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Impertinences
23 novembre 2006, 12:00

Charlebois retrouvé

Robert Charlebois est sans doute l'artiste le plus symbolique de l'évolution du Québec des dernières décennies. (En passant, je n'ai pas du tout envie de parler de cette controverse sur ce que Charlebois aurait dit au sujet de la relève musicale au Québec. J'ai l'impression, comme Monique Giroux l'a dit en recevant le chanteur cette semaine, que c'est une balloune prise hors contexte et j'en ai un peu assez de cette mode du déchirage de chemise par médias interposés.)

Charlebois a été le premier chez nous à ploguer sa guitare sur l'Amérique, réveillant chez le public québécois une âme rock'n'roll qui ne s'est jamais démentie par la suite. Il a ensuite été l'un des plus brillants surfers de la vague nationaliste. Puis, il s'est perdu dans la mièvrerie pop des années 80, s'est laissé tenter par la franchouillardise du gros marché de nos cousins, est devenu complètement cynique sur la question nationale, s'est lancé en affaires en faisant mousser les ventes de bières à forte teneur en images patrimoniales pour ensuite vendre la business à un Ontarien et revenir à ses premières amours.

En chemin, le Garou original aura donc déçu beaucoup de monde politiquement, musicalement et même... industriellement! Mais le pire, c'est qu'on ne pouvait même pas lui en vouloir parce qu'il nous avait prévenus. Il nous l'avait dit qu'il n'était rien qu'un gars ben ordinaire, et de si belle façon...

Mais le revoilà, reconnecté sur sa bonne vieille drive avec en plus le sain recul face à tous ces détours. Ce qui me réjouit le plus, c'est d'entendre avec quelle candeur il avoue qu'il a dérapé pendant plusieurs années, qu'il a fait du mauvais stock, et de voir qu'il en rit aujourd'hui. Et avec quelle ouverture d'esprit il a travaillé avec la gang de La Tribu, en toute franchise, pour se remettre sur la mappe. On dirait que Charlebois ayant épuisé d'avance toutes les déceptions qu'il pouvait nous faire ressentir, il ne lui reste plus qu'à nous surprendre agréablement. Cette réconciliation est plus que bienvenue.

C'est bizarre mais ça m'a fait penser à Dédé Fortin. Dédé le perfectionniste torturé, qui prenait toutes les causes à coeur sans jamais lâcher. Admirable, certes, mais lourd à porter, on dirait. Et je me demande: si Dédé avait eu le courage de nous décevoir, de traverser un passage à vide, de faire, avec ou sans son groupe, du mauvais stock, d'aller faire minette aux Français, de ne plus être le symbole qu'il a été d'un bout à l'autre, peut-être serait-il encore ici aujourd'hui.

On devrait se dire ça chaque fois qu'un artiste qui nous a déjà fait triper nous déçoit. Attention, ne pas le "flusher" tout de suite, c'est peut-être juste une mauvaise passe...

SALUT, MARTINEAU

Ah, Richard Martineau. Celui que l'on aime détester. Dans mon entourage, peu de personnages médiatiques déclenchent autant les passions. Depuis mon arrivée au Voir, certains lecteurs m'ont même encouragé à jouer des coudes pour prendre sa place. Quelle n'était pas leur surprise quand je leur apprenais que c'était justement lui qui m'avait suggéré comme collaborateur au Voir...

Cela dit, j'avoue que, moi aussi, il m'a souvent fait bondir. Je trouve qu'il simplifie, qu'il caricature, qu'il joue à faire pomper le monde, et que, pour ce faire, il a souvent fait preuve de mauvaise foi. Mais je trouve surtout qu'il a du guts et que c'est rare. Je trouve aussi que c'est un homme curieux de tout, très ludique, et qu'il est un des rares à cultiver le sens du débat quasi sportif qui manque si cruellement ici, y compris dans les émissions de télé censées s'en faire une spécialité. Martineau s'est souvent décrit comme un esprit indépendant, en voulant pour preuve qu'il frappait à gauche comme à droite. Je pense que c'est avant tout une preuve d'agressivité. Mais ce n'est pas plus mal...

Bonne chance au Journal de Montréal. J'aurai désormais une raison de plus pour le lire sans l'acheter...

PRÉCISION SUR L'ENTREVUE DE DOMINIQUE POIRIER AVEC JUSTIN TRUDEAU

La semaine dernière, je déplorais le côté exagéré des emphatiques remerciements de Dominique Poirier à la fin de son entrevue avec Justin Trudeau. J'ai appris que ça tenait en grande partie à un effet de montage. L'entrevue originale était beaucoup plus longue et, dans la première partie, le jeune Trudeau y parlait des problèmes de maniaco-dépression de sa mère. Mais dans la version que j'ai vue, abrégée pour ne garder que l'aspect politique de la discussion, les remerciements sont restés. Hors contexte, ça en beurrait épais pour pas grand-chose, alors que c'était le ton approprié pour quelqu'un qui vient de parler d'un sujet intime et délicat. Ça ne change rien à ce que je pense de Justin Trudeau et de l'attitude des médias à son endroit, mais quand un élément de preuve s'avère ne pas en être un, il faut le retirer du dossier. Voilà qui est fait.

