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Break de blogue
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L'expérience me le prouve, il m'est très difficile de bloguer quand les Zapartistes jouent "sur la route". Je prends donc un break de blogue pour quelques semaines. Je serais de retour à la fin novembre. D'ici là, je vous invite à méditer cette pensée: faire des nouvelles avec les idées de Justin Trudeau est-il un concept dépassé?
À bientôt
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Accommodements raisonnables
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L'accommodement raisonnable. C'est l'expression de l'heure, et j'ai l'impression que c'est le concept de la décennie. À l'origine, l'accommodement raisonnable est une expression juridique, une notion de droit obligeant une législation à accommoder autant que possible la diversité. Mais les mots ont leur vie et l'expression est en train de prendre place dans la tête des citoyens, avec un sens légèrement différent. Si on ne fait pas gaffe, l'expression risque de devenir un néologisme technocratique honni, à l'instar de "compétences transversales", qui ne servira qu'à frustrer plus de monde à force d'être invoqué à tort et à travers. Mais l'accommodement raisonnable, ça peut aussi signifier un principe concernant les rapports entre la majorité et les minorités. Une forme de respect appliqué qui, pour être viable, devrait marcher des deux bords. Dans ce contexte, la création du "comité consultatif sur l'intégration et l'accommodement raisonnable" mis sur pied par le ministre de l'éducation Jean-Marc Fournier est une excellente initiative. Et le choix de son président, M. Bergman Fleury, qui vient du domaine de l'éducation à Montréal et a une longue expérience des délicats exercices d'accommodements, semble être excellent. Mais après les recommandations, il faudra de l'action. Il faudra des gestes politiques qui prennent du guts. Il y a des leaders de certaines communautés, tendance ghetto, qui vont gueuler. Et il y aura sans doute des grincements de dents chez certains nostalgiques d'un Québec uniforme, qui sont cependant moins nombreux qu'on aimerait nous le faire croire. Mais certaines nouvelles tendent à démontrer que le contexte pourrait être favorable à ce nouveau contrat social. En fait, souvent, il s'agit de "mauvaises nouvelles" qui en cachent des bonnes. Par exemple, nous apprenions récemment l'existence d'écoles catholiques religieuses hors du système d'éducation qui faisaient l'enseignement du créationnisme. La bonne nouvelle? On pourra les fermer en même temps que les écoles juives orthodoxes qui n'enseignent que le Talmud (et qu'aux garçons) sans que le geste ne puisse être perçu comme une oppression de la communauté juive. Des leaders musulmans modérés au Canada se plaignaient récemment de l'intimidation exercée sur eux par des éléments plus radicaux de leur communauté et demandaient d'être protégés. La bonne nouvelle? D'abord, il y a des musulmans modérés... Mais surtout, ils s'identifient comme tels, s'organisent et s'opposent aux intégristes. La lutte contre l'intégrisme musulman n'a donc pas à déraper en fermeture complète à l'islam. Les Québécois sont prêts à accepter la différence, mais aimeraient sentir que toutes les communautés acceptent aussi certaines valeurs importantes. On accepte les mosquées, mais les musulmans acceptent qu'ils n'auront pas de minaret qui chante cinq fois par jour. On pourrait baliser l'habillement des jeunes femmes (comme des jeunes hommes, d'ailleurs) en imposant un uniforme décent dans les écoles, ce qui ferait du bien à tout le monde, mais il ne sera plus question de permettre le port du voile ou d'exiger des cours séparés pour les filles. On accepte l'érouv à Outremont parce que ça ne dérange personne, mais les hassidim devront abandonner l'idée de faire interdire les maillots de bain dans les parcs. On brainstorme, là, il y a sûrement de meilleurs exemples. L'idée, c'est que personne ne pourra rester tout seul dans son coin, mais surtout, que personne ne pourra imposer son intégrisme à d'autres. Dans tout le dossier sur l'accommodement raisonnable, celui que j'ai le plus à l'oeil, c'est André Boisclair. Parce qu'il est le leader des indépendantistes au Québec, le 3/4 des journalistes nord-américains, et surtout canadiens, le considèrent d'avance comme un dangereux xénophobe obsédé par la pureté. Pour sauver son image, qui semble d'ailleurs être un atout précieux pour lui (sinon le seul qu'il ait...), Boisclair pourrait être tenté de ne jamais aborder le dossier. Trop délicat, trop miné. Pourtant, c'est en grande partie le Québec souverainiste qui a hâte qu'on établisse des balises claires et justes dans les rapports qu'entretiennent diverses communautés avec la société québécoise. Toujours la peur de disparaître qui revient. Mais ce n'est pas que de ça qu'il s'agit, car même l'Angleterre et le Canada anglais, où le multiculturalisme était une valeur suprême, commencent à remettre le modèle en cause. Le nouveau deal, ce serait de pouvoir dire: "On va vous en donner plus pour vous aider à vous intégrer, on va reconnaître vos compétences, vous donner des cours de français et de Québec 101, mais on va vous demander quelque chose en retour." Ne serait-ce pas là le plus raisonnable de tous les accommodements?
