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Impertinences
2 novembre 2006, 12:00

Halloween politique

Le débat constitutionnel est revenu! C'est le zombie de la politique canadienne. On le croit mort et il sort de sa tombe pour nous courir après. Et on a beau courir à toute vitesse pour le fuir, dès qu'on se retourne, il est juste là derrière nous. Pourtant, on dirait qu'il n'avance pas, qu'il ne fait que se traîner en perdant des morceaux. Mais il est indestructible.

Ce qu'il y a de nouveau, cette fois, c'est que c'est un libéral fédéral qui a ouvert le cercueil. De la part des conservateurs ou des néo-démocrates, on pouvait comprendre. C'était le nanane qu'ils acceptaient de donner pour percer au Québec. Mais que Michael Ignatieff sente le besoin de recourir à la même stratégie, ça en dit long sur l'état du Parti libéral du Canada au Québec.

En passant, il s'est dit beaucoup de choses sur le passage d'Ignatieff à Tout le monde en parle. Et sur Chevrette aussi. Dans un cas comme dans l'autre, on a accusé Guy A. de manquer de mordant, de ne pas mettre ses invités face à leurs contradictions. Je suis d'accord. Mais permettez-moi d'émettre une hypothèse. Si Tout le monde en parle se forge tout de suite une réputation de tribunal d'inquisition politique, plus aucun politicien le moindrement sur la sellette n'acceptera d'y aller. Et on se retrouvera avec une autre émission de plogues de vedettes. Nos politiciens sont frileux, on ne les contredit pas souvent. Je comprends Guy A. Lepage et son équipe de vouloir d'abord établir l'habitude avant de développer un mode d'échange plus relevé. La technique du pusher, quoi. On commence par accrocher la clientèle avec du petit stock ben doux, et une fois qu'ils ne peuvent plus se passer de la tribune, là, on les coince. Mais malheureusement, le Québec politique n'en est pas encore là.

Tout de même, en faisant l'unanimité sur le plateau de Tout le monde en parle, Ignatieff a déclenché tout un cataclysme au Canada anglais. Reconnaître le Québec comme une nation, quelle idée! Pierre Elliott Trudeau doit tellement se retourner dans sa tombe qu'Hydro-Québec devrait songer à y installer une turbine. D'ailleurs, son cher fiston, qu'on nous mitonne comme le prochain grand Canadien, a été prompt à se prononcer contre l'idée. Tout comme Bob Rae et Stéphane Dion, qui espérait bien pouvoir remettre le Parti libéral sur pied au Québec sans passer par cette stratégie de tous les périls. Mais le processus est maintenant enclenché. Refuser de reconnaître le Québec comme une nation, ce sera perdre des votes au Québec, et ultimement donner du gaz aux souverainistes. Et le faire risque de coûter des votes à l'extérieur du Québec.

Et puis, si on accepte de dire que le Québec forme une nation, un jour, il faudra bien préciser ce que ça veut dire en termes concrets dans le fonctionnement du Canada. Est-ce que ça veut dire qu'il peut avoir sa propre équipe de hockey au Championnat du monde? Et aux Olympiques? Est-ce que ça peut empêcher de brandir la menace de la partition advenant un Oui à l'indépendance? Est-ce que ça peut forcer à régler le déséquilibre fiscal? Si les Québécois y tiennent tant que ça, au statut de nation, ce doit être qu'il y a quelque chose de rattaché à ça... Alors qu'à ne rien dire, à continuer d'y aller à la pièce, on peut aller chercher des votes à chaque élection.

Et c'est drôle comment les premiers à dénoncer le nationalisme quand il s'agit de celui du Québec sont les premiers à le célébrer quand il s'agit de celui du Canada. Comme le beau Justin l'a dit, c'est un débat du 19e siècle. Ben oui, ben oui... Mais l'idée d'un Canada séparé des États-Unis, ça, c'est un concept brillantissime, indiscutable. C'est formidable comment toute rationalisation est acceptable quand il s'agit de justifier ce qui existe déjà. Ça donne à celui qui énonce ces idées la belle image d'être sûr de lui, pondéré, "présidentiable", alors que ça ne tient à aucune logique, au fond.

Mais ça rejoint un peu ce que Jean Charest a dit cet été, en France. Ben oui, le Québec a tout ce qu'il faut pour former un pays. Mais est-ce que ça vaut le coût? Is it worth the trouble? Je suis sûr qu'une majorité très claire de Québécois aimerait que le Québec soit déjà indépendant. On ne veut juste pas être pognés pour faire la job. Mais c'est tout de même une nouvelle étape dans le discours fédéraliste, une sorte d'amincissement de leur territoire. Avant, ils pouvaient faire peur, dire que le Québec s'effondrerait sans le Canada. Maintenant, ils ne peuvent plus dire ça. Le Bloc sauterait sur l'occasion. C'est la politique du trick or treat. Donnez-nous des bonbons ou on va vous faire peur, on va vous voler des votes et vous condamner à former des gouvernements minoritaires jusqu'à la fin des temps.

On peut haïr ça, mais faut quand même reconnaître que ça a marché...

