne leur demande. Se pourrait-il que le marché américain fasse mieux que la politique canadienne pour la cause du français en Amérique du Nord? En tous cas, let's go Plattsburgh!

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Myriam Sainson a dit :

Quand votre incompréhension du lecteur devient du délire inconscient...

Vous n'avez pas encore compris la réaction sensée de vos lecteurs, sur votre article de la semaine dernière et, vous en remettez, cette semaine, pour alourdir votre cas. Il n'y avait pas de question de morale ou de susceptibilité mal placées, de la part de vos lecteurs, mais plutôt une tendance générale à vous démontrer votre non-respect du droit de liberté d'opinion de tous et chacun, surtout celui de n'être pas d'accord avec votre propre opinion. Ce n'était pas non plus une affirmation humoristique de votre part, comme vous le prétendez encore aujourd'hui, c'était vraiment une attaque personnelle aux droits des lecteurs de ne pas penser comme vous. Votre incompréhension du lecteur devient du délire inconscient. C'est une attaque en règle contre l'intelligence de vos lecteurs. Vous l'avouez, vous-même, dans votre article de cette semaine, en déclarant que vous ne pouvez plus faire confiance à l'intelligence du lecteur. L'insulte aux lecteurs est à son paroxysme....Vous n'êtes pas dans la même situation que Chapleau et sa caricature de Mario Dumont, en juif hassidique. Chapleau ne condamne pas l'intelligence de ses lecteurs et ne les oblige pas à penser comme lui. Il s'attend naturellement à leurs réactions comme celles de B'nai Brit . En vous exposant publiquement aux lecteurs, vous deviez vous attendre à leurs réactions comme un excercice de liberté d'opinion...Si nous ne l'acceptez pas, c'est que vous avez là un problème d'éthique professionnelle.

# 21 juin 2007, 15:14

Sylvain Pichette a dit :

Et pourtant...

Il me semble que c'était pourtant évident que vous exagériez. Il me semble que si on vous lit depuis déjà quelques mois, on devrait savoir que vous savez faire preuve d'ironie. Peut-être que ceux qui vous prennent au pied de la lettre n'ont jamais pris la peine de vous écouter lors de vos chroniques à la Première Chaîne de la radio de Radio-Canada.

Il est vrai aussi que je vous ai vu régulièrement au défunt café l'Apartés avec les Zapartistes de l'époque. Je me souviens qu'à l'époque, Denis Trudel, Geneviève Rochette et Frédéric Savard faisaient partie de ce groupe. Malheureusement, ma situation économique m'a empêché de continuer à vous suivre et de vous entendre dénoncer les abus et maladresses de nos dirigeants, économiques et politiques.

Peut-être que l'ironie est une espèce en voie de disparition. Sûrement à cause des changements climatiques. Pas ceux affectant la calotte polaire, mais le climat social, politique et économique.

Vous êtes certain certains que ce ne sont pas les pieuvres qui contrôleront la planète? Je crois que vous avez tort. Elles le font déjà. Avec leurs tentacules, elles imposent leurs idées aux politiciens élus par le peuple. Me fiant à votre intelligence, je suis sûr que vous avez compris qui sont ces méga-pieuvres.

# 21 juin 2007, 15:28

Christophe Maire a dit :

L'humour par courriel

Le problème du courriel c'est qu'en fait beaucoup de gens vous en envoie sans que vous les connaissiez vraiment. Il est donc ainsi difficile lorsqu'une personne fait de l'ironie de savoir si c'est vrai ou pas. Quand tonton Raymond fait des jokes sur les fofolles du Village à chaque repas familiale, pour lui y'a pas de problème ça fait 40 ans qu'il est ouvertement homophobe par contre quand c'est Robert, votre collegue à 20 cubicules de vous, à qui vous avez parlé trois fois en 8 mois qui ne fait que transmettre un courriel où le 2nd degré est possible (voire nécessaire ) à tous les gens du bureau, un doute profond peu subsister. C'est là qu'intervient le non verbal, le petit sourire en coin ou le clin d'oeil rapide qu'on ajoute à la plus ou moins subtile contrepétrie lâchée entre amis. Comment exprimer ce non verbal dans un courriel si ce n'est en utilisant les fameux "bonhommes sourires". Alors évidemment parfois, comme un rire en boite dans Km/h qui souligne une blague aussi légere que la charge d'un troupeau de 10 éléphants obèses, c'est superflu; mais la majorité du temps c'est un bon moyen de désamorcer une phrase qui pourrait être prise au premier degré par quelqu'un qui ne vous connait pas assez pour savoir que vous êtes adepte de l'humour "décalé"...

