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Impertinences
28 septembre 2006, 12:00

Michaëlle et moi

J'ai déjà été amoureux de Michaëlle Jean. Secrètement, sans trop me l'avouer. Mais chaque fois que je la voyais aux nouvelles, je poussais un petit "mmmm" attendri. Et puis, comme souvent quand on est physiquement séduit, on trouve vite d'autres qualités. Je la voyais plus militante que bien d'autres journalistes, laissant poindre, il me semblait, une identité très québécoise. Ce qui, provenant d'une immigrante, était d'autant plus réjouissant. J'ai remarqué, entre autres, qu'elle parlait de prisonniers politiques quand elle parlait des ex-felquistes.

D'ailleurs, je l'ai déjà croisée. C'était à l'occasion du 30e anniversaire de L'Osstidcho, au Quat'Sous. Je tenais le rôle d'Yvon Deschamps dans le spectacle L'Osstidcho en rappel. Elle était la présentatrice. On avait jasé en coulisses. De la voir près de moi, en chair et en jambes, m'aidant avec toute sa chaleur et son sourire à surmonter un trac épouvantable (imaginez, incarner Yvon Deschamps devant Yvon Deschamps et tout le gratin artistique...), mettons que ça n'avait rien fait pour m'aider à décrocher. Wow!

Et quand j'ai fait le monologue Nigger black, au moment de dire: "On avait ôté les culottes de sa p'tite soeur pour voir si à l'avait les fesses blanches! Moé, c'est mon frére qui m'avait dit ça, mais c'est pas vrai pantoute, ça...", je me suis tourné vers elle, assise dans la première rangée, lui demandant du regard de confirmer qu'elle n'avait pas les fesses blanches. Elle faisait déjà non de la tête avec un large sourire, comme si elle avait deviné que je me tournerais vers elle, et tout le monde était parti à rire...

Bref, j'ai déjà cruisé l'actuelle gouverneure générale du Canada pendant toute une soirée. Et de nos conversations, du contexte, des amis qu'elle avait dans le milieu et de ce que je savais d'elle, j'étais persuadé qu'elle était indépendantiste. Tellement qu'au moment de la course à la succession de Bernard Landry, lors d'une chronique à Joël Le Bigot, j'avais suggéré son nom comme candidate. C'était à moitié une blague mais il y avait quand même quelque chose là. À défaut d'avoir une vraie chance personnellement, je me disais qu'on pourrait au moins être politiquement proches. J'avais écrit: "... ils seraient mal pris, ceux qui aiment bien accuser le mouvement indépendantiste d'être raciste."

D'après ce que j'ai pu savoir, j'étais loin d'être le seul à la croire "de notre bord". Mais quelques mois plus tard, la claque dans la face: elle acceptait le poste de gouverneure générale du Canada!

Alors là... La déception politique s'est mêlée à la déception personnelle. Je me suis senti floué, trahi, presque personnellement. Tout ça a beau être du domaine du fantasme, je pense que ça explique, symboliquement, la force de la réaction de beaucoup de Québécois aux déclarations de Michaëlle Jean. Imaginez, vous tentez de séduire une fille, elle semble vous ouvrir la porte, vous avez de l'espoir, et soudain, la voilà qui se matche avec votre plus grand rival, qui est en plus votre boss...

Et puis, elle minimise votre flirt, disant à tout le monde que vous n'avez jamais eu aucune chance avec elle. Ça fait mal. Et ça s'aggrave. Si elle s'était contentée de prendre la job pour le prestige et les voyages, vous auriez pu maugréer dans son dos et laisser passer son mandat de mascotte. Mais elle en rajoute, passant son temps à vous faire la morale, dans la limousine du boss, à vous dire que c'est vous qui êtes méchant avec lui, que vous devriez l'accepter, devenir son ami. Tout ça enrobé d'une rhétorique de vendeuse de toutous qui est sans doute ce qui vous déçoit le plus. De vous-même, finalement. Comment avez-vous pu ne pas voir d'avance cette insoutenable légèreté de l'être? Ce mélange d'ambition personnelle et d'hypocrisie politique qui la fait se plonger dans les contradictions comme s'il s'agissait d'un bain de mousse. L'indépendance, c'est bon pour Haïti mais pas pour le Québec. Les "Canadiens qui vivent au Québec" (on n'est même plus des Québécois, remarquez...) devraient s'ouvrir au Canada. Alors que le Canada anglais nous insulte ou nous ignore régulièrement, mais là-dessus, pas un mot.

Et si vous réagissez autrement qu'en cocu content, que vous contestez, que vous laissez paraître votre frustration, vos réactions serviront à nourrir ceux qui, dans son camp, ont intérêt à vous faire passer pour un raciste et un intolérant. Elle qui aurait pu être un symbole de l'inclusivité des indépendantistes ou qui, en restant neutre, aurait au moins illustré le fait que la société québécoise francophone est ouverte à la diversité, la voilà qui sert maintenant de provocation pour faire croire à notre fermeture d'esprit. Le rêve s'est transformé en cauchemar.

Maintenant, chaque fois que je vois Michaëlle Jean parler, ça sort tout seul. Je ne l'écrirai pas ici, mais c'est le mot de tout amoureux éconduit.

Désolé, Michaëlle. Tu m'as trop déçu.