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Robert Boulay a dit :

Les Vents Pires

À l'Halloween, si tu affiches une citrouille à l'extérieur ou autres décorations oranges et noires du Dollorama, les enfants déguisés accompagnés de leurs parents vont sonner à votre porte, et tous aiment le sucré, les bonbons c'est bien connu apaisent l'appétit ou cassent la faim et si on fait le lien à la politique, depuis le régime Duplessis, les chefs d'État du Québec ont frappé au Parlement fédéral pour avoir des bonbons sucrés, le respect des champs de compétence, le règlemt du déficit fiscal et les saveurs amères, les pommes à lames de rasoirs, les jujubes passés date ont toujours été au menu, Ottawa est toujours le dentiste qui fait la morale des caries. En période électorale on ouvre le sac des sucreries pour le refermer dès la formation du nouveau gouvernement, la bar de chocolat s'éparpille en dix morceaux provinciaux, les suçons sont enveloppés de promesses, le baton mène le bal des vampires, il n'y a pas de sang dans les négociations, le statuquo est minoritaire, certains perdent la face et portent un masque d'Alloween au quotidien, pourtant il y a moyen de faire peur aux morts-vivants en devenant indépendants et c'est bon, bon, tellement bon d'espérer garder pour soi le pot de biscuits.

# 02 nov. 2006, 13:05

Gérald Vallée a dit :

L'hypocrisie sanctionnée

En politique le ridicule et l'hypocrisie ne tuent pas. C'est le parti Libéral et surtout Trudeau qui ont orchestré la nuit des longs couteaux et la chute aux enfers de René lévesque. C'est le parti libéral et surtout Trudeau encore qui a boussillé l'accord du Lac Meech en prétextant qu'on donnait trop au Québec. Et c'est ce même parti qui va nous considérer comme une nation, une société distincte.

Sommes-nous naifs à ce point pour croire Ignatieff, lui qui est prêt à dire n'importe quoi pour rattraper Rae dans la course à la chefferie?

Combien de fois devons-nous être humiliés avant de comprendre que la seule façon de devenir une nation, c'est de la faire nous-mêmes?

Le Canada anglais n'acceptera jamais telle concession. Les propos d'Ignatieff comme ceux de Trudeau, Lalonde et Chrétien après le référendum de 1980 ne sont que des bonbons pour calmer un petit peuple encore drôlement colonisée!

# 02 nov. 2006, 13:19

Jocelyn Côté a dit :

Le vent a tourné

Bernard Landry qui écrit à Stephen Harper pour qu'il reconnaisse le Québec comme une nation et Michael Igniatieff qui utilise la stratégie de nation québécoise, il y a de quoi se réjouir dans le camp des souverainistes. Voilà que l'on assiste à l'introduction de la fameuse stratégie péquiste des conditions gagnantes. Il semble clair que l'idée d'une nation québécoise ne fasse pas l'unanimité dans le ROC et que le prochain Premier Ministre qui tentera de défendre cette reconnaissance risque de se casser les dents. La lettre de M. Landry y va de cette logique. Allons-nous assister à une reprise de l'échec de Meech? Est-ce que nos politiciens se croiseront les bras en optant pour le statu quo constitutionnel? Une chose est clair pour l'instant, nous sommes rendu à la croisée des chemins et seul l'avenir nous dira ce qu'il adviendra du statut du Québec et de la constitution canadienne.

# 02 nov. 2006, 16:33

Carol Minville a dit :

Ignatieff en galère

M. Ignatieff c'est embarqué dans une galére dont il ne connaît pas encore la destination. Surtout qu'il a prit les rames constitutionnelles pour briquer la direction du parti libérale. Quant sera-t-il lorsqu'il prendra la course pour la direction du pays. Il va rouler cette pierre comme Sisyphe a toutes les remontées du sommet. Il sera forcé de préciser, de peaufiner. On sait qu'il ne peut donner au Québec sans perdre dans le ROC. Il mise sur une partie de poker voleur bluffant sur quelques votes ici en espérant ne pas trop en perdre ailleurs.

Enfin ce que je constate c'est que la fameuse constitution n'a pas finit de lever des passions.  On en parle partout dans le Canada depuis les propos de M. Ignatieff. Si cela soulève tant de passion, c'est dire que la question du Québec, avec sa majorité francophone qui tient a son identité, est encore au coeur de nos préoccupations. Quant sur les tribunes politiciens et journalistes disent qu'on est fatigué des questions constitutionnelles et que pour se montrer plus fin nous disent être pragmatique en misant sur l'économie, ils nie une de nos préoccupation majeure: celle de notre existence comme francophone. En occultant la constitution, les politiciens n'ont fait que démontrer leur incapacité à répondre aux aspiration des québécois. S'en tenir à l'économie et gérer les factures d'épicerie est bien plus facile que de trouver des solutions à des questions très controversées.  S'il y a eu fatigue ce fut envers l'incapacité des hommes politiques pour y trouver une solution et surtout envers l'agressivité de certain à nier notre spécificité.

Que M. Ignatieff réussisse à mener cette galére à bon port sans écueil est plus que douteux. Par contre il aura démontré que la loi fondamentale préoccupe encore beaucoup, pas seulement les québécois, mais aussi les gens du ROC.

# 02 nov. 2006, 16:48

Sonia Tremblay a dit :

On nous prend encore pour des cons!

Que c'est beau de voir un fédéraliste promouvoir l'idée d'une nation québécoise! Mais ne nous laissons pas berner, ça ne passera jamais! On nous flatte dans le sens du poil quand vient le temps de nous amadouer, mais aussi tôt en situation de pouvoir, l'idée sera vite tombée dans l'oubli.

J'aime pas la gueule du mini-Trudeau, mais j'aime au moins sa franchise. Il dit un peu comme popa, c'est formidable! Au moins, il n'embarque pas dans le jeux des fédéralistes hypocrites, faut au moins lui accorder ça.