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Accommodement raisonnable réciproque
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L'accomodement raisonnable. C'est l'expression de l'heure, et j'ai l'impression que c'est le concept de la décennie. À l'origine, l'accommodement raisonnable est une expression juridique, une notion de droit obligeant une législation à accommoder autant que possible la diversité.
Mais les mots ont leur vie et l'expression est en train de prendre place dans la tête des citoyens, avec un sens légèrement différent. Si on ne fait pas gaffe, l'expression deviendra un néologisme technocratique honni, à l'instar de "compétences transversales", qui ne servira qu'à frustrer plus de monde à force d'être invoqué à tort et à travers. Mais l'accommodement raisonnable, ça peut aussi signifier un principe concernant les rapports entre la majorité et les minorités. Une forme de respect appliqué qui, pour être viable, devrait marcher des deux bords.
Dans ce contexte, la création du "comité consultatif sur l'intégration et l'accommodement raisonnable" mis sur pied par le ministre de l'éducation Jean-Marc Fournier est une excellente initiative. Et le choix de son président, M. Bergman Fleury, qui vient du domaine de l'éducation à Montréal et a une longue expérience des délicats exercices d'accommodements, semble être excellent. Mais après les reccommandations, il faudra de l'action. Il faudra des gestes politiques qui prennent du guts. Il y a des leaders de certaines communautés, tendance ghetto, qui vont gueuler. Et il y aura sans doute des grincements de dents chez certains nostalgiques d'un Québec uniforme, qui sont cependant moins nombreux qu'on aimerait nous le faire croire.
Mais certaines nouvelles tendent à démontrer que le contexte pourrait être favorable à ce nouveau contrat social. En fait, souvent, il s'agit de "mauvaises nouvelles" qui en cachent des bonnes. Par exemple, nous apprenions récemment l'existence d'écoles catholiques religieuses hors du système d'éducation qui faisaient l'enseignement du créationnisme. La bonne nouvelle? On pourra les fermer en même temps que les écoles juives orthodoxes qui n'enseignent que le Talmud (et qu'aux garçons) sans que le geste ne puisse être perçu comme une oppression de la communauté juive.
Des leaders musulmans modérés au Canada se plaignaient récemment de l'intimidation exercée sur eux par des éléments plus radicaux de leur communauté et demandaient d'être protégés. La bonne nouvelle? D'abord, il y a des musulmans modérés... Mais surtout, ils s'identifient comme tel, s'organisent et s'opposent aux intégristes. La lutte contre l'intégrisme musulman n'a donc pas à déraper en fermeture complète à l'Islam.
Les Québécois sont prêts à accepter la différence mais aimeraient sentir que toutes les communautés acceptent aussi certaines valeurs importantes. On accepte les mosquées mais les musulmans acceptent qu'ils n'auront pas de minaret qui chante 5 fois par jour. On pourrait baliser la vestimentation des jeunes femmes (comme des jeunes hommes, d'ailleurs) en imposant un uniforme décent dans les écoles, ce qui ferait du bien à tout le monde, mais il ne sera plus question de permettre le port du voile ou d'exiger des cours séparés pour les filles. On accepte l'érouv à Outremont parce que ça ne dérange personne mais les hassidiques devront abandonner l'idée de faire interdire les bikinis dans les parcs. Je lance ces idées comme ça, on brainstorme
L'idée, c'est que personne ne pourra rester tout seul dans son coin mais surtout, que personne ne pourra imposer son intégrisme à d'autres.
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C'est la faute aux écolos
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Non mais, on croit rêver. Depuis des années que les compagnies forestières exploitent le bois, font de la coupe à blanc, montant toujours plus au Nord, jusqu'à la limite des arbres. Et maintenant qu'arrive finalement l'alignement de planètes qui fait que la récolte n'est plus rentable, ils viennent quêter au gouvernement et se plaignent des écologistes. Des fois, quand je vois leur porte-voix se faire aller, ils me font penser à Dave Hilton face à son procès et à sa condamnation. Ils nient, ils nient, ils nient, ce n'est pas de leur faute, c'est un complot des écolos qui veulent nous ramener à l'âge de pierre, vous ne comprenez rien à la forêt, rien à l'économie...