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Louis P. a dit :

Le pouvoir corrompt

On aura beau écrire ou dire ce qu'on en veut, mais le pouvoir est corrupteur. Celui qui possède désire posséder davantage, et celui qui contrôle ne rêve que de contrôler encore plus. Et celle qui se voit désormais à la tête de l'État canadien, représentant officielle de sa majesté la Reine, dans cette fonction protocolaire ô combien inutile mais « glamour », n'échappe pas à cette triste logique.

Qu'elle était sympathique « la petite noire » à Radio-Canada (dixit un membre de ma famille, qui parlait d'elle ainsi sans la moindre méchanceté)! Qu'elle était douce, mais convaincante. Fragile, mais fière. Et terriblement jolie...

Que s'est-il donc passé pour que cette dame, en apparence si près du peuple, cette journaliste chevronnée que nous accueuillions tous les midis dans notre téléviseur, que s'est-il donc produit pour qu'elle en vienne à nous snober ainsi et à jouer les petits pichous de Harper?

Le pouvoir.

Il corrompt.

Quand on vit désormais selon le protocole, voyageant à l'étranger comme un chef d'État, recevant tant et tant de luxe de cette tradition britannique, qu'on se fait vouvoyer, photographier comme une star, comment se rappeler ses origines, et comment mordre la main qui nous nourrit?

Car la main qui la nourrit, c'est le Canada anglais. C'est lui qui tient à sa monarchie, à ses valeurs, à ses icônes, à ses reliquats poussiéreux revampés à la sauce du jour. Et Michaëlle Jean le sait bien: elle n'est redevable que devant ceux qui estiment ce qu'elle fait et ceux qui y accordent de l'importance.

Bref, elle a du pouvoir, et sa seule crainte est de le perdre. Et elle s'y accroche donc en faisant plaisir aux Canadiens anglais (et à Harper) en adoptant des idées politiques conservatrices très éloignées de celles des Québécois.

Encore une fois, pourtant, comme dans l'affaire Wong, la même question: en quoi son opinion est-elle si importante? Ne savons-nous pas déjà ce que nous sommes? Qu'on la laisse parler, elle qui adore cela!

# 28 sept. 2006, 09:25

Michèle Tremblay a dit :

Un moment peu stratégique...

Je ne me suis pas encore fait d'avis à savoir si Michaëlle Jean était une opportuniste. L'est-elle plus que Jacques Lanctôt qui a traduit des articles de journaux pour Fidel Castro et qui s'est associé à Michel Brulôt plutôt que de déclarer faillite ? J'en doute.

Ceci dit, j'admets être passablement irritée par la désinvolture avec laquelle elle répond aux reproches qu'on lui fait.

Sur le coup, moi aussi j'ai été insultée par cette accusation qu'elle a lancé aux Québécois concernant notre supposé "manque d'ouverture" au reste du Canada. Mais en y réfléchissant bien, aurais-je réagi de la même façon si cette déclaration avait eu lieu à un autre moment que celui-ci, c'est-à-dire immédiatement après que "L'indigeste Wong" ait publié son torchon qui nous accusait de xénophobie ? Difficile pour moi de le savoir, puisque je n'ai qu'entendu cette citation isolée de son contexte... Elle a déclaré par la suite penser la même chose des autres provinces, à savoir qu'elles manquaient aussi d'ouverture. Michaëlle Jean est-elle naïve et maladroite ? En tout cas, force est de constater qu'elle accumule les bourdes.

# 28 sept. 2006, 09:50

Hélène Lajeunesse a dit :

Michaelle Jean, faux-martyre canadien....

On aura beau tout faire pour essayer que Michaelle Jean devienne un nouveau martyre québécois ou canadien, la dame a de l`étoffe et elle va être capable de tenir longtemps. J`ai même l`impression que plus on va essayer de la descendre plus elle va tout faire pour remonter. Elle semble avoir le tour dans le protocole pour se faire des amis et elle semble tenir beaucoup de pouvoir entre ses mains.

À ses détracteurs, je dis: Taisez-vous donc un moment, soyez patients et regardez-la bien aller.Sans être une de ses fans, cette dame me fascine et je suis curieuse de voir ce qu`elle a planifié à long terme.Je crois qu`elle savait depuis longtemps que ces fonctions allaient lui être offertes un jour. Je crois qu`elle s`amuse beaucoup à nos dépens et qu`elle nous fait marcher allègrement. Je lui prédis toute une carrière....politique à court terme.

# 28 sept. 2006, 17:20

Nathalie Bellemare a dit :

Encore de l'espoir???

Ha Michaelle Jean! Probablement une des seules journalistes dont je me suis sentie proche. Non pas par ma couleur, je suis blanche, mais par son attitude. J'avais l'impression que cette journaliste ne voulait pas seulement donner les nouvelles mais plutôt aider les gens. Je trouvais qu'elle était différente des autres, plus sensible, plus humaine aux réalités mondiales et... d'une telle douceur. Comment quelqu'un comme elle peut-il nous décevoir?

J'ai été déçue de la voir accepter le poste de Gouverneur général parce que dans ma tête, ce poste en est un d'apparat. Juste bon à faire dépenser l'argent des bons contribuables. Sa bourde au sujet de sa garde-robe m'a également déçue. A-t-on besoin de dépenser autant parce qu'on a une rencontre officielle? Faut-il que le tout soit une création de grand couturier? Mais bon, encore là, j'ai laissé la chance au coureur. Non, mais, c'est Michaelle Jean quand même? Elle va sûrement faire quelque chose de très bien avec ce poste, elle qui semble si humaine?