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Shirley Noël a dit :

Trois sujets, trois opinions.

Robert Charlebois, c'est une légende au Québec, il a contribué à notre évolution et fait parti des meubles comme on dit. Bien que personnellement je ne suis pas une fan de ses chansons, je dois reconnaitre qu'il a été marquant dans la vie de bien des gens.

Richard Martineau, je connaissais sa plume, mais j'ai découvert aussi son talent de bagarreur dans l'arêne de Tout le monde en parle. Oui des fois il frappe fort, il parle à travers son chapeau, et je le soupçonne d'en mettre épais à l'occasion juste pour provoquer et faire réagir les gens. Mais de le voir ainsi se débattre contre les coups lancés à droite et à gauche par tous et chacun, et le voir se relever à chaque fois et redonner un coup ! BRAVO! il a été brillant et selon moi, le grand vainqueur de ce combat. Mais je ne lirai pas le journal de Montréal pour autant. Je reste fidèle au VOIR.

Finalement, concernant l'émission avec Justin Trudeau, on voit bien que les médias télés peuvent faire dire n'importe quoi et montrer une personne sous le jour qu'ils veulent, selon le montage qu'ils font de leurs émissions. Ils peuvent amplifier tels ou tels propos à leur guise et faire bien paraitre ou mal paraitre quelqu'un. Pour cela, je préfère de beaucoup les émissions en direct. Il y a moins de magouille...

# 23 nov. 2006, 09:54

Jocelyn Côté a dit :

Ambivalence

Je vais aller plus loin dans ce que Parenteau a entamé. Robert Charlebois symbolise parfaitement le peuple québécois dans toute son ambivalence car en cette matière, Garou supplante de loin Me Guy Bertrand.

Dans les années 70, on vote Parti Québécois au provincial et Libéral au fédéral; on vote à la fois Lévesque et Trudeau. On porte deux fois au pouvoir un parti politique qui promet la tenue d'un référendum sur une question tout aussi ambivalente (voulez-vous être souverain et associé au Canada) et on répond non deux fois à la question. L'ironie de ce peuple, c'est qu'il a élu à la tête de sa belle province l'un des chefs les plus ambivalents de son histoire en la personne de Robert Bourassa.

Robert Charlebois dans tout ça? Exactement comme le québécois moyen qui dit oui avant et non pendant. Il chante J't'hais et J't'aime comme un fou. Il fait de la bière artisanale pour mieux la rendre commerciale, un peu comme il a fait avec ses chansons. Une fois le succès commercial atteint, il vend au plus offrant. Dans une autre vie, Garou était sans aucun doute un Mini-Wheat.

# 23 nov. 2006, 11:47

Hélène Lajeunesse a dit :

Martineau à Guy A.

Martineau n`est plus à Voir alors c`est connu, parlons de lui puisqu`il est absent!

Son passage à Guy A. lui mérite une étoile car il s`est très bien défendu et a prouvé qu`il ne manque pas d`arguments.

Les 3 Passes à ses côtés étaient complètement déchaînés sur son cas. Pas chic pour eux. Particulièrement Marie Eckel qui semble avoir des petites vendettas personnelles à régler.

On peut être en désaccord avec le critique mais de là à le déchiqueter sur la place publique, cela manque de classe.

# 23 nov. 2006, 11:48

Gérald Vallée a dit :

Um métier coupe-gorge!

Etre musicien, chanteur ou comédien est un défi de tous les instants. Le mot stabilité n'existe pas dans le monde du showbiz et le succès peut-être très éphémère surttout pour des chanteurs. Pensons à Luc de la Rocheliere, Rock Voisine, Daniel Bélanger, Dan Bigras tous des chanteurs qui ont connu des carrières en dent de scie.

Il n'y a pas de formule magique pour atteindre le succès. Les artistes sont souvent à la merci des critiques, du public. Prenons l'example de Jean-Marc Parent. Il a flashé ses lumières, puis la critique go-gauche a commençé à le quétainiser, il a disparu pendant 10 ans pour revenir en force.Pour éviter le déclin, certains artistes vont changer leur approche. Certains obtiendront du succès en renouvelant leur public (comme Richard Séguin), d'autres vont piquer du nez (Helut Lotti en Elvis!).

C'est le cas aussi de Charlebois qui a souvent changé de cap. De ses débuts provocateurs et nationalistes, il a eu sa phase Castro, sa phase Pop et et sa phase anti-nationaliste. A chaque changement, le risque est grand: certains ne suivront pas, d'autres se sentiront trahis (je pense aux fans de Métallica qui ont reproché le côté commercial des derniers albums du groupe!).