Et bien sûr, les otages de ce chantage, ce sont les travailleurs à salaire, ces précaires qu'on vire quand on n'en a plus besoin, dès qu'il n'y a plus de bois ou qu'il ne se vend plus parce qu'il n'est plus compétitif. La revendication, ici, est simple: "Laissez-nous prendre tout ce qu'on veut au rythme qu'on veut sinon, on vire tout le monde et on crisse toute la région dans le marasme pour des décennies." Et il y a du monde pour les trouver crédibles.
C'est vrai que, souvent, quand il est question de protection de la forêt ou de tout autre écosystème ou richesse naturelle, les artistes et autre portes-parole écologistes pèchent par angélisme. Dans les spectacles-bénéfice de toutes ces causes, on dénonce les exploiteurs, on défend les oiseaux, les grenouilles et les orignaux, ne tuons pas la beauté du monde, j'ai planté un chêne et toutes ces nobles considérations. C'est bien beau mais ça donne parfois l'impression que ces militants souhaiteraient ramener tout le Québec au bon vieux temps des lampes à l'huile et des campes de chasse. Et puis, ça donne une prise aux crosseurs cravatés de tout acabit qui peuvent ensuite les pointer du doigt comme de fieffés nostalgiques qui préfèrent sauver un porc-épic plutôt qu'un emploi.
Mais ce n'est pas de ça qu'il s'agit. Je n'ai rien contre le fait d'exploiter la forêt. Je ne veux juste pas qu'on nous la vole. J'ai l'impression que si on avait confié la gestion de la forêt à une coop de travailleurs, ils auraient mieux protégé la ressource. Parce que c'est leur gagne-pain. Ils auraient sans doute choisi de couper moins, de couper mieux, de moins travailler mais de conserver leur emploi, leur mode de vie, leurs villages. Mais les compagnies forestières veulent maximiser leurs profits pour leurs actionnaires. Quand il n'y aura plus de bois, ils iront en trouver ailleurs, n'importe où dans le monde, ou ils investiront les millions qu'ils auront sucé dans nos forêts dans quelque chose d'autre de plus rentable. Next!
Et pour s'assurer qu'on ne les astreindra pas à plus de responsabilité, ils profiteront de chaque crise, de chaque prétexte, de chaque impression de ralentissement pour discréditer ceux qui proposent un autre modèle que leur exploitation pressée.
Les Guy Chevrette, les Jacques Brassard, et maintenant le ministre Jean-Pierre Blackburn qui accusent les écologistes participent tous à cette logique. Ce qu'il nous disent c'est: "si vous essayer de nous empêcher de maganner les régions comme on veut, on va les tuer". Si c'était rien que de moi, je leur fermerais tous la gueule en nationalisant. Ouste. Ne touchez plus à notre bois. La prise d'otage est terminée...
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Bonne soirée loin de votre antenne
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Vous avez été nombreux à souligner votre accord à mon écoeurantite aigüe face à la morbidité médiatique. J'ai même été surpris par l'ampleur de la réaction. Mais est-ce seulement les lecteurs du Voir qui réagissent ainsi? Est-ce que c'est seulement le monde que je connais qui ont cette aversion pour le témoignage larmoyant et le voyeurisme du deuil? On dirait puisque tous les réseaux continuent encore à nous en inonder.
L'accident dans le métro à Rome, qu'est-ce que j'en ai à câlisser? C'est même pas des terroristes. Alors c'est soit une défaillance technique ou une erreur humaine. Redonnez-moi des nouvelles quand vous le saurez, le reste, je ne veux rien savoir. Mais non, il y a quelqu'un qui s'est dit: "Wow, il y avait des francophones dedans! On peut avoir un témoignage à RDI! Yé!"
Heuuuu... pis ce qui se passe en Afghanistan? Le débat sur les scieries qui ferment? La marche des chômeurs, qui se bat pour les droits bafoués de milliers de travailleurs et dont personne ne parle? Tout ce temps à voir et revoir des gens traumatisés qui n'ont à dire que "C'est terrible..." "Ça a fait un gros boum!" "Je n'ai rien vu venir, tout avait l'air normal", "Un si gentil garçon qui meurt si jeune, c'est une tragédie", c'est du temps volé à des dossiers où une information éclairée pourrait m'aider à prendre position.
Alors voilà. Disons-le. Appelons à RDI, LCN, TQS, whatever. Dès que je sens que je me fais mettre sous le nez de la souffrance juste pour le kick, j'appelle et je leur dit: là, désolé, vous m'avez perdu, je ne reviendrai plus de la soirée.
Et je m'en fous si ça ne change rien, ça va faire du bien...