Plusieurs mois plus tard, à par l'avoir vu parader dans plusieurs autres créations de grands couturiers et l'avoir entendu dire des conneries sur nous, Québécois, je ne vois toujours pas à quoi sert ce ''maudit'' poste et ce qu'elle y fait. J'aurais bien aimé qu'on me convainque, qu'on me séduise, mais c'est plutôt le contraire qui est arrivé. Madame Jean, vous me décevez...

# 28 sept. 2006, 17:26

Sylvain Pichette a dit :

Il n'a jamais été mon ami

Je sais que l'allégorie risque d'être énorme, mais je vous la propose quand même. Avez-vous remarqué que, quand nous étions à l'école primaire, il arrivait souvent qu'un élève était la risée du groupe? Quand vous étiez seul avec lui, vous étiez son seul ami, la seule personne à le respecter. Mais quand vous étiez avec le groupe, vous rejetiez la victime pour ne pas être rejeté à votre tour et être accepté apr le groupe. vous étiez prêt à agir et parler contre vos principes (mot que vous ne connaissiez pas à l'époque), et cela vous faisait mal à l'intérieur, mais vous ne le laissiez pas paraître.

Avez-vous remarqué que, parmi les politiciens à Ottawa, ceux qui dénoncent le plus facilement les Québécois francophones (il semble que les anglophones et les allophones ne peuvent être Québécois, pour mieux "blaster" les méchants francophones) sont eux-mêmes Québécois, et francophones par-dessus le marché? Cela ne vous rappelle-t-il pas votre jeunesse?

# 28 sept. 2006, 17:29

Damien Guay a dit :

Michaelle Jean fait sa job de gouverneure générale

Par conséquent elle a droit a son opinion, qui n'est pas tout à fait inexact si on y regarde plus près.

Sommes nous déconnectés de nos compratriotes canadiens ?

Ou tournons-nous tout naturellement le dos à une nation dans laquelle on ne se reconnait pas et qui elle-même ne nous reconnait pas?

Le concept des deux solitudes durera longtemps car aucun des peuples fondateurs ne concèdera à l'autre. Ce serait de diluer la perception de leur propre identité.

De toute façon qu'en est-il des autres provinces? Sont-elles aussi déconnectés ?

Est-ce que ça existe le "reste du canada".

Moi je vois 10 provinces qui sont en compétition entre elle et qui se chamaille au fédéral pour avoir la belle part du gâteau. Chacun pour soin.

Allo le canada uni ?

# 28 sept. 2006, 17:44

Robert Boulay a dit :

Pour un flirt

On a tous nos phantasmes, nos fabulations non partagées, j'inviterais bien l'auteure Christine Brouillette à l'un des ses restaurants préférés "Le Poisson Rouge" pour ensuite souhaiter me glisser sous la couverture de son dernier thriller, je me ferais coloriste d'un jour pour jouer dans la chevelure de Marie Laberge, je porterais des perruques ridicules pour donner la réplique à Anne Dorval, le tout en pensées controlées, sans poser un geste, en totale admiration passive. J'ai aussi trippé sur Michaëlle Jean lectrice de nouvelles et surtout la fois où elle a dansé le voo-doo haïtien au Spectrum il y a environ 5 ans, durant la grêve à Radio-Canada, elle était très sensuelle dans son collant noir et blanc, jamais je n'aurais pensé qu'elle deviendrait la bouquetière d'une vieille reine, d'une institution dépassée, mais que voulez-vous j'ai des ami(e)s qui ont changé d'orientation sexuelle ou d'allégeance politique et je les respecte dans leur choix, ils ne m'ont pas éconduit, ce qui me donne l'occasion de flirter avec leurs idées et la chance de les reconquérir un jour.

# 28 sept. 2006, 17:45

Lyne Gauthier a dit :

Pas très gentil

Depuis qu'elle est maintenant de la haute classe, madame pense qu'elle peut dire tout haut ce qui lui passe par la tête sans aucune conséquence. Mais ce n'est pas comme ça que ça se passe et j'ai encore sur le coeur sa petite phrase qui nous rabaissait. Si on ne veut pas faire d'alliances avec le reste du Canada il y a une raison et elle devrait être en mesure de comprendre. Elle oublie qu'elle vit au Québec et même si elle travaille pour Sa Majesté, ça ne lui donne pas plus le droit de dire de telles stupidités.

Dire qu'au début j'étais contente pour elle qu'elle occupe ce poste, je trouvais ça bien pour une femme noire même si je trouve sa fonction inutile, mais là elle tombe bien bas dans mon estime et elle va devoir ramer très fort pour se racheter.

# 28 sept. 2006, 17:47

Richard Marenger a dit :

quand une syndicaliste devient patronne

Quand je vois Michaelle Jean nous faire la leçon et nous encourager à se lever debout en chantant le God Save the Queen , je l'imagine comme une syndicaliste pure et dure qui vomissait sur les patrons se retrouve du jour au lendemain comme patronne et se met à vomir sur ses ex-confrères en sortant le fouet tout en leur disant qu'elle connait d'avance toutes leurs magouilles et de ne pas essayer de lui en passer une vite .

Nous avons tous connu quelqu'un au bureau qui a suivit ce cheminement et la majorité du temps , ces êtres méprisables sont détestés unanimement , car ils ont oublié trop facilement leur passé récent pour se vautrer dans le pouvoir .

Ce n'est pas la première fois que l'illustre représentante de sa gracieuse majestée nous fait la leçon et renie trop facilement son passé en disant qu'elle a été citée hors contexte etc . Personnellement je suis même heureux qu'elle suscite des débats , car étant devenue une vraie de vraie 'canadian' elle nous prouve que le degré d'amour outre-frontière est toujours aussi bas envers ces québécois qui ne sont pas comme la majorité du reste du Canada .