Je crois que l'idée de débattre encore de ce sujet démontre comment nous sommes incompris. Il est évident que nous formons une nation différente du reste du Canada, de part notre histoire, notre culture et notre langue. Où je pourrais concevoir de débattre serait sur l'importance de ces différences, et non pas sur l'existence de ces différences. Je n'enlève rien aux autres provinces, mais il est évident que le Québec ne cadre pas avec ces dernières. Pourquoi débattre d'un évidence?

Je suis pas libérale, mais me semble que l'être, je voudrais que mon futur chef me convaincre de d'autres choses que d'un fait établi. N'ont-ils rien d'autres à nous mettre sous la dent?

# 03 nov. 2006, 11:03

Sylvain Pichette a dit :

Laisser les autres décider

Se peut-il que notre décision à ne pas vouloir nous prendre en main remonte à l'époque bénie pendant laquelle l'Église Catholique nous dictait notre façon de penser, de dire et même de voter? Même si la majorité a déserté la religion, soit pour devenir athée, pour devenit agnostique ou changer de religion ou de joindre (et même fonder) une secte, il semble que les francophones du Québec ne veulent pas prendre leurs responabilités.

Voter pour un Québec indépendant, cela signifie de prendre nos décisions sans attendre après les autres, surtout ceux qui ne parlent pas notre langue et qui ne veulent surtout pas l'apprendre. Prendre nos décisions, c'est prendre le risque de se tromper. Prendre nos décisions, ça veut dire que nous ne pouvons plus chialer contre ceux qui prennent des décisions à notre place. Prendre des décisions, ça veut dire que j'agis plutôt que laisser les autrea agir à ma place. Prendre des décisions, c'est aussi prendre le risque d'avancer et de réussir. Le surplace n'est qu'une illusion: les autres continuent à avancer et, de ce fait, nous reculons parce que les nous avons décidé que les autres nous devanceraient.

Voulons-nous décider pour nous ou allons-nous continuer à laisser les autres décider pour nous?

# 03 nov. 2006, 11:07

Denis Levert a dit :

Le Québec est une nation...but is Quebec a nation?

En français "nation" a surtout le sens de peuple.Nous parlons de premières nations et de premiers peuples fondateurs souvent dans la même phrase.Une "nation" en français a surtout: une langue ,une culture distinctinte et une histoire commune.

Je crois aussi que le Québec a bien TOUT cela.

Ce qu'il manque au concept de "nation" en français au Québec c'est son territoire.C'est le concept d'un lieu défini et limité par des frontières reconnues...comme dans le mot "PAYS"!

En anglais "A nation" a premièrement un territoire donné...défini et défendu aux frontières précises.

Ce que le Québec n'est pas...du mois pas encore...

Et la Canada anglais n'est pas prêt à discuter de démantibuler le plus beau pays du monde!

# 03 nov. 2006, 11:19

David Lépine a dit :

Zombie ou pas, c'est platte et ça ne mène pas loin

Hélas notre fameux débat constitutionnel est réapparu. Pour ceux qui tiennent absolument à une reconnaissance constitutionnelle, seule la souveraineté la donnera. Alors aussi bien dire que le débat sur la souveraineté est revenu comme un zombie.

Ceux qui sont pour, y croient religieusement et ceux qui sont contre aussi. Ils ont tous des bonnes raisons de se croire. Ce que nos grands penseurs oublient souvent c'est qu'on a déjà voté deux fois là dessus, et seuls les purs et durs inconditionnels croient encore à un autre référendum gagnant, surtout que la prochaine fois la question portera sur l'indépendance et non l'association.

Alors pourquoi accuser les Canadiens de mépriser le nationalisme québécois quant les Québécois eux-même ont endossé le Canada à deux reprises?

Tous les Québécois savent que nous formons une nation et qu'à deux fois nous avons exercé notre droit à l'autodetermination. Si nous voulons être souverain, nous n'avons qu'à voter clairement pour. La stérélité du débat actuel m'énerve. On débat au conditionnel ce qui arriverait si on votait de telle ou telle façon. C'est une industrie au Québec et au Canada qui a fait son temps.

# 03 nov. 2006, 11:31

Richard Marenger a dit :

çà sent le pet

Ceux qui sont assez vieux comme moi se souviennent de la Trudeaumanie qui S'était emparée de tous les Canadiens dans les années soixante , car c'était nouveau de voir un politicien qui n'était pas un vieux croulant de la Saskatchewan nous disant au Jour de l'An 'que ses veaux seront après chier' pour que ses voeux seront appréciés . Même Dominique Michel dans Moi et l'Autre vantait le beau PET et son style dynamique .

Mais c'était avant que le Québec se réveille pour s'apercevoir que justement Pierre Elliot Trudeau ne faisait que vomir sur ces 'dawn it quebecers' qui avaient l'impertinence de vouloir faire l'indépendance . Il nous a fait le coup de la Brinks pour nous faire peur . Puis il a envoyé l'armée en octobre 70 pour nous démontrer qu'il n'hésiterait pas à s'en servir si nous voulions quitter la Confédération et sa Gracieuse Majestée la Reine Elisabeth 2 .

Lors du référendum de 1980 , il mettait son siège en jeu pour bluffer encore une fois ces frileux de québécois pour ensuite planter un couteau dans le dos de René Lévesque et des Québécois après la Nuit des Longs Couteaux qui excluait notre province du renouvellement de la constitution .