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Go, Équipe Québec!
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À l'occasion du 400e anniversaire de la ville, c'est Québec qui recevra en 2008 le Championnat du monde de hockey sur glace. Quelle belle occasion, pour une fois, que le Québec y soit représenté par son équipe à lui. C'est l'idée que tente de pousser le comité "Équipe Québec", dont fait partie le virevoltant Me Guy Bertrand. L'idée a fait l'objet d'un débat à l'émission Au-dessus de la mêlée, le lundi 16 octobre à la télé de Radio-Canada. En guise de mise au jeu, il y a eu les résultats d'un sondage sur l'idée. Un vrai, de Léger Marketing, avec échantillonnage et tout. Tenez-vous bien, 72 % des Québécois souhaitent la création d'Équipe Québec! C'est donc clairement la cause la plus populaire que Me Bertrand ait défendue depuis longtemps. Vérification faite auprès de la Fédération internationale de hockey, les statuts de l'organisme ne permettent la participation que des États indépendants. Même fin de non-recevoir à Hockey Canada. Pourtant, on n'est pas aux Olympiques. Le Royaume-Uni envoie quatre équipes à la Coupe du monde de soccer: Angleterre, pays de Galles, Écosse et Irlande du Nord. Et l'État américain de Porto Rico participe de façon indépendante aux compétitions sportives internationales. Il y a aussi des exemples au rugby. Autrement dit, si on voulait vraiment, on pourrait. Denis Coderre, qui a tout de même eu le guts de participer au débat, est contre l'idée d'une Équipe Québec alors que tous les autres (dont Pierre Falardeau, fallait voir ça!) étaient pour. Selon Coderre, les partisans de cette idée font de la politique avec le sport, ce qui faisait bien rigoler Falardeau. Comme si les Olympiques n'étaient pas politiques. Comme si cette orgie de drapeaux à chaque deux ans, qui voit toujours quelques Québécois couronnés écouter, émus, le Ô Canada! décorés de feuilles d'érable, n'était pas de la propagande et du nation-building. Le député Coderre dit qu'il ne faut pas "diluer le produit", que les Québécois ont leur place au sein de l'équipe canadienne. Or, tous ceux qui suivent le moindrement ce sport savent à quel point c'est faux. Et si c'était de chances de gagner des médailles qu'il s'agissait, pourquoi ne pas se joindre à l'équipe américaine? Parce que le Canada existe déjà. C'est donc uniquement l'argument de l'inertie. Mais avec 72 % de gens qui appuient le projet d'une équipe québécoise, il n'y a aucune raison que l'inertie l'empêche. Qu'est-ce qui l'empêche donc? La peur. Les fédéralistes, c'est-à-dire la majorité des Canadiens du ROC et les quelques rares vrais fédéralistes québécois à faire partie du 22 % qui s'oppose à l'idée (même 48 % des anglophones sont en faveur, plus que les 46 % qui s'y opposent!), ont peur de ce que ça pourrait provoquer. On a peur que l'événement déclenche trop de passions, que l'appui du Québec à sa vraie équipe soit trop fort pour que le Canada ne le remarque pas. Déjà, juste les réponses au sondage devraient faire réfléchir... Et puis, avec un Ribeiro, un Luongo, un Mellanby, c'est tout le Québec qui serait derrière cette équipe, pas juste les francophones... Ça aussi, ça doit faire peur... Imaginez maintenant que, portés par la ferveur du public, inspirés par la nouveauté de travailler en français, avec une bonne attaque inventive, des défenseurs corrects qui se dépasseraient et un Roberto Luongo qui arrêterait tout... Imaginez que nos boys d'Équipe Québec gagnent? Vous le voyez, le party? Maintenant, imaginez l'autre scénario. Québec célèbre son 400e anniversaire. La France et toute l'Amérique sont conviées à la fête. Le monde du hockey s'y retrouve pour le Championnat du monde du seul sport qui passionne les Québécois. Et nous irions y appuyer Équipe Canada, avec trois, quatre joueurs québécois. Maintenant, imaginez-les gagner. Feuille d'érable et Ô Canada all over again... Prout... Si le Québec peut avoir une place à l'UNESCO, pourquoi pas dans un championnat de hockey? Et cette idée n'est pas nécessairement indépendantiste. Vous imaginez, si Harper permettait que le Québec ait son équipe? C'est lui qui en récolterait toute la gratitude. Et en poussant le dossier, Charest aurait donné aux Québécois une des plus belles occasions de célébrer en tant que Québécois de leur histoire. Et si l'événement crée un précédent et que la formule revient à tous les championnats du monde, il est possible que ça suffise à bien des Québécois, comme indépendance. Bien sûr, je ne crois pas. J'espère et je crois que l'existence d'une Équipe Québec pourra servir à réveiller les Québécois quant à ce qu'ils peuvent faire ensemble, à créer une confiance, un esprit d'équipe. Mais ce qui est clair, c'est qu'on en a assez de ne jamais pouvoir célébrer une victoire en tant que Québécois. Que notre fierté soit étouffée. Que chaque fois qu'on fait quelque chose de bon, quelqu'un vienne coller un drapeau du Canada dessus. Ça peut se faire dans le Canada ou ça peut se faire en dehors. Mais 72 % des Québécois le veulent. Et ça, il me semble que c'est une réponse claire à une question claire...