# 21 juin 2007, 15:35

Marc Audet a dit :

L'humour est une arme redoutable

L'humour est la pointe la plus acérée de l'intelligence, celle qui pénètre dans la peau des adversaires sans même qu'ils en ressentent d'abord le mal qui viendra ensuite parce qu'un organe vital a été atteint ou que la blessure laissera des séquelles permanentes. Ce sens belliqueux de l'humour, il faut savoir le reconnaître surtout si l'on est soi-même humoriste. Il ne peut être question de dire, si on est humoriste qui se respecte, comme ces mufles qui sont légions chez les faibles et qui pensent pouvoir dire n'importe quoi pour blesser en se cachant sous le couvert de l'humour, d'un humour souvent minable par ailleurs.

Chez les grands humoristes et je crois que Voltaire est de ceux-là, l'humour ne les a jamais empêchés d'être pris à partis, d'avoir à subir les foudres des adversaires, de connaître même la privation de la liberté dans les geôles des bien-pensants percés de leurs dards comme des baudruches dégonflées.

Heureusement, les choses ont évolué et personne ne songe plus, du moins là où la raison a triomphé des noirceurs, à emprisonner ou même à réduire au silence ceux pour qui l'humour est un moyen de faire triompher des vérités, surtout celles qui, comme on dit, ne sont pas bonnes à dire (pour ceux qui les disent).

Alors, faut-il se scandaliser quand des pointes assassines parviennent à faire mouche au point où des victimes viennent confesser par leur hostilité qu'elles ont été solidement atteintes ou bien faut-il en rire? Pour ma part, je crois qu'il faut en rire, car c'est la façon de prouver que le ridicule tue proprement, les victimes s'efforçant de nous monter qu'elles sont toujours bien vivantes avec leur hargne alors que nous savons du même coup qu'elles sont bel et bien mortes.  

# 21 juin 2007, 15:40

Danielle Turcotte a dit :

Sensible ou susceptible ?

Le Québécois est sensible pour ne pas dire susceptible. On dit aussi qu'il supporte difficilement les divergences d'opinions. On ferait semblant d'être d'accord pour avoir la paix. Et si on avait changé....et si on le disait franchement quand ça ne va pas. Ce serait difficile pour une certaine classe qui profitait de notre silence.... On nous accuserait alors de "chialeux" !

Quand je dis que je n'apprécie pas le gouvernement actuel, je donne la permission à quiconque le désire d'affirmer le contraire. Je ne possède pas la vérité mais je pense que c'est en exprimant mes idées et en recevant celles des autres que je pourrai conserver mon opinion ou la modifier. Certains avancent leurs positions avec plus de fermeté. Ça ne me dérange pas. Mais soyons polis ! Surtout , ne tombons pas dans le piège de se prendre trop au sérieux. Et quand l'ironie se présente , sachons la reconnaître pour ce qu'elle est.

# 22 juin 2007, 12:44

Marie-Claude Belzile a dit :

C'est étonnant...

de voir que certains s'acharnent encore à riposter contre votre article de la semaine passée... C'est dommage, aussi.

Lorsqu'un journaliste déplaît à un lecteur... que le elcteur cesse de le lire ou qu'il s'avoue qu'il s'amuse à détester cet auteur. L'égoisme et l'égocentrisme est-il si profondément ancré en certain qu'ils doivent prendre personnellement, et sans recul ni jugement posé, tout ce qu'un journlaiste écrit? Ne pourrait-il pas apprendre à lire entre les lignes... et même simplement les lignes et voir où se placent l'ironie, le sarcasme et le ton normal dans un texte?

J'espère que vous ne changerez (je n'en doute pas) votre façon d'écrire. Certes, les petits bonhommes sont bien utiles ;P, heureux constat!

...