Charlebois a grandi, s'est égaré, s'est remis en question bref il a connu le cheminement de tout être humain normal. Ce qui reste c'est sa musique et son amour du métier. J'ai eu l'occasion de le voir dernièrement au Spectrum et j'ai renoué avec son talent. Au fond, c'est ce qui compte n'est ce pas?

# 23 nov. 2006, 13:43

Suzanne Mongrain a dit :

Charlebois, bien petit sans Garou.

Je me souviens nettement de cet album où Charlebois arborait un chapeau de guerre avec des fleurs dessus, l'air triste. À cette époque, le Vietnam faisait jaser. Charlebois nous berçait au son de Marie Noël et on saluait son génie cynique dans Demain l'hiver. J'avais à peine 15 ans et déjà, je fondais pour ce beau Garou.

Et le voilà qui se lève bien droit, éclate sa carapace et nous garoche en pleine gueule l'album de l'Ostidshow. Chacune des pièces est un bijou en soi. D'un seul coup, il rallie à lui toute une génération qui se cherche en dehors des sentiers battus. Les beatles sont déjà derrière et la langue de chez-nous n'a jamais si bien donné.

J'ai prononcé mes tout premiers sacres, alors que je gueulais avec Louise Leforestier les sublimes Crissssss de Lindberg. Mes amis me regardaient en roulant de gros yeux et moi, j'osais quand même, me sentant fière, heureuse, libérée!

Par la suite, le succès semble avoir eu graduellement raison du grand Robert. Il a semblé glisser lentement mais sûrement dans une forme de facilité. Les chansons brillantes se faisaient plus rares. On riait encore lorsqu'il a entrepris de nous chanter le bottin du téléphone mais mettons que le coeur n'y était plus tellement.

Aujourd'hui, j'observe son retour avec scepticisme. Après avoir visionné quelques entrevues, je ne suis toujours pas convaincue de la pureté de sa démarche. Bien sûr, il admet avoir fait de mauvais choix et connu des moments difficiles. Il paraît toujours éminemment simple et sympathique. Mais qu'a-t-il donc à nous dire? Comment se fait-il que je n'ai entendu que les reprises de son vieux matériel? Ses expériences n'ont donc apporté aucune eau au moulin de la création?

Je n'ai pas le sentiment que Garou est de retour. Il est tentant de conclure que c'est plutôt Robert, habile communicateur, qui explore une nouvelle avenue, pas trop difficile, pour tenter de remplir ses coffres. Et j'espère sincèrement que très bientôt, il viendra prouver que je me trompe.

# 23 nov. 2006, 14:19

Richard Marenger a dit :

Charlebois , notre image

Charlebois c'est notre adolescence . C'est celui qui osait chanter un blasphème dans Lindberg , à l'époque où nous commencions tout juste à nous sortir de la grande noirceur que les curés nous avait plongé depuis fort longtemps . Celui qui encore osait fraterniser avec l'ennemi communiste de Cuba et au temps où il faisait bon chic bon genre de se promener avec notre chandail du Che . Celui qui encore , en pleine guerre du Vietnam , se prêtait au jeu du cinéma dans le film Jusqu'au coeur de Jean-Pierre Lefebvre où il dénonçait la guerre et faute de moyens techniques prêtait son Volks en y installant un tuyau de poêle pour faire office de canon .

C'était la belle époque de la montée du nationalisme . C'était aussi de bon ton d'être artiste et souverainiste . Les deux allaient (et vont toujours) bien ensemble . Puis arrive l'aventure du 'pitchage de drums à Paris' , vite oubliée , car il devient la coqueluche au point de se mettre à parler à la française . Puis on tate de la bière . Notre Garou devient de plus en plus homme d'affaires et délaisse sa carrière pour mieux rebondir .

Si on y pense un peu , il a fait le parcours de bien des babys boomers . De révolutionnaire nous sommes passés par une période plus ou moins longue de sédentarité et de bourgeoisie pour aboutir à la retraite où le ciel est la limite . Même chose pour la politique . De pur séparatiste nous sommes devenus des indépendentistes mous . Comme lui .

# 23 nov. 2006, 19:19

Jean-Claude Bourbonnais a dit :

Martineau le crieur

On saisit parfaitement bien le pouvoir provocateur de Martineau quand on lit

la chronique de Nelly Arcan dans le "Ici" de cette semaine.

Commence à me tomber sur les nerfs,moi,la Nelly...

C'est à propos du passage de Richard à "Tout le Monde en parle".

Madame n'aime pas les excès d'humeur de Martineau,un défaut d'intelligence

selon elle,qui ferait insulte à cette grande athlète de la pensée en rond,

préférablement autour de son nombril qu'est Nelly Arcan.

Le grand défaut de Martineau,c'est sa propension à nous faire sortir de nous-mêmes,

de nos gonds,pour nous crisser dans le champ,dans le vaste champ mal cultivé

d'un monde chaotique.

Allons voir un peu ce que dit Arcan dans sa chronique.

Nelly Arcan aime beaucoup les hommes qui ont des idées,à condition cependant

que les humeurs qui les accompagnent s'en tiennent là où madame veut bien

qu'elles se manifestent,dans ses romans:dans les couilles.