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L'arbre qui cache la forêt
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Il y a crise dans l'industrie du bois. On ferme des scieries partout, ce qui entraîne le chômage dans les régions. Et ça crée une spirale qui n'annonce rien de bon. On évoque la baisse des chantiers aux États-Unis, la hausse du dollar canadien, le conflit du bois d'oeuvre. L'industrie prend soin de ne pas le mentionner mais d'autres spécialistes le soulignent: il y a aussi qu'on a trop exploité la ressource. Il faut aller chercher le bois de plus en plus loin, ce qui augmente les coûts.
Les Chevrette et cie qui représentent l'industrie forestière ne proposent qu'une solution: il faut baisser le prix du bois. Avec tous les tarifs et autres tracasseries que le Québec a imposé à l'industrie forestière, le Québec n'est plus compétitif. Ce n'est donc pas d'avoir trop exploité la ressource qui nous a mis dans le trouble mais bien, de l'avoir trop protégé! Duplessis avait raison...
Pourtant, à ce que je sache, les arbres qu'on ne coupe pas maintenant vont continuer à pousser. Ils n'exploseront pas une fois à maturité. Ils seront juste plus gros quand on les coupera. Ce n'est donc pas une perte de matière ligneuse. C'est un contretemps, une pause forcée dans son exploitation. Se mettre à tout liquider ne ferait en sorte, en bout de ligne, que nous retirerons moins d'argent de cette forêt.
Entretemps, c'est sûr que c'est une bien mauvaise passe pour les travailleurs de cette industrie et les régions ou cette ressource joue un rôle si important dans l'économie. Il devrait y avoir moyen de faire quelque chose pour eux, de les réorienter, de soutenir des industries de transformation du bois, pourquoi pas de reboiser, en tous cas d'arrêter de penser comme des 2 par 4.
Les bûcherons et autres travailleurs du bois se retrouvent aujourd'hui dans la même position que les pêcheurs de morue. Et on continue de faire confiance aux cravatés qui nous disent qu'on parle à travers notre chapeau? On n'est pas sortis du bois...
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J'ai le blogue qui bloque
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Je n'ai pas l'impression d'être un blogueur naturel. Il y a des moments, ça dépend de ce qui arrive dans l'actualité, du mood, de l'accumulation de nouvelles qui me découragent mais je suis comme sonné. Je n'ai rien à dire. En tous cas, rien d'assez cohérent pour avoir envie de l'écrire. Je rumine. J'essaie de trouver une prise sur les sujets qui me touchent. Je lis, je zappe, je surfe. La crise dans l'industrie du bois, les politiques bêtement anti-gays de Harper, les attaques de plus en plus méprisantes qu'on entend un peu partout contre la gauche et les écologistes. Ça s'en vient. Une chance, il y a le baseball. Go Tigers!