Voilà que PET junior sort de son nid douillet pour nous faire la morale et nous rappeler le douloureux souvenir de son père . Cette chicane entre libéraux sent le pet et cela ne fait que renforcir ma perception que ce parti est peuplé d'Elvis Gratton .

# 03 nov. 2006, 11:33

Michèle Bourgon a dit :

Gangssssssss d'hypocritessssssss

Quand j'ai entendu ça, j'ai avalé de travers. Ignatieff qui reconnaissait que le Québec était une nation! Une affaire pour que je vote libéral aux prochaines élections. Il l'a fait après Jean Charest cet été à paris qui a signifié aussi que le Québec pouvait se séparer et qu'il était économiquement viable. Coudonc! Y'a-t-il une concertation fédérative pour tranquilliser les souverainistes malcommodes ou les frileux du fédéralisme ? Tiens! Un autre complot!

Là, Justin, le p'tit Trudeau, porte le flambeau ben haut. La vraie flamme olympique. Va falloir qu'il fasse attention à ne pas se brûler dans tous les sens du terme.

Le Québec a toujours été une nation. Une nation qui se passerait bien de l'approbabtion du ROC. Mais il faut que ça commence quelque part et là, il y a une brèche. Insinuons-nous-y et voyons...

# 03 nov. 2006, 13:44

Michel Asselin a dit :

Passons à un autre appel

Mr Parenteau, je comprend que l'on vous a attribué le rôle du souverainiste de service, et que vous devez en parler avec entrain à chaque parution de Voir. Soit. Job ingrate en ces temps-ci de Boisclairisme, mais les choses iront possiblement en s'améliorant. Par contre, je cois que le propos de cette semaine est quelque peu mince. L'"évènement" Ignatieff n'en est pas un. Il n'y a pas, je vous assure de "cataclysme" à l'ouest de la rivière Ottawa.

Même à coup d'éléectrochocs ou d'injection d'adrénaline 200 milligrammes à la E.R., cette histoire n'en est pas une. Cest de l'acharnement non-thérapeutique. Lachez votre os.

Repassez donc quand vous aurez un sujet...

# 03 nov. 2006, 13:58

Christian Boisvert a dit :

Ah! Le Lac Meech!

Ça me fait bien rire, tous ces débats, questionnements, remises en question, comités, déchirures sur la place publique au niveau de la constitution. Évidemment, je n'ose même pas imaginer combien tout cela nous coûte, à nous les contribuables!!

Évidemment, les anglais se feront un plaisir de dire aux québécois qu'ils ne sont pas une nation. Et les québécois de continuer à élire à Ottawa des bloquistes pour embêter ce même Canada anglais.

Et pourtant, tout cela aurait pu être évité! Se souvient-on seulement que nous sommes passés à un poil de ne plus jamais entendre parler de tout ça??? Ses souvient-on que, dans le temps d'un certain Robert Bourassa, dont on parle beaucoup présentement, mais pour des raisons bassement toponymiques, on est venu très près d'accepter l'accord du Lac Meech? Seule la province de Terre-Neuve, et un indien avec sa plume quelque part dans une province de l'ouest, avaient fait s'écrouler cet accord qui aurait permis définitivement à tout le Canada d'enterrer à tout jamais les chicanes constitutionnelles et qui aurait aussi permis au Québec de ré-intégrer le giron constitutionnel canadien dans l'honneur et la dignité. Et le pire, c'est que, de toute façon, personne ne comprenait rien à cet accord! Donc le refus était simplement guidé par des sentiments, pas par la logique.

Je me souviens qu'au lendemain de l'échec de Meech une canadienne anglophone avait dit: "vous voyez bien! l'accord et mort! Puis... la terre continue de tourner". Ce que cette pauvre dame n'avait toutefois pas compris, c'est que, tout comme dans le cas des attentats du 11 septembre, ce n'est pas le lendemain qu'on mesure l'impact de telles évènements. C'est lorsqu'on en parle encore, 20 ans plus tard... tout ça pour la plume d'un indien et une province obscure dans tous les sens du mot. Quel gâchis!

# 03 nov. 2006, 14:02

Jacques Lévesque a dit :

Justin, justement...

J'abonde, j'abonde... Mais surtout pour cette ligne:

..."D'ailleurs, son cher fiston, [Justin Trudeau] qu'on nous mitonne comme le prochain grand Canadien,"...

Oui, depuis des années Justin Trudeau est traité par les médias comme un prince héritier. Avec ses histoires d'amour puis son mariage, ses commentaires sur l'actualité, on nous le sort régulièrement comme pour le garder présent en tête. Un jour, lorsqu'il voudra bien cesser de grenouiller en coulisse, il fera le saut en politique et il semblera tout naturel que le Canada lui donne SON trône.

Et Justin continuera l'oeuvre de son père: nous rapetisser...

# 03 nov. 2006, 14:07

Yves Bolduc a dit :

L'halloween made in Canada

Donnez-nous des bonbons, on va vous faire peur...C'est ce que vous dites. Alors, c'est tous les jours l'halloween dans ce si beau pays qu'est le Canada. Remarquez, je déteste pas trop l'analogie. Faire peur et donner des bonbons, ça fait longtemps que le Canada fait ça avec le Québec. Trudeau est passé maître dans le genre, imitant ainsi tous ces fédéraleux de bas niveau que furent les Mulroney, Clarck et cie. et traçant la voie aux Chrétiens de cette terre canadienne.