# 28 sept. 2006, 17:55

Marc Charette a dit :

Qui prend mari prend opinions politiques?

Michaëlle Jean est une fédéraliste. Une fédéraliste moraliste en plus. Mais en existe-t-il vraiment un autre type?

On oserait croire qu'une femme aussi cultivée, aussi articulée posséderait des idées neuves et ouvertes sur le monde. Elles ne le sont pas toutes mais à tout le moins, elle ose notre GG. Dès son entrée en fonction, il était clair qu'elle s'inscrirait davantage dans la lignée d'Adrienne Clarkson que dans celle de Ray Hnatyshyn. Il faut alors accepter que nous partagerons certains points de vue et en profiter. Il faut aussi accepter que dans ses idées contradictoires aux nôtres, elle s'exprimera avec la même force.

J'ai été bien heureux de s'afficher à la conférence sur le SIDA. Ou de la voir comme une "rock star" (comme disaient certains) dans les rues de Haïti tentant d'attirer une attention internationale sur les pays délaissés de notre planète. Je l'ai été un peu moins de nous demander d'être plus accueillant face à ces pauvres Canadiens anglais dont nous sommes déconnectés (parce qu'eux sont parfaitement synchronisés sur notre réalité, bien évidemment).

Avons-nous trop rapidement conclu que si le mari de Mme Jean est un indépendantiste, elle devait l'être également. Qui prend mari prend opinions politiques? Pourtant, nombreux sont les couples où chacun ne partage pas nécessairement les visions politiques.

Mme Jean a choisi d'utiliser son poste moribond pour en faire quelque chose de vivant. Elle a choisi de ne pas être la potiche de Rideau Hall. Qu'elle continue à aller de l'avant avec sa force d'opinions. Si elle doit être vigilante sur un point, ce serait de ne pas viser de groupes en particulier. Ce n'est pas en ciblant les souverainistes du Québec qu'elle leur permettra de mieux comprendre ses vues personnelles. Qu'elle clame son amour pour le Canada, soit. Mais qu'elle s'assure que le Canada fasse ses preuves en exposant ses beautés s'il y a lieu. Qu'elle ne force pas l'attachement au Canada en créant des boucs-émissaires.

# 28 sept. 2006, 18:04

Serge Bédard a dit :

La potiche qui manque de jugement

J'ai également été déçu de la décision de Michaelle Jean d'accepter le poste de gouverneur général.

Cependant, ce n'est pas en raison de son supposé changement d'allégeance politique. La souveraineté et le fédéralisme sont deux positions légitimes et honorables, et tout le monde a le droit de changer d'opinion. D'ailleurs, les spécialistes de sondages estiment que près de la moitié des électeurs oscillent entre la souveraineté-association et le fédéralisme renouvelé. Michaelle Jean serait donc représentative de bien des québécois.

Ma déception tient plutôt au fait qu'elle a accepté le poste de représentante de la royauté, un symbole et une source de dépenses inacceptables pour tout démocrate. En plus, comme elle n'est pas contente de jouer son rôle de potiche, elle veut profiter de sa tribune pour donner son opinion même si elle n'est pas élue. Inadmissible.

Vous vous demandez comment vous avez pu ne pas voir d'avance cette insoutenable légèreté de l'être. Pourtant, vous mettez le doigt sur un indice qui aurait dû vous laisser voir son manque de jugement lorsque vous écrivez "qu'elle parlait de prisonniers politiques lorsqu'elle parlait des ex-felquistes".

Comment soutenir que les ex-felquistes sont des prisonniers politiques lorsqu'ils ont eu droit à un procès juste et équitable et ont été emprisonnés pour des délits d'enlèvement, de meurtre et de pose de bombes.

Ce n'est malheureusement pas ce qui se passe chez leur ami Fidel sur l'île de Cuba où certains d'entre eux se sont réfugiés pendant un certain temps. Selon les historiens, depuis 1959, plus de 100,000 cubains ont connu les camps de concentration et les geôles, et de 15,000 à 17,000 ont été fusillés. Voilà de véritables prisonniers politiques.

# 28 sept. 2006, 18:06

Serge Lefrançois a dit :

Et la carrière bordel

Sans être carriériste, loin de là, il m'est facile de comprendre les choix de cette femme et moins, de comprendre le rédacteur de Voir, qui s'intéresse sûrement à cette forme de réalisation extraordinaire également. Comme Bouchard, Charest, Dumont et bien d'autres l'ont fait, Michaëlle Jean trace sa route et tente de voir loin. Dès sa nomination, des fanions québécois se sont annoncés contre son choix, ce qui me semble de mauvais augure au plan relationnel.

D'origine haïtienne, ces racines lui rappellent sûrement le besoin de se battre dans la vie pour survivre et prendre sa place à travers la diversité. De l'information à la politique, le saut ne m'apparaît pas des plus faciles, malgré une vision internationale certaine. Elle peut trébucher, comme nous tous, mais son cheminement semble solide.

Jeanne Sauvé, ancienne nominée de la même fonction que madame Jean, mentionnait en fin de carrière, que pour aimer cette fonction, il fallait aimer le faste. Il va de soi, qu'émergeant d'un pays de misère, la tentation soit grande pour arriver à une telle situation. Quant-à-moi, elle n'a pas changé, mais elle évolue vers d'autres horizons. Et, je lui souhaite bonne chance.