En gros,Nelly Arcan trouve que Richard Martineau est un excellent chroniqueur

parce qu'il a des couilles qui provoquent,mais qu'il est aussi par ailleurs un

imbécile fini parce qu'il n'est pas un grand écrivain.

Moi,quand je lis Martineau,je me crisse de ses humeurs,parce que les réalités,

les faits qui les amènent PRÉCÈDENT toujours chez lui les "sorties dans le

champ" et autres colères.

Il y a une limite à dire d'une folle qu'elle écrit bien,qu'elle pense bellement,

qu'elle a des beaux yeux verts,etc..

Arrive un moment où tout ce baratin devient ridicule devant une pimbèche

qui a des "attentes".

Rien de moins vivant que les attentes.

La vie ne supporte pas les attentes.

Martineau hurle des urgences qui secouent toutes nos attentes.

Vous voulez savoir.Alors lisez Martineau et déniaisez-vous.

Vous avez des attentes,alors allez lire "Folle" de Nelly Arcan et branlez-vous!

# 23 nov. 2006, 19:21

Yves Bolduc a dit :

Désolant!

Je suis de ceux qui ont bien aimé détester Martineau. Il savait me faire sortir de mes gonds mais aussi de mes pantoufles. Ça a fonctionné un certain temps. Jusqu'à ce que la source se tarisse.

Depuis plus d'un an, je n'arrivais plus à réagir à ses propos même les plus gros. M'inspirait plus. Me provoquait même plus. Me laissait froid. Le trouvais vide, insipide, inodore, incolore...

Et puis j'ai appris son départ de Voir. Bonne chose pour lui et pour nous.

Mais quand j'ai lu aujourd'hui sa chronique dans le journal de Montréal, là je me suis pris la tête. Que du radottage. Que la répétition de ce qu'il avait dit à Tout-le-monde-en-parle. La redite, maintes fois exprimée dans Voir et ailleurs.

Dans son texte d'adieu, la semaine dernière, il disait être maintenant trop vieux pour Voir. Erreur! Trop vieux tout court!

Plus d'idées. La sécheresse intellectuelle. Le désert...

La polémique ne peut toujours s'auto-alimenter. Et quand on n'arrive plus à surprendre son public, au lieu de se renouveler, on change de public. Désolant.

Bon, on va bien finir par survivre...

# 23 nov. 2006, 19:26

Daniel Valiquette a dit :

Je n'ai pas d'honneurs à lui faire

Non, je n'ai pas d'honneurs à lui faire car je crois que cet homme joue de la facilité. Il ne mérite tout le plat qui est fait de son passage à Voir, ni ailleurs ! Son apparition à l'émission du dimanche ne m'a pas ébranlé non plus... que de la facilité encore ! Il n'a réussi qu'à retourner sa veste autant de fois qu'on lui en a donné la possibilité. Au contraire  d'autres avis émis ici, je trouve qu'il a eu l'air fou. Je déteste l'entendre et le voir dans les médias. C'est un opportuniste de première, et je me rappellerai longtemps de son entrevue avec la co-animatrice de JE alors que son collègue venait tout juste de se donner la mort; son manque de tact avec Jocelyne Casin lui avait valu une réprimande bien sentie de la part de celle-ci ! Il y a un manque certain de contenu dans ses entrevues qui laisse voir son manque de professionalisme et son p'tit côté polémiste à deux sous ! Je préfère de beaucoup Madame Bombardier.

# 24 nov. 2006, 09:25

François Gingras a dit :

Ca sent le fric!

Premièrement je tiens a dire que Robert Charlebois et assurément dans mon "Top 3"parmi les chanteurs québecois.Malheureusement je suis pas certain de sa démarche artistique des 5 dernières années.Il me semble qu'il nous sort seulement des album compiles,un album double,un album quatruple,un albyum "live",rien de nouveau a nous mettres sous la dent.J'aimerais bien voir Robert nous donner du nouveau martériels interessant.

# 24 nov. 2006, 09:30

Christian Boisvert a dit :

On est parfois dur avec nos vedettes!

Que ce soit au hockey, avec nos artistes ou nos politiciens, les québécois sont de grands amoureux... mais qui jettent vite la première pierre dès que la situation se complique. Dans le cas de Charlebois, je pardonne tout! N'oublions pas ce qu'il fut pour la musique québécoise. De sa participation à l"'Osti d'show" à tout ce qu'il apporta au rock québécois, on lui doit beaucoup... beaucoup de belles balades, de chansons plus rockées, mais presque toujours des paroles intelligentes et surtout très québécoises.

Ben oui, il a peut-être dit ci ou ça. Mais tant qu'à moi, on s'en fout. Ce qui compte, un peu comme Céline Dion, c'est ce qu'il chante. Pas ce qu'il dit hors contexte. Quant au reste... Une chose est certaine: je serai au centre Bell demain soir pour l'écouter.