Pour ce qui est de la langue française, même si je n'ai jamais été très partisane du «Tout pour sauver notre langue, tout en français!», je dois avouer qu'il est assez déplorable de voir le peu d'effort investi dans la conservation (ou du moins dans la préservation) de notre langue dans nos propres province et pays et que l'on remarque que nos voisins, très peu familiarisés avec cette langue, sachent en tirer profit en la favorisant dans les lieux où nous, québécois francophones, la parlons.

On n'a jamais fini d'être étonnés...

# 22 juin 2007, 12:46

Serge Gingras a dit :

Humour et intelligence

L'humour est une forme d'intelligence. L'intelligence d'une situation, d'une question de société, d'un fait, d'un évènement, etc. La très grande majorité des gens a un sens de l'humour. Même M. Stéphane Dion a le sens de l'humour, aussi difficile que cela est à concevoir. Son humour, c'est Monty Python. Son film favori, The Life of Brian. Çà n'est pas le mien, mais j'aime bien ce film, comme tous les Monthy Python. Mon favori, the Meaning of Life. A chacun son goût.

Cela dit, pratiquer l'humour, par écrit, est un exercice périlleux, comme vous avez pu le constater. En personne, le language du corps, la minique, un froncement de sourcils, un sourire contribuent à faire passer le message humoristique. Par écrit, c'est plus difficile. Il faut bien admettre que certains individus sont imperméable à une ou des formes d'humour. On y peut rien.

Un des peuples le plus drôle de la terre est le peuple juif. Son humour, dérisoire, est inégalé. Pourtant, chez Bnai Brit, l'humour brille par son absence. C'est ainsi. A moins que leur sens de l'humour soit de nous faire croire qu'il n'ont pas de sens de l'humour et qu'ils se tordent de rire en constatant notre réaction. Allez savoir.

Les rigolos ne peuvent gagner la bataille contre les lèvres gercées qu'un moindre sourire craquellent. Continuez à vous amuser et à nous dérider, et que le diable emporte les pètent-sec et autres pissent-vinaigre de cette planète.

A la prochaine!

# 22 juin 2007, 12:47

Jean Archambault a dit :

Rire pour rire

L'écriture humoristique, surtout dans un blogue à saveur politique, est un exercice plutôt périlleux. Monsieur Parenteau l'a vécu de façon extrême la semaine passée. J'ai lu les messages outrés qui demandaient pas moins sa tête ou du moins ses doigts. Ces réactions virulentes de certains lecteurs me laissaient pantois; elles démontraient la difficulté de faire de l'ironie écrite. D'une part, le récepteur n'a pas la voix, ni le ton de l'émetteur. S'il ne le connaît pas, la difficulté de comprendre son message augmente d'autant plus. D'autre part, force est de remarquer que dans notre société, le ton outrageux est à fleur de peau. Cela en dit long sur la sensibilité de certains face à une certaine forme d'ironie. Un moi hypertrophié, voilà le résultat de notre incapacité à rire de soi. Pourtant, ne pas se prendre au sérieux reste encore le meilleur remède contre l'égotisme.

Comment des gens pouvaient lire cette chronique au premier degré? L'auteur est connu comme humoriste, parfois noir. L'écriture était acérée et la dernière phrase tout-à-fait délirante. Ces réactions négatives ne peuvent s'expliquer quant à moi, que par la difficulté de faire confiance à l'intelligence des autres. Monsieur Parenteau n'est pas Jeff Filion. Comme membres de la société, nous sommes devenus suspicieux et méfiants. L'autre serait notre enfer. La peur de se faire avoir et la peur de se faire ridiculiser nous amènent à devenir des passifs agressifs. On attaque avant d'être attaqué. Par exemple, les milieux de travail sont devenus des champs de bataille; le climat est souvent hostile et peu tolérant.

L'humour léger, un peu taquin permet d'alléger l'atmosphère. Nous nous prenons trop au sérieux. La société de performance n'a jamais charrié beaucoup de sourires.

Monsieur Parenteau, il faudra donc doser votre humeur, éviter les ironies trop percutantes. Je veux encore vous lire pendant plusieurs années et aller voir vos spectacles. Le ton et la voix ne peuvent pas alors nous tromp

# 22 juin 2007, 13:05

Damien Guay a dit :

La fin de l'humour de second degré

Dans une société obèse ou les parents végètent devant une télé insignifiante et prédigérée et leurs enfants qui sont élévés selon des réformes qui interdisent tout effort mental, il est normal de constater la disparition de la capacité de saisir l'humour de second degré.