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Morbides médias
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Qu'il s'agisse des victimes d'un tireur fou à Dawson ou chez les Amish, d'un tremblement de terre, d'une inondation ou de l'effondrement d'un viaduc, je ne comprends pas la fascination morbide qui semble toucher une grande majorité de gens concernant la mort médiatisée. La mort frappe tous les jours. Le jour où le viaduc s'est effondré, à Laval, un gars que je connaissais est mort dans un accident de la circulation. Il descendait de son taxi, à pied, et traversait la rue quand une voiture l'a fauché. Un accident tout bête, sans coupable à pointer du doigt. Sa famille, sa blonde, ses amis sont aussi touchés que s'il avait été sous le viaduc, ce jour-là. Mais pour eux, pas de compassion étalée dans les médias, pas d'éditoriaux pour dire que c'est inacceptable, pas d'analyses d'experts pour trouver des solutions afin que ça ne se reproduise plus, pas de psychologues pour analyser les effets du traumatisme. Pourtant, le deuil est le même. Mais, dans leur malheur, ceux-ci auront au moins la chance de vivre leur deuil comme il devrait se vivre: en privé. Collectivement, c'est presque rendu politiquement incorrect de dire après une catastrophe: "Ben coudon, la vie continue." Bien sûr, je compatis avec les victimes. Mais je ne les connais pas. Au fond, je ne compatis avec elles que parce que les médias m'ont fait connaître leur sort. La comparaison pourra paraître un peu tirée par les cheveux mais c'est quand même comme ça que je le sens. Quand un enfant se cogne la tête quelque part, il est sonné, et regarde toujours les adultes autour de lui avant de réagir. Si la première face qu'il voit est souriante et ne revient pas sur l'accident, il pourra, si la douleur n'est pas trop grande, oublier le bobo et passer à autre chose. Mais si, au contraire, il croise un regard affolé, les sourcils en accent circonflexe, qui lui souligne encore plus qu'il vient de se faire mal, alors là... Le braillage est pratiquement automatique. Chaque fois qu'une catastrophe fait des victimes, on nous en parle, en long, en large et en direct. On est tous là à faire des sourcils en accent circonflexe, à répéter que c'est terrible. On se vautre dans le deuil. Alors tout le monde braille, partout, à chaque mort imprévisible ou un tant soit peu spectaculaire. La vie pourra continuer, mais plus tard. Parce que, après la pause, d'autres images exclusives! J'ai l'impression que cet étalage du malheur des uns finit par faire le malheur de tout le monde. C'est ainsi que le public en général a l'impression qu'il n'y a jamais eu autant de guerres dans le monde et de meurtres dans la société. Pourtant, les statistiques tendent à démontrer le contraire. Mais ce qui importe, c'est la perception. Et les médias nous bombardent d'images de la violence et de ses effets comme jamais auparavant. Et je ne parle pas de la fiction, ici. Je parle des nouvelles. Déjà qu'on manque de mots quand vient le temps d'offrir nos condoléances aux proches de quelqu'un qui vient de mourir, quand l'affaire devient médiatique, il se dit tellement n'importe quoi que ça frôle le grotesque. On cherche tellement un sens qu'on interprète à tort et à travers. Une semaine, on entend dire que la violence des tueurs fous viendrait de notre aliénante vie moderne, des difficultés d'intégration des immigrants ou de la musique heavy métal. Deux semaines plus tard, un homme tue cinq petites Amish et se suicide en Pennsylvanie. Il vivait dans un petit village bucolique, dans un milieu ethniquement et culturellement encore plus homogène que l'Islande, et n'écoutait pas de musique violente. Alors? On dit quoi, là? Rien ne me rend plus mal à l'aise que le voyeurisme du deuil des autres. À la limite, quand la cause des victimes est politique, comme dans le cas d'une guerre, je peux comprendre. On doit montrer les effets de la guerre sur les populations civiles. Et encore là, il faut faire très attention à la manipulation qu'on peut faire de ces images. Dans le human interest, on utilise toujours le human qui sert notre interest... Mais face à la mort privée, il me semble qu'on oublie de respecter la plus élémentaire pudeur. Les Amish ont tenu à gérer ce qui est arrivé à leur communauté à leur façon. Ils n'ont pas laissé les vautours médiatiques les envahir. Je les applaudis. Et même si j'ai l'impression d'être infiniment minoritaire, je dis ceci à tous nos médias confondus: quand vous couvrez des funérailles à la suite d'un écrasement d'avion ou que vous foutez vos micros sous le nez du frère d'une victime de tuerie dans une école, je zappe. Faites votre deuil de moi comme spectateur.
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Gros lots, gros lolos...
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Le scandale autour de la publicité du casino de Montréal dans le Bostonian me fait bien rigoler. C'est tellement gros que c'en est ridicule. Et puis, laisser croire que les Québécoises sont des filles faciles pour attirer le touriste mâle américain, c'est pas seulement sexiste, c'est de la publicité mensongère... Mais il me semble aussi que ça révèle autre chose. Si Loto-Québec en est rendu là pour attirer de la clientèle étrangère dans son casino, vous imaginez-vous jusqu'à ça aurait pu aller pour remplir le casino plus grand qu'ils voulaient construire?
Quand nos grands chevaliers d'entreprise parlent d'attirer du tourisme, ils ne pensent que gizmos clinquants et grosses patentes subventionnées. Il me semble pourtant clair que le touriste qui veut des montagnes russes volantes, des casinos remplis de pitounes ou des glissades d'eau à gravité inversée, il préfère avoir tout ça dans un climat tropical, et que si on tentait de suivre ce modèle à Montréal, on s'enlignerait pour faire l'élevage des éléphants blancs.