# 28 sept. 2006, 18:09

Hélène Beaulieu a dit :

Belle prise!

Hors du PQ pas de salut. Seuls les fous ne changent pas d'idée. Je suis fédéraliste et lorsque j'ai appris que Michaëlle Jean après mûres réflexions acceptait le poste de gouverneure générale du Canada, j'ai tout de suite anticipé le traitement que lui réserveraient les indépendantistes. Jean-Louis Roux n'a pas survécu à la campagne des souverainistes jetant sur lui le discrédit en faisant référence à une croix gammée portée sur son sarrau d'étudiant.

C'est que la nomination de Michaëlle Jean les a pris au dépourvu. Ce qui, je pense, enrage les indépendantistes c'est que Michaëlle Jean, cultivée, articulée, accompagnée de Daniel Lafond et de leur jolie fillette, risque de redonner du lustre à ce poste qu'il considère comme un symbole de leur triste passé colonialiste dont ils n'arrivent toujours pas en 2006 à se défaire. Que voulez-vous, il semble que c'est dans les gènes! Jean-Louis Roux, articulé, cultivé lui aussi acceptait le poste de lieutenant gouverneur pour faire la promotion du fédéralisme auquel il croyait fermement. On lui a préféré la moins menaçante Madame Thibault. Quand on a vécu l'oppression comme ce fut le cas des parents de Michaëlle Jean en Haïti, pays qu'ils ont fui pour notre terre d'accueil, le Canada, il faut être naïf d'avoir cru qu'elle aurait pu partager la même ferveur pour la souveraineté du Québec. Qu'elle se soit sentie plus à même d'avoir peut-être une certaine influence pour l'avenir de son pays "Haïti" en acceptant le poste de gouverneure générale, on peut facilement la comprendre. Et moi je me dis que ce poste fait toujours partie des institutions canadiennes et tant mieux s'il est occupé par autre chose qu'une potiche! C'est rafraîchissant d'autant plus que pour les souverainistes il y a en effet matière à s'inquiéter du charisme de cette nouvelle porteuse du fédéralisme.    

# 29 sept. 2006, 10:51

Martin Wozniak a dit :

Ah, cette Michaëlle...

Il y a quelques mois, moi aussi je l'ai rencontrée, Michaëlle... Elle m'a paru si gentille, si élégente. Elle semble être une femme forte, mais comme tout humain, elle possède des défauts. Il n'est pas du tout de mon intention de supposer que le fait de pencher du côté fédéraliste est un défaut. Au moment d'apprendre qu'elle était nommée Gouverneure Générale, j'ai été heureux pour elle.

Mais je comprends ceux qui disent s'être senti floués. Ceux qui lui ont permis d'accéder à ce poste savaient pertinemment qu'une jeune femme attirante, de minorité visible et très sympathique, attirerait l'attention. Car il faut bien l'avouer, la Gouverneure Générale précédente n'intéressait pas autant de gens. Michaëlle renforce donc les pensées de immigrants d'ici qui doutaient, ceux-là même que Parizeau aurait exclu dans son fameux discours... Ces gens voient en Michaëlle une icône parfaite, mais il y a plus encore. Les gens à tendance souverainiste, mais qui doutent de la rélisation d'un pays nommé Québéc, pourraient voir en elle la preuve que le mouvement souverainiste tend à s'effriter...

Par conséquent, je ne vois en Michaëlle qu'une sorte stratégie de plus... Ah cette Michaëlle!

# 29 sept. 2006, 10:59

Claude Stordeur a dit :

La veste qui se retourne

Elle porte bien la veste de politicien, avec deux cotés qu'on montre à un moment de sa vie ou l'autre...

Ce qui me gène le plus c'est que comme moi elle fait partie du monde francophone, que comme moi elle est une importée, que comme moi elle a été bien reçue et même adulée dans le monde francophone du Québec, mais à l'encontre de moi elle renie ses idées pour se hisser à une place de choix qui demande ce retournement de veste...

Dans un certain monde on nomme ce genre de comportement de la trahison, je dirai plutôt que c'est de l'opportunisme carriériste. Quand à son compagnon qui a été plus que séparatiste lui aussi je ne ferai pas de commentaire ils seraient trop cru popur être publiés.

Cette position complètement inutile qui ne sers que le conservatisme des anglo-saxons lui vas très bien, laissons la rêver qu'elle a une influence sur nous...

# 29 sept. 2006, 12:22

Simon Chrétien a dit :

mon dieu

Je n'en reviens pas de toutes ces réactions extrêmes pour si peu. Ce n'était probablement pas une chose à dire, ou du moins pas le moment.

Respirez un peu et allez faire un tour dehors, en lisant les commentaires je me demande si elle n'avait pas raison en fait.

Plusieurs n'hésitent pas à lancer en l'air les accusations de traîtrise et quoi d'autre encore...

Elle n'est pas de "notre bord"? Quel commentaire absurde. Alors il y a maintenant "nous" et les autres, les méchants ennemis. C'est bien cela?

Pour l'amour de Dieu cessez de revenir sur son "opportunisme". Un poste lui a été offert et elle l'a accepté, c'est tout. Elle n'est pas plus opportuniste que Lucien Bouchard ou Jean Charest.

Oups, voilà deux mauvais exemples! Je blague...

Et peut-être pas finalement.

Comme quoi il nous faut toujours quelqu'un à détruire.

Guy Fournier ne vous a t-il pas rassasié pour quelques jours?