# 24 nov. 2006, 09:31

Marc Audet a dit :

Il n'a jamais cessé d'être ce qu'il est avant tout: un poète

Les critiques fusent de toutes part pour commenter le parcours de celui qui le premier a fait sortir la chanson de chez nous de la filière où elle s'était jusque là tenue, mais sans jamais lui renier son authenticité et la bonne dose d'inspiration qu'il lui devait. Car avant tout, Robert Charlebois est un poète et s'il n'y avait pas eu un Félix Leclerc ou un Gilles Vigneault avant lui, peut-être qu'il ne se serait jamais adonné à la chanson. Il aurait probablement suivi la voie qu'il s'était d'abord tracée, soit celle de l'art dramatique. Abordant la chanson, ce poète y venait aussi par un chemin de traverse, celui qui oppose les gens bien nés à leur milieu d'origine, qui sont en rupture de banc avec les valeurs de ce milieu et qui n'aspire qu'à les réduire en miettes tant elles leur font horreur. Je ne l'invente sas, c'est lui-même qui s'est dépeint comme un bum de bonne famille, un Hell's à pied.

Sur cette lancée, Robert Charlebois a tout naturellement trouvé dans les valeurs de remplacement des valeurs bourgeoises celles qui lui convenaient le mieux. Mais passé le feu des premières démarches iconoclastes, il lui a bien fallu tenter de trouver ses propres valeurs. Il s'est permis un long détour pour y arriver et maintenant que l'heure de la sagesse est venue, c'est posément mais d'un pas plus assuré qu'il chemine. Quand il affirme maintenant ses opinions, il faut donc le prendre beaucoup plus au sérieux qu'auparavant.

Si le polémiste se fait plus posé même quand il est mordant, cela ne l'empêche nullement de retrouver sur scène toute l'ardeur de ses débuts car comédien, Charlebois l'est toujours et il sait ce que c'est que de passer la rampe. Son dernier spectacle m'a convaincu qu'il n'avait rien perdu de sa jeunesse, en tout cas des ressources qui font que les artistes authentiques sont capables de renouvellement quand ils possèdent bien leur art.  

# 24 nov. 2006, 09:51

Michel Asselin a dit :


Votre commentaire sur Richard Martineau, se finissant avec une petite balle courbe à la toute fin,est un bel hommage au tsyle et au gars. Oui, il était formulaique et il avait pas mal fait le tour de sa position. Mais peu avaient tant à dire pour un si long laps de temps.

Salut Martineau.

# 24 nov. 2006, 11:32

Marie-Claude Turcotte a dit :

Le Garou nouveau

L'être humain est réfractaire au changement. On le voit encore ici dans les réactions sur Robert Charlebois. Dès que quelqu'un fait quelque chose que l'on aime, on souhaiterait qu'il ne change plus. Pourtant, ça serait un suicide artistique de ne pas se renouveller. Parlez-en à Jean-Marc Parent qui nous reservait trop souvent ces mêmes histoires. Il faut savoir lâchez le passé un peu pour accueillir l'avenir. Et oui, ça signifie que ça sera différent et c'est une excellente nouvelle. Accepter le changement est un signe de bonne santé mentale!

Robert Charlebois est toujours Robert Charlebois et n'a jamais cessé de l'être, même s'il a parfois pris des chemins de traverse.

# 24 nov. 2006, 11:39

Jean-Guy Thibault a dit :

Le "Nationaleux"

Il y a longtemps que Charlebois «Le rocker» ne surfe plus.

Maintenant millionnaire, il a oublié le passé et sa planche à surfer a sombré dans la bière avec son passé indépendantiste.

Presque tous les Charlebois, Deschamps, Forestier, Dubois, Rivard, et j'en passe, etc,etc, se sont fait valoir sur les tribunes du Québec; radio, télévision, théatre, cinéma, et autres

médias. (Sans oublier la grande majorité des humoristes)

A l'instar de beaucoup de politiciens tous ces pseudo-nationalistes ont chanté et fait la promotion pour un QUÉBEC LIBRE.

Le peuple d'accord a applaudi et surtout acheté. Disques, revues, spectacles etc.

On ne les entends plus, «ou presque» maintenant assis sur leurs fortunes, grâce au peuple

qui les ont suivis et acclamés!

Où en sont-ils avec les «chansons a messages» d'antan?

Certains en sont rendus à leur troisième et quatrième spectacle d'adieu!

Dans les jours et semaines a venir certains vont applaudir la fausse «Nation»

proposée par le gouvernement étranger d'Ottawa.

La nation nous n'en voulons pas. C'est un PAYS que nous voulons!!!

# 24 nov. 2006, 15:40

Michèle Bourgon a dit :

Comme à nous tous, le droit de se tromper.

Cher Charlebois. Je l'ai vu récemment ici à Gatineau et j'ai tripé comme une folle. Son sourire gouailleur, l'air de dire: c'est ça qu'est ça. Tout le monde était debout et chantait. Dans le fond, on se célébrait nous-mêmes. Puis, oui, parfois, je n,ai pas aimé ce qu'il a fait, mais bon...Tout le monde a droit à l'erreur. C'est l'ensemble de son oeuvre qui compte et là, oui, j'ai adoré.