Je laisse le mot de la fin à Félix Leclerc. C'est tiré d'un vieil agenda que j'ai reçu, regroupant des citations du grand chansonnier et auteur:
Le tourisme en groupes
c'est un troupeau de vaches
qui passe dans le jardin.
Il piétine
saccage
mange
brise
salit
paye
et s'en va.
Parlez-en à la Grèce, l'éternelle,
qui a payé cher
le comptoir à patates frites!
La ville de Québec,
la jolie,
la nerveuse,
la romantique,
devrait prier pour que le troupeau
passe loin de son Allée,
au lieu de le supplier
de venir toucher sa robe
pour quelques sous!
-Félix Leclerc
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L'état des routes
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Ça fait plusieurs années que je n'en reviens pas des réactions que provoque au Québec l'état de nos routes. Je suis bien d'accord qu'elles sont largement dans un état lamentable et il est indéniable que c'est beaucoup mieux juste chez nos voisins immédiats. Mais de là à y voir une preuve de la déliquescence du Québec comme société, me semble qu'il y a une large voie. Pourtant, il suffit qu'une conversation dans une soirée glisse sur la politique ou sur l'avenir du Québec pour que le sujet de l'état des routes resurgisse immanquablement. Genre "Anyways, on fait dur, regarde l'état de nos routes", "Comment veux-tu faire un pays avec une gang qui est même pas capable de faire de l'asphalte qui craque pas après cinq minutes?". Essayez à la maison. L'état des routes, ponts et viaducs au Québec est un sujet qui peut se glisser dans à peu près n'importe quelle conversation, n'importe quand. Pour ma part, je me souviens qu'un gars à amené le sujet alors que nous parlions du déménagement des Expos. C'est arrivé une autre fois quand nous parlions du manque de médecins en région. Et je ne suis pas sûr, mais je pense que le sujet s'est déjà immiscé alors qu'on parlait de cul. Ça frôle la fixation obsessionnelle. Et avec le viaduc effondré à Laval, ce n'est pas près d'arrêter. Pour plusieurs, le réseau routier québécois a valeur de symbole suprême de notre déclin collectif. Whoa les moteurs! Les faits ont beau être vrais, j'ai l'impression qu'on tombe dans l'interprétation abusive. C'est comme si nous étions collectivement porteurs d'une pulsion d'autoflagellation qui précédait l'erreur qui lui servira de prétexte pour s'exprimer. Si ce n'est pas les routes, c'est les hôpitaux, les écoles, la forêt, le paysage. Si l'effondrement s'était produit en Ontario, vous croyez que les Ontariens auraient conclu au déclin de leur province ou du modèle canadien dans son ensemble? J'en doute. On aurait cherché des responsables, on aurait fustigé quelques politiciens, dans certains milieux on aurait pointé du doigt l'utilisation abusive de l'automobile et du camionnage. Mais, dans les chaumières et autour des bières où on refait le monde, je ne crois pas que le drame aurait servi de déclencheur à une crise existentielle. Les Anglais ont une phrase que j'aime beaucoup: "Devil is in the details". Le Diable est dans les détails. C'est facile d'avoir de beaux grands principes, mais si on ne fait pas attention aux détails pratiques, aux effets secondaires des lois et règlements, les résultats iront peut-être dans le sens contraire de ceux souhaités. Sauf que, voilà, les détails, ça ne passionne pas grand monde. Les journaux et les bulletins de nouvelles ont beau faire des efforts pédagogiques pour expliquer les données techniques du problème, le peuple se passionne moins pour des histoires de densité de béton que pour une traque au coupable. Ou pour une séance de dénigrement généralisé de tout ce qui se fait au Québec. Dès que quelque chose craque quelque part dans un réseau public, on invoque la décrépitude du réseau routier comme preuve que tout est pourri. Il ne s'agit pas de nier les problèmes ou de refuser de voir des liens entre les différents problèmes. Il s'agit de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Bon, nos routes sont en mauvais état. On fait quoi avec? On fait quoi dessus? Il serait peut-être temps de favoriser le transport par rail, qu'on a négligé alors qu'il est plus sécuritaire et plus écologique. On pourrait à tout le moins réduire les charges maximales des camions au Québec, qui sont plus élevées que partout ailleurs. Il y a une raison à ça. Le transport par rail est fédéral. Le camionnage, c'est une industrie locale, détenue par des gens qui votent et qui contribuent aux caisses électorales des partis. Mais ce n'est pas un complot, juste un lent glissement, partagé par tous les partis qui ont été au pouvoir au Québec, et qui doit être corrigé. Ce qui nous rendrait le plus service, présentement, c'est que l'attaque vienne de l'extérieur. Il suffirait d'une Jan Wong pour dire que l'effondrement du viaduc est dû à la loi 101 (les plans devant être rédigés en français, ça a dû induire les ingénieurs en erreur...), ou d'une Diane Francis pour dire que les travaux publics au Québec sont toujours corrompus, pour que nous soyons tous unis à lui répondre qu'il ne faut pas charrier et qu'il faut étudier le présent cas en détail avant de conclure. Pour une fois que ça nous rendrait service. Allez, un petit effort...