# 29 sept. 2006, 15:07

Yves Lévesque a dit :

C'est ouvert, mais il n'y a rien

Il y a deux ans, Mme Jean participait au Congrès de la CSN, auquel j'assistais, et j'avoue avoir été séduit par l'histoire qu'elle nous racontait, un peu à la manière de M. Parenteau.

Elle donnait un cours de littérature italienne (Mme parle plusieurs langues) à l'Université de Montréal, et quand les élèves sont entrés dans la salle de classe et l'ont vue, elle, petite dame haitienne, ils se sont mis à consulter leur horaire de cours!

La morale de cette histoire étant bien évidemment qu'il ne faut pas se fier aux apparences, et a été très appréciée de mes camarades congressistes; en effet, quand on voit comment sont perçus les syndicats au Québec, comment ne pas aimer cette charmante analogie? Et croire son auteure des nôtres?

Il semble bien que Mme Jean se soit elle-même prise au pièges des apparences, cependant. Comment peut-il en être autrement quand on accepte un poste qui n'est que décoratif?

Et elle, Québécoise, de nous dire que nous ne sommes pas assez ouverts au reste du Canada... J'ai des nouvelles pour elle: la porte est ouverte, mais il n'y a personne à la maison! Que des pâles imitations d'américains, ou de British nostalgiques qui chantent "God Save the Queen" (et pas la version des Sex Pistols, déjà ça aurait été mieux!) en regardant leur ersatz de football ou en buvant leur ersatz de "Five o'clock Tetley Tea"!

Et Madame regrette que nous préférions l'original à la copie, en tournant nos regards vers l'Europe? Elle devrait plutôt se pencher sur la vision du Québec qu'ont les Don Cherry, Barbara Kay ou Susan Wong, si appréciés de nos compatriotes canadiens!

J'ai beaucoup d'amis dans le reste du Canada, et tous ont les yeux tournés vers l'Europe, parce que leur propre culture ne leur apporte rien. Que Mme "potiche" Jean se penche là-dessus, elle pourrait peut-être apprendre quelque chose...

Je croit connaître votre mot d'amoureux éconduit, M. Parenteau; moi non plus je ne l'écrirai pas ici... mais je le partage.

# 29 sept. 2006, 15:38

Pierre Montminy a dit :

Rôle inutile, insultant et ingrat

Il y a bien sûr le luxe de somptueux voyages aux quatre coins du monde, de la maison cossue et de la vie de velours, mais quel dilemme pour une québécoise que de payer une telle condition royale en acceptant justement un poste de représentant d'un empire symbolisant la négation de ce que nous sommes, autant sur le plan historique d'actuel.

Quelle fonction bidon que celle de « gouverneur général »...

... délégué de la reine d'Angleterre auprès de sujets conquis il y a 250 ans par les armes et s'étant depuis affranchis de cette sale inféodation.  Déléguée de la reine pour insulter l'intelligence et la liberté ?

Faut vraiment n'avoir pas froid aux yeux et être d'un opportunisme effronté pour s'asseoir sur ce trône et lancer ça et là ces insignifiantes observations dignes de princesses collectionneuses de bijoux...

"Québécois, vous êtes trop tournés vers l'Europe, et pas assez vers Winnipeg !"

Merci, Princesse.

Merci.

Si Son Altesse voulait bien maintenant Se rasseoir et nous donner Ses exigences relatives à Son prochain voyage sur la route de la soie vers les royaumes de l'Orient ...

# 29 sept. 2006, 20:33

Léo Malet a dit :

Madame s'amuse (et je la remercie de me faire rigoler aussi)!

J'avoue que je ne sais pas grand-chose de madame Jean et de ses opinions politiques passées (ni même présentes, en fait). Mais ce que je constate, c'est que, mine de rien, toute sourire, elle lance des petites flèches qui atteignent leurs cibles. Bref, elle m'a tout l'air de gentiment se payer la tête d'hystériques étourdis qui tombent invariablement dans le panneau. Parce que, quand même, si on met en parallèle ses propos, au fond assez superficiels et gratuits, et les réactions outrées des leaders souverainistes qu'ils ont provoquées, on doit reconnaître à madame Jean un art consommé de faire sortir le chat du sac. Non mais, avouez, ça vous fait pas plier en quatre, vous autres, de voir un Boisclair, pivoine, glapir que : «Si la reine d'Angleterre avait tenu ces propos aux gens de l'Écosse, les Écossais auraient fait la souveraineté dans les 48 heures!»? (C'est pas pour rien que la presque totalité des humoristes a renoncé à caricaturer les politiciens : y z'ont aucune chance de battre l'original!)

Non mais, sérieusement, ce que je trouve vraiment nul dans le débat sur la souveraineté politique du Québec, c'est la profonde immaturité de ceux qui, avant d'avoir des arguments solides pour légitimer leur position, se définissent avant tout comme étant «d'un bord» plutôt que l'autre, ceux qui se font une identité par opposition à «l'autre camp». Si «souverainistes» et «fédéralistes» représentent des camps, ben moi, c'est simple, je vous les laisse vos cours de récréation barbelées! Osti que j'ai hâte d'entendre quelqu'un qui a une vision, qui est capable de faire valoir son point de vue autrement qu'en pointant du doigt les méchants d'en face. C'est malheureux, mais les grandes idées meurent asphyxiées par la petitesse de ceux qui prétendent les incarner en jouant les porte-drapeaux...