Bourassa, dont on veut faire une rue à Montréal, n'a-t-il pas dit que le Québec était et resterait pour toujours, une nation aux yeux du monde? Et que s'est-il passé depuis? Rien!

Alors, Ignatieff peut bien dire ce qu'il veut. Ça ne changera rien à ce qu'il va faire une fois au pouvoir. Il porte le même masque que ses prédécesseurs. On le reconnaît. Son jupon dépasse. Faut pas être si naïf mon cher Parenteau. Le fameux débat n'aura pas lieu. C'est de la poudre aux yeux. De la poudre électorale. Désolé de péter votre baloune.

# 03 nov. 2006, 14:08

Louis Robert a dit :

Comment obtenir des votes au Québec.

La recette est assez simple, il s'agit de jouer avec la corde sensible des Québécois, nous voulons avoir une société distincte, nous voulons être reconnu comme peuple, nous voulons être une nation, et pourquoi pas un pays. Nous voulons que le québec soit dans la constitution canadienne, pis quoi encore!!!

Tout les partis politique fédéraux connaisent la recette, incluant le Bloc Québécois, qui ne devait pas rester trop longtemps a Ottawa, du moins c'est ce qu'ils disaient, mais c'est payant $$$ de rester a Ottawa, pas pour prendre le pouvoir, mais pour contester.

Ignatieff a très bien compris, il a su faire ses devoirs, et ses lieutenants au Québec lui ont donné la manière de s'y prendre. Il sait aussi que Stéphane Dion n'est pas aimé avec son air hautain, il sait aussi que Bob Rae est trop vieux. Il est certain de pouvoir gagner le coeur et le vote des québécois, il sait jouer du violon Michael. Ça sent les élections. Allez debout les nationalistes, votez Ignatieff, il va vous donner des bonbons de l'Haloween.

# 04 nov. 2006, 09:15

Andrée Proulx a dit :

Tant qu'il y a de l'ombre, c'est que le soleil luit

Brillant illusionniste, Michael Ignatieff promet ce qu'il ne pourra jamais livrer. Cet aspirant premier ministre sème le vent pour récolter la tempête. C'est en disant tout et son contraire qu'a gouverné la PLC depuis Trudeau. Ignatieff en est le fils spirituel. Se mettre la tête sur le billot, semer la pagaille, puis s'éclipser.

En faisant adopter par l'aile québécoise du PLC, le concept de «nation», Ignatieff s'adressait à 10% des militants de ce parti. Le ROC n'a aucune compréhension du mot «nation» tel que l'entendent les Québécois. Pour eux, il s'agit d'un pays. Et ils l'ont déjà. Pour les Québécois, il s'agit de leur existence en tant que peuple et de leur histoire commune, d'une identité culturelle distincte et d'un destin politique autonome. Cette reconnaissance est un courant d'air si elle n'est pas enchâssée dans la Constitution et si le pouvoir de dépenser du fédéral n'est pas encadré ni le déséquilibre fiscal corrigé. Ce qui n'arrivera jamais.

Ignatieff possède un seul atout au Québec, c'est que personne ne le connaît et qu'à ce compte, il peut dire à peu près n'importe quoi.

Le premier ouvrage des Éditions du Québécois cet automne concerne le nouveau Trudeau pré-fabriqué qui aspire à diriger le pays et mettre les indépendantistes québécois à leur place.

L'ouvrage signé Pierre-Luc Bégin et intitulé Michael Ignatieff : un danger pour le Québec ? a pour but de montrer le visage sombre de Michael Ignatieff. Cet essai démontre qu'Ignatieff se révèle le plus ardent des militaristes, un défenseur tous azimuts de l'impérialisme américain, un fédéraliste pur et dur et un anti-nationaliste primaire, et ce, en étant simultanément le plus âpre défenseur du nationalisme «canadian».

Rien de plus facile que de tromper des Québécois, à la condition de les flatter dans le sens du poil. Le jour, où une majorité aura compris le subterfuge, nous serons affranchis de ceux qui nous manipulent. Mais nous avons la mémoire si courte !  

# 04 nov. 2006, 09:29

Louis Stéphane Biron a dit :

Être une nation

Devons-nous attendre que le gouvernement fédéral nous permettre d'être une nation? En sommes-nous rendus à espérer que le reste du Canada nous prennent en main? Si c'est le cas, nous formons une nation bien décevante. Je crois que nous deviendrons une nation lorsque nous aurons le courage de nous l'offrir. Quand nous serons à même de comprendre que nous avons manqué déjà beaucoup trop de rendez-vous avec l'histoire. On ne devient pas un peuple à cause uniquement de principes économiques, on devient un peuple parce que l'on croit être en mesure de définir ensemble nos aspirations et la société dans laquelle on désire évoluer.

Ce qui constitue une nation, ce n'est pas de parler la même langue, ou d'appartenir à un groupe ethnographique commun, c'est d'avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l'avenir.