Dans les moins, son "fédéralisme renouvelé", la vente de sa compagnie de bière ( on aurait fait la même chose ), ses minettes aux Français, mais pour compenser, rappelons-nous qu'au début, il leur a lancé ses "drums"...

Dans les plus, ses meilleures tounes qui sont légion, ses maudites bonnes bières, son authenticité.

Yahouuuuuuuuuuu, Garou!

# 25 nov. 2006, 09:00

Nadine Thauvette a dit :

Charlebois: du gros québécois pure laine

Moi le nom de Charlebois j'associe ca automatiquement à grosse bière, party de St-Jean, patriotisme, gueule de bois le lendemain aahahah. C'est du vrai conditionnement classique, comme le chien de Pavlol. Le chanteur est plein d'énergie avec sa sueur qui dégouline du front. Un vrai rocker. C'est vraiment pas le genre de disque que je m'achèterais pour écouter dans mon auto mais j'dois dire qu'il m'en a fait faire des bons partys d'ados de soulage de gueule.

# 25 nov. 2006, 09:29

Frédéric Tardif a dit :


Il chantait dans les derniers couplets de Québec love:

Pacifiquement, si c'est possible

Si c'est possible, pacifiquement

Si ça l'est pas, donne moé un gun

Donne moé un gun, moé j'm'en occupe

Comprends-tu ça, comprends-tu ça?

Et encore

Cent ans, c'est long, cent ans sans se plaindre...

En faisant référence à l'âge de la confédération.

Charlebois n'a pas seulement été le premier "ploguer sa guitare sur l'Amérique", mais celui qui à permis à la francophonie de faire du rock en Français! Et comme beaucoup de gens ici, il a vieilli, en s'éloignant de ses idéaux de jeunesse, en devenant cynique un brin avec la politique. Est-ce mieux ça que notre génération de chanteurs complètement déconnectés qui préfère chanter les lendemains de brosse et les interminables peines d'amour que de chanter le Pays du Québec?!

J'imagine que l'engagement politique en chanson est trop casse-gueule, car peu de groupe ou de chanteurs ici au Québec osent s'aventurer de ce côté. Pourtant ceux qui s'y risque connaissent un beau succès comme les CowBoys Fringants bien sur, mais il y a aussi les Vulgaires Machins, Loco Locass, Tryo pour nommer ceux que je préfère.

Toutefois, de la chanson engagée d'hier à celle d'aujourd'hui, il y a une marge. Les temps ont changés, nous aussi, et ce qui s'avérait être de l'exploration musicale mélangé à un engagement national il y a 30 ans s'est transformé pour devenir quelque chose de plus global aujourd'hui, la chanson a elle aussi sa mondialisation!

Les sujets brûlants qui préoccupent la génération actuelle sont maintenant l'inquietude d'une société individualiste et matérialsite qui se contre-fout des enjeux sociaux, environnementaux et politiques auxquels elle est pourtant confrontée. Vous savez, le public apprécie tellement ces groupes, que je pense qu'on reverra encore, comme aux francofolies en 2003, 100 000 personnes chanter "EnBerne" des Cowboys Fringants et "tripper" comme des fous sur le rock québecois engagé!

# 25 nov. 2006, 09:37

Louis-Alexandre Jalbert a dit :


En lisant la chronique et les commentaires, je ne comprends pas pourquoi on reproche à Charlebois d'avoir vendu Unibroue à Sleeman. La compagnie avait atteint un point de saturation au niveau du marché québécois, et une mise en marché à un niveau plus que marginal demandait des capitaux et du temps à un artiste pour qui la bière passait après la chanson.

Charlebois et ses partenaires ont monté Unibroue à partir de rien, ils ont élaboré eux-mêmes plusieurs de ses recettes et Charlebois a été pendant longtemps le principal outil de marketing de la compagnie. (Il n'y a pas si longtemps, il portait un t-shirt d'Unibroue à chacune de ses entrevues). Ses bières avaient des accents patriotiques, mais Unibroue était une comagnie québécoise qui faisait des bières pour les Québécois. Il semble donc normal qu'il ait voulu donner à sa compagnie une identité québécoise. Cela ne veut pas dire qu'il faille pour autant lui lancer la pierre parce qu'il a vendu son entreprise. Charlebois n'est pas responsable des visées que certaines personnes pouvaient avoir pour la compagnie.

Charlebois n'a jamais dit qu'il voulait créer un géant de la bière, il voulait simplement faire de la bonne bière en un temps où les bières de microbrasserie n'étaient pas accessibles comme maintenant. Non seulement il a réussi, mais Unibroue a été l'un des principaux moteurs de l'arrivée en force des microbrasseries dans le marché québécois.

La maudite est encore bonne et c'est ce qui compte avant tout.