# 30 sept. 2006, 09:17

Louis Robert a dit :

J'ai déjà aimé Michaelle

Quand je voyais Michaelle a la TV, je l'aimais bien car elle me semblait une personne intelligente et très réfléchie dans ses propos, mais que s'est-il passé depuis qu'elle est devenue Gouverneure Générale du Canada. As-t-elle attrappée un virus qui lui affecte le cerveau, elle est devenue superficielle, elle ressemble de plus en plus a Jean-Louis Roux quand il était devenu Lieutenant Gouverneur du Québec. Ces titres honorifiques font que la tête t'enfle, le cerveau devient enbrouillé, tu dis des conneries, tu fais semblant d'être près du peuple, mais dans le fond tu t'en fou royalement. Même si tu étais séparatiste, tu deviens royaliste, tu aimes les grand dîners, les parades militaire, la limousine avec chauffeur et dans ce cas-ci le chauffeur est blanc, enfin tout le tralala royal.

Quand tu dis des niaiseries, c'est pas grave car tu fais partie de la royauté, bien oui entant que représentante de la Reine.

Je me demande si jamais le premier ministre décide de soumettre un autre gouverneur général qui ne sera pas Michaelle Jean, que va-t-il se passer pour cette personne, va-t-elle retrouver son intelligence et fera-t-elle partie du peuple comme avant.

# 30 sept. 2006, 09:28

Martine Bordeleau a dit :

Désolé Mme Jean

Personnellement, je n'ai jamais vraiment compris le besoin du poste de Gouverneur Général de nos jours. D'accord elle représente la reine, mais ca fait combien d'année que nous ne sommes plus liée avec la Grande-Bretagne? Et, est-ce qu'on a vraiment besoin de ca ?

Beaucoup disait que de mettre Mme Jean sur le poste de GG allais ralié le Québec séparatiste avec le reste du Canada puisque c'était une personne public respecter ici. Elle avait de linfluence dans nos média, fesais de bon reportage et était écouté par la majorité de la population. Mais pour moi, elle a perdu beaucoup de crédibilité depuis son nouveau poste. J'aimais la journaliste, mais la politicienne me déçois énormément. Le pouvoir ne lui fait pas. Elle additionne les fautes et les maladresses. Passe son temps a ce dire mal cité lorsqu'elle ce fait critiquer. Au moins quelle assume ce qu'elle dit. Elle ne peut pas plaire autant au canadien anglais qu'au québecois séparatiste. Qu'elle choissise ceux qu'elle veut charmer pour garder son poste et qu'elle laisse les autres tranquilles !  

# 30 sept. 2006, 09:31

David Bellemare a dit :

Impertinences

Belle histoire mais où est la pertinence ?

Ah oui... j'ai presque oublié que c'est publié sous «Impertinences» !

C'est une bien belle histoire mais je cherche encore la pertinence et je ne la trouve pas... Je trouve que vous attaquez la personne et vous devriez vous concentrer sur la fonction.

Vous résumez bien ce qui semble avoir motivé votre texte : «Tout ça a beau être du domaine du fantasme, je pense que ça explique, symboliquement, la force de la réaction de beaucoup de Québécois aux déclarations de Michaëlle Jean.»

Mais... euh... comment dire ça de façon polie ? Euh... À peu près 50% des québecois sont d'accord avec les propos de la gouverneure générale du Canada ou sont du moins en en accord avec la place actuelle du Québec au sein du Canada...

Pour ce qui de l'autre 50%...

30% s'en fiche comme dans l'an 40 et 10% sont vraiment au courant des déclarations de Michaëlle Jean et trouvent que ça n'a pas d'allure...

Bref, who cares ???

Et pis franchement, est-ce qu'elle a vraiment dit ce qu'on dit qu'elle a dit ou est-ce l'interprétation que certains font de ses paroles ???

Je veux dire, je fais partie du 10% qui est vraiment au courant des déclarations et si parfois j'ai trouvé qu'elle a vraiment perdu une occasion de se taire, parfois je me dis qu'elle ne fait que sa job !!! Sa job n'est pas de parler en faveur de l'indépendance du Québec mais de parler en faveur du Canada et d'un Québec provincial !!! Sa job est de plaire à ceux qui ne sont pas en faveur d'un Québec Souverain...

Est-ce qu'elle a été maladroite depuis son entrée en fonction ? Certainement... Est-ce qu'elle aurait pu faire mieux ? Certainement !!!

Mais j'ai une question... C'est quoi ce soudain intérêt des médias du Québec pour la fonction de gouverneure générale du Canada ???

Qui c'était ça La très honorable Jeanne Sauvé ???

Qui c'était ça Le marquis de Lansdowne ???

Qui c'était ça Le comte Grey ???

Qui c'était ça Le très honorable Roméo LeBlanc ???

# 30 sept. 2006, 09:34

Johanne Brodeur a dit :

Quand la saveur de l'argent change profondément ta perception gustative.

C'est ce que je ressens , un certain haut le coeur face à ses choix, un peu comme si elle avait vendu son âme au diable. C'est pire pour vous qui l'avez estimé, c'est un peu vous renier. Mais de là à la suivre et à tomber en amour avec les Canadiens Anglais qui depuis toujours nous méprisent, il y a une marge, ce qui fait que la déception s'annoncera plus douce.