Prépare toi. Bientôt tu devras ajouter des petits dessins de maternelle afin d'alléger ton texte, parce que " y a ben que trop de mots qu'on comprend rien".

# 23 juin 2007, 11:10

Johanne Brodeur a dit :

L'ironie du tort

Eh ben! Je viens de prendre connaissance des commentaires sur votre article de la semaine dernière et ce tout juste après vous avoir envoyer le mien, car voyez-vous je suis quelque peu en retard. Mon ex me disait toujours que j'avais deux vitesses soit lent et arrêté et moi je lui disais que lui aussi il en avait deux soit trop vite et dangereux. Le plus drôle c'est que s'il me voyait aujourd'hui il me dirait sûrement que je suis à reculons. Ha! Ha! Enfin peu importe car je sais où je vais même si j'avance de reculons. Pour en revenir à nos moutons pour ne pas dire à nos pieuvres j'ai été quelque peu surprise de constater que vos propos ont été pris au premier degré. Ce ne fut pas mon cas, je crois que je n'y ai pas porter attention outre mesure car depuis longtemps j'attends que quelqu'un parle enfin d' OGM. Non en fait, j'avais bien perçu votre ironie, celle-ci m'apparaissait même grosse comme une montagne et ceci est bien votre genre ce qui n'est pas sans me plaire. Je ne pense pas que vous ayez quelconque problème au niveau de votre écriture pour faire passer votre humour.

Ceci étant dit permettez-moi tout de même de vous dire que vous avez tort concernant la domination du monde par les pieuvres car j'ai eu vent d'une autre version. On m'a dit que la médecine avait réussi à cloner " Gargamel " et que ce serait lui le futur maître du monde. Schtroumpfement pas très rassurant, non ? Hum! Peut-être que je devrais mieux vérifier mes sources.

# 23 juin 2007, 11:39

Louis Gagnon a dit :

Soyons drôles et pathétiques!!!

Une mystérieuse aura de je m'en foutisme enrobe présentement la province éternelle, nous avons voté Mario presque partout en région, sauf à Montréal, et harper fait de fabuleux exercices de propagande pour vendre sa guerre a l'opinion publique du Québec, voyez-vous? il est là le paradoxe, la droite pacifiste, ça n'existe nulle part ailleurs dans le monde qu'au Québec.

La fabulation de la semaine dernière était excellente, si certains de tes lecteurs cherchaient une quelconque analogie aux faits d'actualités, ils se sont confondus. dus dus, comme le disait si bien le capitaine bonhomme, rien n'est sérieux, nous vivons dans un monde de fous, alors même si tu en fumes du bon, ça te regardes. Les pieuvres génétiquement modifiées valent bien les fraises Californiennes qui elles aussi sont génétiquement modifié avec un certain gène de scorpion qui les empêchent de geler ou pourrir prématurément, posez-vous la question pourquoi y a t il tant de cancer de nos jours??? regardez ce que vous mangez et vous comprendrez!!! comme un certain article dans le VOIR, il y a quelque temps sur les gélatines, les jujubes et les JELLO fait a base de carcasses animales bouillies, peut-être même un vecteur de vache folle!!!

Les pâtes à dent chinoises a base d'antigel chez Dollarama, nous vivons dans un monde de fous furieux qui ne comprennent que le langage de l'argent et c'est ce qui va causer notre perte, nous naviguons avec des accomodements raisonnables sans se soucier des répercussions que de ne pas avoir de solides assises pour protéger notre culture.

Il y a une dichotomie dans votre lexicologie stylistique monsieur, c'est ce qui fait que tout le monde n'est pas humoriste au Québec et c'est tant mieux car il y a belle lurette que le marché des humoristes fast food est sursaturé, les Zapartistes ont fait figure d'exception et continue toujours dans ce sens!!!

L'ironie et le rêve ne sont pas si loin l'un de l'autre...

# 23 juin 2007, 11:48

Andrée Proulx a dit :

La phrase qui sépare le bon grain de l'ivraie

Monsieur Parenteau

Depuis le temps où vous pratiquez votre métier sur scène avec talent et aplomb, le public devrait connaître la dimension absurde et subversive qui teinte votre humour. Sa charge sociale et politique également. Mais ce ne serait pas le cas dans vos textes écrits, semble-t-il. Et cela vous blesse. Avec raison.