# 25 nov. 2006, 16:27

Réjean Asselin a dit :

Le chant des sirènes !

Charlebois sera dans l'histoire du Québec un artiste de première ligne. Au même titre que les Leclerc , Vigneault , Ferland , Dubois et autres grands de la chanson Québécoise. Ce type s'est démarqué par son originalité , a fait le pont entre l'époque des chansonniers et le rock francophone des années 60 et 70 . Il a été un précurseur comme Offenbach et autres rockers du Québec. C'est évident qu'après une dizaine d'années il a commencé a se perde un peu. Mais le talent était et est toujours là.

Par contre , son engagement politique ferme des premières années et la molesse qui en suivi quand il a commencé a renifler l'odeur de l'argent m'a profondément déçu. Des types comme Dubois , Séguin , Vigneault et autres ont réussi à très bien gagner leur vie sans renier ce qu'ils étaient. La journée ou Charlebois s'est produit a la fête du Canada les deux bras m'ont tombés. Que l'on se comprenne bien , je n'est rien contre les artistes qui se produisent a la fête du Canada , les Luce Dufault ou les Bruno Pelletier ne sont pas des artistes engagés et qui s'abreuvent a toutes les mamelles ne m'empêche pas de dormir.

Par contre , qu'un artiste de la trempe de Charlebois qui se laisse envoûter par le chant des sirènes , celà m'a profondément déçu.

# 25 nov. 2006, 17:07

Lise Bourassa a dit :

Dites-moi, ce que vous voulez entendre, et je le dirai?

Depuis ses débuts, Monsieur : «Robert Charlebois», a toujours aimé la provocation, c'est d'ailleurs de cette manière, qu'il pu se faire connaître! «L'Ostie Show en Joual, l'engueulade avec des Français, et sa position politique»! Maintenant, il parle un français plutôt québécois, plus que joual, il très amis avec des français/ anglais/américains, et de plus, on ne sait pas, de quel côté politique il penche vraiment! Et alors? Cela prouve, que l'on change en vieillissant! C'est son droit, on le respecte! Son nouveau scandale : le manque de contenu, dans la nouvelle génération! Au moins, il a la décence d'assumer, entièrement ses propos! À savoir, maintenant s'il a tord ou raison, c'est une autre histoire? C'est son opinion! Je crois qu'il existe présentement, une excellente marée montante, d'une très bonne relève, de chanteurs/chanteuses québécois! Peut-être, moins politisé, c'est tellement mal vu, je pense à outre à : «Loco Locass», qui sont fait littérairement, bombardés de tous côtés, ce qui n'incitent personnes à continuer la bataille! Tant qu'aux paroliers, ce n'est pourtant pas, ce qui manquent : «Michel Bélanger, Loco Locass, et bien d'autres»! Maintenant, pour de ce qui est du «dérapage de toutes ses anciennes années», il faudrait peut-être bien, que quelqu'un lui rappelle une bonne fois pour toute, que c'est justement grâce à ces dérapages en questions, qu'il est devenu le grand et honorable : «Robert Charlebois»? C'est pour dire, à quel point, quand on est parvenu $$$, qu'on peut, donc se permettre, de rejeter tout son passé, n'est ce pas? Voilà mon opinion, et je l'assume! Maintenant, si cela dérange au plus au point, alors dites-moi, ce que vous voulez entendre, et je le dirai!!!

# 25 nov. 2006, 17:10

Rose Sullivan a dit :


J'ai toujours admiré Charlebois. Quand j'étais enfants pour ses chansons que j'adorais et que j'adore encore, plus vieille pour ses idées qui ressemblaient souvent à celles qui se formaient dans mon cour d'adolescente révoltée et aujourd'hui, pour ce qu'il dégage de franc, de vrai, d'authentique. Peu importe leurs idéologies, les gens qui osent dire haut et fort ce qu'ils pensent, en sachant que ça ne plaira pas à tous, ceux qui assument leurs erreurs, qui savent en rire. Ces gens là me font craquer. J'aime l'humain qui n'oublis pas qu'il en est un et que la terre en est remplie. C'est tellement difficile de nos jours de ne pas laisser son cerveau être modelé par tout ce qui pétri sans cesse, de ne pas laisser son cour se remplir tel un panier d'épicerie poussé par quelqu'un d'affamé. Je ne pense pas que les gens que j'admire pour leur authenticité sont vrai à 100%, cela me semble impossible; mais de l'être suffisamment pour que ça paraisse, c'est déjà admirable à mes jeunes yeux peut être encore un peu innocents et idéalistes, mais certainement humains. Assez humains pour comprendre que c'est difficile et savoir que oui, ça l'est sûrement assez pour poussé quelqu'un au suicide. Pour tenter chaque jour d'être vraie et d'assumer ce que ça implique, je peux facilement imaginer le poids qu'il doit y avoir sur les épaules de ceux qui le sont et qui en plus sont connus. C'est un poids que seul les gens concernés transportent, mais il est bien présent, tellement que parfois, on dirait que tous le voient. Et j'imagine que plus on est connu, plus nos opinions sont engagées, plus la responsabilité doit être pesante. C'est pour ça que j'admire ces personnes, parce que si en tant que simple citoyenne bien ordinaire, je trouve parfois dur de m'assumer, j'imagine à quel point ce peut l'être pour quelqu'un qui sait avoir une influence, être admiré...