# 30 sept. 2006, 16:47

Philippe Gingras a dit :

le problème Canadien

Le problème avec le Canada c'est que c'est eux qui ne veulent pas de nous. Je crois qu'il n'y a pas juste le problème linguistique qui en est la cause. Elle pense qu'on a un manque d'ouverture ?? Nous qui accueillons le plus haut taux d'immigrants au Canada. C'est vraiment une belle semaine avec " la Wong" qui associe la crise de Dawson avec la loi 101. Oui le Quebec est bien diffèrent des autres provinces. Il se distingue par son ouverture d'esprit , son bilinguisme et son côté multiculturel. Je crois qu'on a besoin de quelqu ' un de mieux placer pour être gouverneure générale. Exit Michaelle Jean.

# 30 sept. 2006, 16:53

Réjean Asselin a dit :

" Moyenner " un beau grand pays !

Ce qui me dérange dans cette nomination de Michaëlle Jean et de son attitude ce n'est pas tant ce qu'elle représente plutôt que ce qu'elle a été. Je n'est aucun problème a ce que ce poste , sommes toute un peu folklorique et sans grande importance au niveau politique , soit occupé par une personne qui a toujours été Canadien ou Canadienne de coeur et d'esprit. Mais que l'on est délibérement été cherché une personne qui avait un passé et un entourage plutôt souverainiste , que l'on est délibérément misé sur le fait que l'argent et le pouvoir aurait raisons des convictions nationaliste de la madame et du monsieur me laisse perplexe face ce débordement d'amour envers ce Canada qu'affiche maintenant cette grande Dame toute Canadienne.

Les ténors du fédéralisme s'en frottent les mains , mais nous ne sommes pas dupes malgré l'argument qu'une personne a le droit de changer d'opinion. Je crois que c'est cette façon de " moyenner " l'amour soudain d'un beau et grand pays qui m'écoeure plus qu'autres choses.

# 02 oct. 2006, 11:22

Lise Bourassa a dit :

Quand le pouvoir monte à la tête!

J'avais beaucoup de respect, pour la journaliste dont elle était... Mais, depuis que Madame : «Michaëlle Jean», a prit du pouvoir, elle a malheureusement, perdue toute crédibilité! Après, l'avoir vu, comme fervente séparatiste, elle vit bond de 360 ... Juste pour dire, à quel point, elle a su se retourner, à toute vitesse son : «capot de bord»!!! Ah mais voilà! Lieutenant Gouverneur, ce n'est plus le même poste! Et, que dire des avantages fiscaux? Je préfère, ne rien en dire!!! Sauf, que cela prouve, qu'il est bien vrai, que tout monde à son prix $$$! Maintenant, elle semble faire figure de pantin! Et on sait très bien, qui tire ses ficelles! Donc, elle nous fait sourire, sinon éclater de rire! En somme, quelque soit, l'entrevue, le sujet abordé, Madame : «Jean» a perdue, aux yeux de bien des gens, toute la confiance, ou fiabilité! De plus, on ne peut s'empêcher, de la revoir, se ridiculiser, lors de son entrée en fonction... Dommage, pour l'excellente journaliste!!!

# 02 oct. 2006, 11:23

Pierre-Luc Lamarre a dit :

Elle fait tout dans son intérêt, il y a juste son ambition personnelle qui compte.

Je crois que cette personne, fait tout pour aller le plus loi possible, elle est un modèle pour les Haïtiens. Elle veut être reconnu dans son pays comme un symbole, un exemple. Le Québec elle, s'en fou, l'important c'est quel face ça marque et c'est tout se qui importe dans la tête de Mickaëlle Jean.

Dans le fond, c'est la représentante de la reine, une personne carrément inutile et juste qu'à date elle rempli pleinement son rôle.

# 02 oct. 2006, 12:04

Claude Perrier a dit :

Échappé belle!

Pour avoir suivi vos sautes d'humeur semaine après semaine depuis votre impertinente arrivée à Voir, je crois bien que Michaëlle Jean l'a échappé belle. Vos intentions sont probablement bonnes - mais vous comprenez malheureusement tout de travers, cher monsieur Parenteau. Cela dit aussi poliment que cela puisse l'être. Vous flottez apparemment dans un monde de fabulations diverses, voyant ceci quand il faudrait plutôt voir cela. Et si l'enjeu n'était pas si important, je vous laisserais volontiers à ces fabulations. C'est votre problème, après tout.

Mais votre problème devient le nôtre à compter du moment où vous pourriez facilement entraîner à votre suite certains autres influençables, prêts à se rallier à toute personne quelque peu en vue capable de s'exprimer le moindrement. Je me dois donc d'essayer - encore une fois - de désamorcer la bombe dont vous ne voyez que l'emballage-cadeau dans lequel on l'a placée. Je tâcherai d'être bref.

Quand vous écrivez "de notre bord", je comprends surtout que vous faites référence à ceux et celles qui ont à coeur cette belle langue française qui est la nôtre, qui apprécient le niveau de vie et la modernité de notre société québécoise, qui cherchent encore et toujours à améliorer notre situation. C'est quand vous commencez à dériver, à foncer droit dans la direction où vous-même ne voudriez jamais aller si vous vous en rendiez compte, que je me sens contraint d'intervenir.

Parce que si le Québec devait se séparer, sans oublier le risque de partition de son territoire, cela amènerait inexorablement le déclin du français. Seul dans cette Amérique du Nord anglophone, n'étant plus sous le parapluie canadien, la survie économique serait la priorité. Et l'anglais nous envahirait de toutes parts car nous serions bien malvenus de trop faire la fine bouche. Il faudrait d'abord survivre. Là où vous voulez aller est précisément là où il ne faut surtout pas aller. Et, si je vous le dis, c'est que je suis de votre bord.