                Ernest Renan

# 04 nov. 2006, 16:30

Marc Audet a dit :

Tout le monde politique ne fait qu'en parler

Il a repris la vielle tactique de son prédécesseur conservateur à avoir joué avec le concept d'une nation reconnue par le reste du Canada le Ignatieff, quand Brian Mulroney a fait miroiter un statut dit particulier pour le Québec en proposant des discussions constitutionnelles autour des propositions ayant amené le lac Meech. Il a entendu et compris ce que ces promoteurs autour du Premier ministre d'alors chuchotaient entre eux, à savoir que cette reconnaissance ne voulait au fond rien dire de concret, ni pour le Québec, ni pour le reste du Canada. Et dire que des politiciens souverainistes au Québec se sont fait avoir par ce stratagème, allant même le qualifier de beau risque. La différence d'avec Mulroney lui vient de son opportunisme encore plus grand qui lui ferait trouver des échappatoires sous forme de commission d'enquête ou de comités du Sénat dès qu'il serait bien en selle.

Le plus drôle dans cette histoire c'est que des politiciens libéraux comme Stéphane Dion ou Bob Rae n'aient pas encore compris cette recette de grand-père. Il leur suffirait pourtant de bien peu de stratégie politique pour accepter ce statut pour le Québec d'une part et pour en promettre l'équivalent au reste du Canada d'autre part. Alors, tout le monde il serait content alors que cela ne voudrait rien dire de concret. Les petits jars du style de Dion ou de Trudeau fils n'ont aucun avenir politique s'ils sont incapables de comprendre que cela est l'enfance de l'art politique au regard du Québec.

Pour ma part, je suis content que les ténors du statu quo aient le haut du pavé car ils sont les meilleurs alliés objectifs de la cause souverainiste.

# 04 nov. 2006, 16:58

Serge Bédard a dit :

Les inconvénients et les avantages de l'indépendance

Vouloir être reconnu comme nation : c'est penser petit. Ce qu'il faut, c'est l'État-nation, l'indépendance complète. Pour s'en convaincre et convaincre les autres, rien de mieux que l'exercice des inconvénients et avantages.

INCONVÉNIENTS DE L'INDÉPENDANCE

- Perdre la péréquation de 3 milliards de $ par an, notre BS payé par l'Ontario et l'Alberta via le fédéral. La solution : faire plus d'heures de travail pour compenser, comme le recommande Lucien

- Ne plus pouvoir dire que la plupart des problèmes sont la faute du fédéral. La solution : après l'indépendance, dire que tous le problèmes sont la faute des USA, on réussit déjà à leur imputer tous les problèmes de la terre qui ne sont pas la faute du fédéral

AVANTAGES DE L'INDÉPENDANCE

- Avoir un hymne national qui nous caractérise : le thème musical de Loft Story

- Avoir un siège à l'ONU pour faire de la figuration dans le concert des nations

- Voir notre équipe de hockey du Québec remporter des victoires morales dans les tournois internationaux

- Avoir un drapeau officiel et pouvoir mettre notre flag sur le hood

- Faire revivre les Nordiques en donnant ce nom à l'équipe de hockey de Montréal qui ne peut plus s'appeler les Canadiens

- Rapatrier Michaelle Jean et la revoir comme journaliste régulièrement en gros plan à la télé pendant toute l'émission (François Parenteau pourra recommencer à la cruiser)

- Faire un seul rapport d'impôt

- Aller voter deux fois moins souvent

- Porter au pouvoir Québec Solidaire, la question nationale étant réglée, et applaudir ses principales réformes : supprimer les Ministères et les remplacer par des Collectifs, faire des accommodements irraisonnables aux fondamentalistes religieux, ne pas entretenir d'armée et se fier aux USA pour nous protéger, créer une Commission d'enquête pour mettre à jour le complot fomenté par les USA le 11-09

La preuve est faite: l'indépendance améliorera concrètement notre qualité de vie.

# 04 nov. 2006, 17:10

Sylvie Bourgon a dit :

Se prendre les pieds dans les fleurs du tapis...

Comme j'ai boycotté depuis belle lurette "Tout le monde en bave" pour cause d'ennui profond devant ce "melting pot" d'invités cuisinés par un Guy A.Lepage arrogant et suffisant et un fou du roi dont l'ironie ne lève pas très haut,j'ai donc manqué l'inéffable remarque de M.Ignatieff sur le fait que le Québec est une nation.Je me contente donc d'imaginer avec un malin plaisir,Stéphane Dion en train de s'étouffer avec son os...et Barbara Kay avec une rage de dent...

Si je ne savais pas que les libéraux sont en ce moment prêts à tout pour redorer leur blason et tenter de trouver la stratégie gagnante pour regagner le coeur des québécois à défaut de continuer à leur faire les poches,je pourrais croire que M.Ignatieff pense vraiment ce qu'il dit mais je crois que l'idée qu'il avait derrière la tête était plutôt de déstabiliser ses adversaires à la course à la chefferie et en particulier Dion qu'il devait conjecturer en train de se taper un infarctus.C'est une phrase qui ne lui coûtait pas cher et il devait songer que ça ferait plaisir aux québécois qui croient encore au Père Noël.

J'ai vraiment hâte que l'on cesse d'attendre le miracle que le ROC change d'opinion à notre sujet.Si nous somme convaincus d'être une nation,c'est à nous de nous arranger pour que cette croyance devienne un fait.Hélas!Je nous vois aller allègrement,les mous,les durs et les gogauche,toujours empêtrés dans nos querelles intestines et stériles et je me dis que cette reconnaisssance n'est pas pour demain.

Comme un proverbe le dit:"Ce n'est pas tout d'avoir une bonne cause,il faut savoir solliciter".Et nous aurions besoin d'un stratège autrement plus allumé que Boisclair...