# 26 nov. 2006, 15:56

Claude Perrier a dit :

Vos petits crocs-en-jambe

Mine de rien, monsieur Parenteau, vous y allez cette semaine d'une distribution de crocs-en-jambe mais sous couvert d'éloges... Avec Robert Charlebois, par exemple, vous enfoncez avec une évidente délectation le clou du désillusionnement en écrivant que "le Garou original aura donc déçu beaucoup de monde politiquement, musicalement et même... industriellement!", cette dernière forme de déception s'avérant certainement une trouvaille de votre part. Vous pouvez bien l'encenser par la suite, un goût amer colle toujours aux louanges.

Friedrich Nietzsche (1844-1900), philosophe allemand, exprime possiblement assez bien ce que vous ressentez à propos de Charlebois avec son observation suivante: "Quand il nous faut changer d'opinion au sujet de quelqu'un, nous lui comptons cher l'embarras qu'il nous cause". N'est-ce pas? À ce prix, on préfèrerait se passer de vos compliments... D'ailleurs, c'est évidemment cette satanée idée fixe qui vous tenaille qui vous amène à ce persiflage à l'égard de quelqu'un qui a eu la décence de ne pas se prononcer en faveur de l'un ou de l'autre camp au moment du référendum. Ce que vous ne lui avez apparemment jamais pardonné. Quant à la déception industrielle, on voit encore une fois poindre la même idée fixe: "vendre la business à un Ontarien", comme vous l'écrivez, c'est de la quasi-trahison, si on vous comprend bien.

Même traitement accordé à Richard Martineau. D'abord quelques flèches, avec ce "Je trouve qu'il simplifie, qu'il caricature, qu'il joue à faire pomper le monde et que, pour ce faire, il a souvent fait preuve de mauvaise foi". Après pareils crocs-en-jambe, les éloges exhalent comme un petit relent perfide, ne trouvez-vous pas? Enfin, concernant Justin Trudeau, il est tout à votre honneur de faire une mise au point mais, tant qu'à avoir le jeune à nouveau à portée de la main, vous ne ratez pas une si belle occasion de lui envoyer un autre uppercut. Et le pire, c'est que plusieurs n'y auront vu que du feu...

# 27 nov. 2006, 09:05

Johanne Brodeur a dit :

Bon retour Charlebois, Bon départ Martineau et Bon Rien Trudeau.

Tant mieux pour nous tous si Robert Charlebois se sens d'attaque. Il sait nous faire vibrer.

C'est un fait que M. Martineau a de grande qualité, j'écoute son émission de radio et je dois le dire qu'elle est excellente. Beaucoup d'invités qui donne lieux à des rencontres fort enrichissantes. Ses chroniques au Journal de Montréal sont tout aussi intéressantes qu'au Journal Voir et quoiqu'en disent certains lecteurs je ne trouve pas qu'il fait dans le copier/coller de ses chroniques antérieurs de Voir. C'est qu'il est fidèle à lui-même dans le fond de sa pensée.

Tant qu'à Justin -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Bon Rien.

# 27 nov. 2006, 09:07

Claire Champeau a dit :


Les artistes seront toujours critiqués. D'abord parce qu'ils s'affichent publiquement et deuxièmement, parce que les goûts ne sont pas vraiment à discuter.

Charlebois mérite toute l'admiration existante puisqu'il a su se remettre au monde à plusieurs reprises sans jamais se prostituer en adoptant un style "plus in", plus "commercial". Il a essayé plein de choses mais il est demeuré fidèle à lui-même. Par surcroit, il a appris à rire de lui-même, quelle qualité difficile à apprivoiser!

Il a de la gueule notre Charlebois, du charisme et de la persistance. Un battant qui reçoit des giffles et qui ignore les estafillades, sachant très bien que chaque sentier entrepris permet d'acquérir des qualités inhérentes à l'évolution et "therefor" à l'amélioration.

Je lui fais mes révérences!

En ce qui concerne Martineau, mon cher Parenteau, attention aux coups bas. Ils risquent de vous rebondir en pleine verve! Abaisser une personne pour "tenter" de se donner de la valeur n'a jamais été une bonne stratégie mais plutôt un signe de faiblesse déplorable! Vous avez VOTRE style ? Tant mieux. Rien n'amenuise le style de Martineau, car quoi que vous en pensiez, il est aimé Martineau! Ce qu'il a qui vous manque peut-être, c'est de l'intégrité. Courage Parenteau! D'ici 20 ans, tu devrais avoir au moins effleurer l'intégrité et appris à respecter tes collègues de la plume, droite au gauche!

# 27 nov. 2006, 19:15