Auriez-vous pris la peine d'écrire «humour» au trait gras que moi-même je ne vous aurais pas cru. Vouloir ridiculiser ceux qui croient posséder la vérité, c'est une chose qui se fait à visage découvert parce qu'ils ne se reconnaissent jamais. La subtilité c'est pas leur affaire. Je dis que vous avez raison parce que la «métaphore catastrophiste», comme vous dites, ça fonctionne pour les pieuvres mais pas pour les individus.  Ceux qui dénoncent la bêtise et la cupidité humaines qui mènent la planète à une catastrophe écologique, eux, ne méritent pas de flèches parce que les grandes corporations leur mettent plein de bâtons dans les roues en les actionnant pour libelle dès qu'ils dénoncent leurs malversations.  

Le ton péremptoire que vous avez utilisé est alarmant seulement pour ceux qui n'ont pas apprécié votre second degré. Moi, je vous ai pris au premier degré et ça m'a fait rire. N'allez surtout pas me décevoir en vous justifiant encore une fois.

# 24 juin 2007, 16:20

Sylvie Langlois a dit :

En réponse à ;_)

'' La vraie catastrophe, c'est l'érosion graduelle du sens de l'humour.'' oui mais, le vrai désastre, c'est la persistante fertilité du Québec qui ne cesse d'engendrer ces humoristes à

5 cents qui remplissent nos salles, offrant un humour débilisé!! Des grosses farces plates, grasses, cochonnes et surtout sans subtilité. Bien sûr, quelques uns font exception, Deschamps, Mario Jean et d'autres...Mais pour le reste, une bonne sécheresse rétablirait l'équilibre naturel!!!!

On dit que l'être humain est un animal social, mais être un animal social signifie-t-il qu'il faut rire aux mêmes jokes et en même temps, s'offusquer pour les mêmes mots ou gestes, acheter les mêmes objets, porter les mêmes vêtements et surtout penser de la même façon? Je ne crois pas. Je crois qu'il faut tenir à nos idées et les défendre même si le courant est contraire, et dire non à tout ce qu'on essaie ne nous faire avaler, publicité, média,....DISONS NON À TOUT CE QUI EST TENDANCE HA!HA!

Où sont passés nos Gueulards nationales? Nos Chartrand, Falardeau, P.Latraverse?........

Sommes-nous engourdi par notre confort? Avons-nous oublié que des acquis ça se gagne et ça se perd aussi? Étant entouré de 300 millions d'anglophones, on pourrait peut-être

garder l'oeil ouvert, n'est-ce pas? Si on s'endort sur la job, le big boss pourrait ben nous en passer une p'tite vite!!Ha!Ha!

# 25 juin 2007, 14:31

Serge Lefrançois a dit :

Tolérance zéro

Il est surprenant de voir comment les communautés ethniques réagissent exagérément à tout qualificatif s'ajoutant à leur identification. Même les humoristes doivent surveiller leurs arrières et éviter d'aborder toute différence ethnique. Il n'y a vraiment plus rien de drôle dans cet univers pourtant coloré, devenu d'une pénible lourdeur et d'un goût très fade.

Personne n'a le droit de toucher à quiconque ou de rire d'autrui encore moins. Même ¨Les têtes à claques¨ se sont vues rabrouées, pour un clip très drôle où l'absurde régnait dans toute sa splendeur. Et pourtant un mouvement de contestation s'était levé pour appuyer CHOI et Jeff Fillion, alors que la violence et la bassesse des propos dépassaient les bornes.

On coupe ainsi tous les ponts, on stoppe les tentatives de rapprochement entre les communautés, qui deviennent perçues comme des agressions. La tolérance est mise aux rancarts et l'arme se pointe à tout mouvement anormal, où la norme prend force de loi et s'annonce contre toute dérogation. À force d'éviter nos différences et de ne plus les accepter, on évite finalement de régler les problèmes véritablement et de trouver des terrains d'ententes. On prône la guerre à la première action jugée inacceptable. Et la paix bordel!

# 27 juin 2007, 13:02


François Parenteau
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