# 04 nov. 2006, 17:12

Claude Perrier a dit :

Obsession et aveuglement

Vous êtes véritablement, et je le redis une nouvelle fois, l'homme d'une idée fixe. Vous voyez sans doute des fleurdelisés dans votre soupe, cher monsieur Parenteau. Toutefois, s'il vous arrivait de lever un peu le nez de votre bol et de jeter un coup d'oeil autour, vous constateriez peut-être que les autres convives ont souvent le nez dans une assiette différente de la vôtre. Chacun est distinct et ce n'est vraiment pas la peine d'en parler, et encore moins d'en faire tout un plat...

Si le Québec est une nation - et on se demande alors selon quels critères, et aussi qui il convient d'exclure pour arriver à l'homogénéité requise - alors les Acadiens en forment-ils une également, tout comme les pêcheurs des Maritimes ou les cowboys de l'Ouest. Tout le monde est distinct et cela n'a rien d'exceptionnel. Cela vous accommoderait-il enfin si on reconnaissait le caractère distinct du Québec, qu'il s'agit d'une nation, tout en décrétant la même chose à l'égard des Acadiens, des pêcheurs des Maritimes et des cowboys de l'Ouest? Probablement pas. Seul votre propre cas vous intéresse. Les autres, ce n'est que le ROC, une masse uniforme et impersonnelle. N'est-ce pas?

N'empêche que c'est grâce à cette masse uniforme et impersonnelle que vous pouvez continuer à fanfaronner dans votre langue, que vous maîtrisez d'ailleurs fort bien contrairement à beaucoup d'autres de votre allégeance. Mais si jamais le Québec en venait à se séparer, cette langue serait en perdition rapide. Le Québec devrait penser à survivre économiquement avant de parler français. Et j'aime trop cette belle langue française pour vous laisser ainsi en compromettre la survie dans cette Amérique du Nord anglophone.

Je me dois donc, autant pour vous que pour tous les autres, de remettre les pendules à l'heure à chaque fois que vous vous en approchez. Et enfin, en ce qui concerne la "menace de partition" en cas de séparation, ce n'est pas une menace: c'est ce qui inévitablement se produirait.

# 05 nov. 2006, 09:20

Réjean Asselin a dit :

Nation ou nation , voilà la question ?

Je suis tanné de cette supposée conception Canayenne du mot " nation " , comme si les leaders fédéralistes ne connaissaient pas vraiment ce que le mot nation représente pour les Québécois. Hypocrisie et démagogie , point a la ligne !

Les Libéraux Fédéraux du Québec cherchent pas tout les moyens a se remettre en selle au Québec . Ils sont prêt a nous donner le mot " nation " sans réellement aucun pouvoir s'y rattachant , pour une percée Québécoise . Comme McDo ou Wall-Mart flirtant une clientelle! N'importe quelle manipulation pour vendre un produit .

Le mot " nation ' n'aura son véritable sens que la journée ou collectivement nous déciderons de lui en donner un !

# 05 nov. 2006, 09:30

Mariette Beaudoin a dit :

Je préfère l'humanisme au nationalisme

Au risque de me répéter, je vais définir encore ce que je crois être le vrai nationalisme. À mon sens, c'est d'aimer les gens qui composent son pays ou sa province. Le nationalisme de drapeaux, je n'en ai rien à cirer.

Je suis donc nationaliste si je fais quelque chose qui ressemble à une ou plusieurs de ces actions :

* je considère chaque personne comme sacrée et si j'ai à lui refuser un bienfait, je tente de lui en accorder un autre pour ne pas la laisser tomber ;

* je fais tout pour sortir les sans-abris de leur misère ;

* je m'occupe de tous les malades que je peux aider et ne tolère jamais qu'un seul d'entre eux crève parce qu'il a attendu trop longtemps sur une liste d'attente ;

* je m'implique auprès des analphabètes, des pauvres, des personnes âgées en perte d'autonomie, des personnes handicapées et des nombreux autres exclus ;

* je n'accepte pas de mettre mon argent dans des paradis fiscaux parce que je sais que cette pratique nuit à tous les citoyens ;

* je fais attention aux ressources naturelles situées sur mon territoire ;

* etc.

Envoyer promener les autres dans la vie de tous les jours, c'est le contraire du nationalisme. Ce nom qui lui est attribué ne devient alors qu'un mot du dictionnaire sans signification véritable, un amalgame de sons vidé de toute substance.

# 05 nov. 2006, 09:46

Pierre-Luc Lamarre a dit :

Une autre question interminable !

La politique, je crois que c'est le domaine le plus perfide qui n'a jamais existé. On essaie de gagner des votes par tout les moyens, ont va jusqu'à dire des choses qu'on ne croit pas, on invente des promesses qui n'auront jamais lieux, ont dit ce que le peuple veut entendre.

Bref lors des élections ont a le choix de voté entre quatre partie financer par des compagnies et des multinationales, la seule solution qui nous reste, c'est de voté pour des parties indépendant.

Pour ce qui est de la question de l'indépendance, le bloc québécois me déçoit beaucoup parce qu'ils ont la porte ouverte pour faire rêver les québécois, de démontrer les projets et ambition d'un Québec souverain.