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Un viaduc de tombé...
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...Un transport en commun de retrouvé. Du moins, ce serait une bonne chose, que ce terrible accident puisse servir à changer des habitudes. Déjà, aux nouvelles, on a vu de nouveaux usagers du transport en commun très heureux de leur expérience et désireux de la répéter. C'est une occasion à ne pas rater pour les sociétés de transports impliquées. Les nouveaux trajets instaurés pour réagir à la situation d'urgence devraient peut-être demeurer. Et pourquoi pas innover et mettre les taxis dans le coup? Genre, ils acceptent les billets d'autobus et le client paie la différence? Ou alors, ils font la navette pour un tarif forfaitaire et prennent des passagers jusqu'à être pleins, comme un genre d'auto-stop payant. C'est un peu le principe du taxi-brousse, en Afrique, qui m'a toujours paru comme une excellente solution, pratique, souple et conviviale. Tant qu'à avoir des routes dignes du tiers-monde, pourquoi ne pas profiter des mêmes solutions? L'achalandage réduit de voitures nous donnerait une chance de vraiment réparer les dégâts.
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La Chine et gnagnagna
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J'ai vu un reportage sur la Chine récemment. De voir ce pays gigantesque "se réveiller", comme y disent, avec des milliards de gens qui sortent de la pauvreté, qui ont faim de confort et qui sont prêts à tous les efforts et tous les sacrifices. C'est magnifique, mais c'est aussi terrifiant.
Il y avait une histoire montrant un brave type qui, pour gagner sa vie, s'expatrie à l'autre bout du pays, à laver des vitres de gratte-ciel à Shanghaï, sans grandes mesures de sécurité, loin de sa jeune famille, et qui envoie presque toute sa paye à sa femme et à son enfant. Au nouvel an, il donne tout ce qu'il a pu épargner à son père. Une abnégation impensable ici. Il faut remonter au temps des bûcherons pour trouver pareil dévouement. Un dévouement qui a été exposé pour ce qu'il était: de l'exploitation.
Et cette petie fille qui s'entraîne pour devenir championne de gymnastique. Elle s'y met six jours par semaine, elle a des bleus partout, elle saigne des mains. Et quand son père vient la voir en qualifications, il commence par critiquer ses erreurs. Ici, un tel parent passerait pour un monstre. Pauvre petite, elle n'a pas d'enfance. Mais en Chine, il passe pour un père exigeant mais juste. Et sa petite fille l'adore.
Bravo pour la Chine. Mais sans aucune balise dans le commerce entre ce monde et le nôtre, le Québec, et avec lui tout l'occident, va se faire manger tout rond. Les Lucides veulent qu'on se grouille le cul et qu'on trouve des marchés de niche où il sera possible de travailler peinard encore quelques décennies. Ça me semble bien utopique pour des gens qui se réclament de la lucidité. Ou alors c'est hypocrite.
Me semble que juste un peu de protectionnisme, ça ne ferait pas de tort, en attendant que la Chine nous rejoigne questions conditions de travail. On devrait aussi tout faire pour propager le syndicalisme chez eux au lieu de le piétiner chez nous, boycotter tout ce qui est fabriqué dans des conditions inhumaines ou en négligeant l'environnement. Les Chinois progresseront moins vite mais avec plus de justice sociale. Tous ceux qui, chez nous, veulent qu'on ouvre grand les portes sans se protéger, ce sont ceux qui sont en position d'en profiter comme intermédiaires. Faudrait pas l'oublier.
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La soirée du soccer?
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La société Radio-Canada a annoncé qu'elle serait le télédiffuseur officiel des matchs de soccer de l'Impact de Montréal. Je veux bien mais qu'arrive-t-il alors aux arguments qui ont été invoqués pour mettre fin à cette tradition quasi-religieuse qu'était la soirée du hockey? Je sais que, si on a le câble, on a tous les matchs qu'on veut et même plus à RDS mais me semble qu'un diffuseur national devrait couvrir un peu notre sport national, non? C'était une des rares affaires que nous partagions avec plaisir avec le reste du Canada et Mario Clément a tiré la plogue. Maintenant, on nous amène du soccer, le sport international par excellence. C'est Michaëlle Jean qui va être décue...
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