# 05 nov. 2006, 09:53

Daniel Valiquette a dit :

Le fruit est étonnamment mûr

Oui, oui je sais, ça rebourdonne dans les chaumières de façon surprenante. Qui aurait pu dire à quel moment la question du nationalisme québécois, presque tabou chez nous, allait revenir claironner aux oreilles de tout le monde. Quel était le meilleur moment ? Possiblement que ce passage à vide politique au fédéral, alors que les libéraux sont au banc des punitions, est l'occasion rêvé pour certains de raviver la flamme, même si ça apparaît fou. Quel autre moyen pour les libéraux fédéraux de récupérer la clientèle électorale habituelle au Québéc, même si cela semble incroyable venant d'eux. Les adversaires du gouvernement conservateur ont beau avoir des thèmes comme l'environnement, les politiques de droite à tendance religieuses de la droite de l'ouest, les politiques homophobes contre le mariage des gens de même sexe pour eux; il leur faut tout de même quelque chose de costaud à se mettre sous la dent pour reconquérir l'électorat québécois. Il y a de ces revirements en politique...

# 05 nov. 2006, 10:09

Gustavo Velasco a dit :

Le discours sur la nation: une brèche souhaitable?

Avec Ignatieff qui ramène le débat, vraiment, on n'a plus le choix... On devrait discuter ouvertement du concept de nation québécoise, coûte que coûte. La constitution est supposée être LA LOI de TOUTES LES LOIS. Pourquoi sommes-nous si frileux d'en parler, de la remettre en question? Oui, on dira qu'il y a plusieus étapes à respecter, mais la durée de ce processus ne devrait pas mettre un frein à la nécessité de discuter de la Constitution. La nation québécoise, c'est embêtant pour le Canada anglais, mais aussi pour les nations autochtones. Il ne faiàut pas les oublier eux aussi. La nation, c'est un concept si fragile si on en donne différentes définitions de province en province, de territoire en territoire. Oui, le Québec a une histoire qui lui est propre. Elle a ses caractéristiques propres, sa langue. ses attraits, sa culture. Certains diront que c'est assez pour être une nation (Ernst Renan), mais si on est pour reconnaître une certaine légitimité à la nation québécoise, ben qu'on le fasse de façon complète et pas à moitié. Après tout, le verre est bien plus intéressant quand il est à moitié plein qu'à moitié vide! Mon Québec à moi, je le veux avec une tête sur les épaules, respectueux et respecté, peu importe l'avènement de son avenir politique.

# 06 nov. 2006, 08:40

Yvon Savoie a dit :

Le confort de l'ambivalence !

Chaque fois qu'un politicien du fédéral clame l'existence de la nation québécoise, plusieurs se réjouissent de ce haut fait ! Mais quel mérite peut-on trouver à cela ? Ignatieff, comme d'autres politiciens avant lui ne fait qu'énoncer une évidence. Encore faudrait-il savoir pourquoi il le fait en ce moment ? Ne serait-ce par opportunisme politique...

Oui, le Québec forme une nation, une nation toute particulière, qui par deux fois s'est refusée un pays pour elle-même. Il n'est donc pas si évident qu'une majorité de Québécois souhaite la souveraineté du Québec, sinon il y a au moins 20 ans que cela serait fait ! On ne veut pas se doter d'un pays, mais on cherche à tout prix la reconnaissance de ce frère ennemi qu'est le Canada. Que nous sommes tordus !

Au fond pas tant que cela, le trait caractéristique du Québécois n'est-il pas son ambivalence ? Et si c'était le confort de l'indifférence qui nous avait happé comme un train, alors que nos vecteurs identitaires ne semblent plus menacés ?

Au fond, on peut sérieusement se demander à quoi rime la question du Québec, car sans l'acharnement des disciples de Trudeau, il y a fort à parier que la reconnaissance du Québec comme nation à part entière serait advenue depuis longtemps.

Espérons qu'Ignatieff est sincère quand il proclame l'existence de la nation québécoise. Il faut simplement espérer que son discours ne se transformera pas au point de rejoindre celui d'un Stéphane Dion, ce qui nous replongerait dans des querelles depuis longtemps stériles.

Si le Québec hésite à quitter le Canada, il n'accepte pas de se faire rabrouer non plus. Il cherche un minimum de reconnaissance de la part du ROC. Au fond, nous souffrons du syndrome de Stockholm ! Qu'Ignatieff en soit conscient dénote son habileté politique, espérons simplement que nous ne reviendrons pas au plan B une fois la course à la chefferie terminée...

# 06 nov. 2006, 08:42

Lise Bourassa a dit :

Différences d'opinons, mais un respect mutuel!

Ce qui me frappe dans cette chronique de cette semaine, c'est de constater à quel point, tout veut avoir raison, et cela à n'importe quel prix! Au risque de blesser, de ridiculiser. ou même mépriser, toutes les personnes, qui ne sont pas de la même pensée politique! Cela ressemblance à une forme, de dictature, bien structurée! Et, qui hurle le plus fort, l'emporte?

Diantre, mais où va-t-on ainsi? On arrive, à quoi? Tout le monde à tord, tout monde à raison! Et pourtant, hier, comme demain, nous serons toujours divisés sur le plan politique! D'un part, il y aura les nationalistes, et de l'autre les fédéralistes! Chaque camp possède très bien, ses pôles d'articulations, et sont sincèrement convaincu d'avoir raison! On aura beau argumenter, sans arrêt, que l'on ne trouvera jamais, «UN» consensus! On peut même se lancer la balle, jouer au ping-pong, et réajuster encore, les pendules!!! Et se battre à gros coups d'argumentations! Il y aura toujours des différences d'opinions, mais peut-il y avoir, un respect mutuel? Est-ce vraiment possible? J'opte avant tout our : «L'humanisme»