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Impertinences
29 juin 2006, 12:00

Des nouvelles du front

Je l'entends de plus en plus souvent. Ça vient de vieux comme de jeunes... "Coudon, c'est rendu plein d'Anglais sur le Plateau..." C'est un sujet tabou. On n'a pas le droit de dire ça, ni de le penser, ni de le constater. La bataille pour le français est censée avoir été gagnée. On ne veut pas retomber dans la crainte. On ne veut pas avoir à rejouer dans des mesures légales qui vont nous faire accuser d'être des fascistes.

Et pourtant, suffit qu'on signale un mauvais numéro et qu'on tombe sur quelqu'un qui semble ne même pas savoir quelle langue on parle, suffit de se faire interpeller en anglais dans son quartier traditionnellement francophone pour qu'on finisse par se demander si le visage français de Montréal n'est pas qu'un décor de cinéma avec plus rien derrière.

Ouais, c'est vrai, j'ai remarqué moi aussi... Il m'arrive d'avoir parfois des soubresauts d'insécurité linguistique. Mais c'est très difficile de se faire une idée claire de la situation. Les statistiques ne sont pas très utiles. On a l'impression que ça prend tellement de temps à compiler les données qu'on a un portrait très en retard, que la réalité est déjà ailleurs. Et puis, selon que l'étude aura été publiée par des chantres du wishful thinking à lunettes roses ou d'éternels inquiets de la survivance, on aura des conclusions diamétralement opposées. D'un côté, la loi 101 a fonctionné à merveille et le Québec est plus francophone que jamais. De l'autre, la digue est pleine de fissures et on est en train de se faire inonder. Et comme on est trop pissous ou trop "Roger Bontemps" pour réagir, le caractère français du Québec serait en voie de disparition.

Mais ce n'est peut-être pas si simple. D'abord, je pense qu'il y a eu du brassage social et que c'est très sain. Avant, les anglophones qui s'aventuraient à l'est de Saint-Laurent étaient rares. Aujourd'hui, ce n'est plus à leurs yeux la terre barbare que ça représentait auparavant. Le Plateau est in, ils ont du fun. Et même s'ils se parlent en anglais entre eux dans la rue, si on s'adresse à eux en français, ils vont pouvoir comprendre et répondre. C'est pas ça qu'on voulait?

Et puis, on ne le remarque pas, mais certains quartiers sont moins anglophones qu'ils ne l'étaient. C'est plein de francophones à Westmount. Même chose au centre-ville ouest. Ça n'a pas toujours été le cas. Je sais bien qu'il y a des quartiers à forte concentration d'immigrants où entendre parler français n'est pas seulement rare, ça ne semble même pas bienvenu. Mais il ne faudrait pas que ça nous aveugle sur nos victoires. Ces descendants d'immigrants avec qui je converse en québécois, ils n'existaient pas il y a 20 ans. Oui, la madame du dépanneur parle encore beaucoup mieux vietnamien que français. Mais quand ses enfants ne sont pas contents de devoir transbahuter les bouteilles vides, ils sacrent en québécois.

Moi, la seule chose qui me désole, c'est l'abdication. Quand je vois un francophone s'adresser d'emblée à un immigrant en anglais, juste parce qu'il a un look exotique. On ne peut pas faire de loi contre ça, c'est la responsabilité de chacun. Il ne s'agit pas d'engueuler quiconque nous parlerait en anglais, il s'agit d'abord de parler en français à tout le monde. De tenir sereinement son bord, de ne pas "switcher" à l'anglais dès qu'on perçoit " une petite accent ". D'accepter qu'une conversation soit peut-être un peu plus lente en français maintenant pour éviter que toutes les conversations se fassent en anglais un jour.

Depuis quelques semaines, j'ai souvent croisé un gars qui vend des cartes de souhaits artisanales. Je le croise sur Mont-Royal et Saint-Denis. Il s'adresse à tout le monde en français, avec un accent bien québécois: "S'cusez-moi, je fais ça au lieu de quêter, c'est des créations que je peins moi-même." Cette semaine, je le croise sur Saint-Laurent. "Would you like to buy my homemade cards?" Pour lui, donc, à partir de Saint-Laurent, c'est déjà décidé, c'est l'anglais. Et ce que je constate, c'est qu'il est loin d'être le seul.

Et ça, ça me gosse. Parce que ce qu'on a à "vendre" en tant que francophones, c'est pas mal plus important que des cartes de souhaits...

Sur ce, je prends congé de Voir pour faire la tournée avec les Zapartistes et pour aller me promener sur Crescent et dans NDG et commander en français... Je vous retrouve le 3 août.

Enjoy the summer!

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_________________________ a dit :

Français en plein déclin

Lasalle, ville à 55% francophone, officiellement. À peu près plus de véritables anglo-saxons, enfin ils sont rares. Année 70, difficile de se faire servir en français. Journal local "bilingue", biblio"bilingue", un certain mépris du français chez plusieurs. Puis le PQ, puis la loi 101, puis l'immersion française : de rapides progrès du français, la plupart des allophones apprennent le français, qui devient la langue publique, mais tout en continuant de vivre en anglais. Au moins c'était déjà ça.

Année 95, référendum, échec, puis Charest. Rapide effritement du français comme langue commune, Je n'entend à peu près plus parler français dans la rue. Presque seulement des allophones, mais la poly anglaises est toujours pleine.

Pourtant, je croyais que les immigrants étaient tenus d'aller à l'école française, visiblement, la loi est contournée.

Cette semaine, je me suis fait aborder en anglais au Hèsso au coin, au Thim pour un café, au dépanneur du coin, à la pharmacie, à la boulangerie et j'en passe. De plus en plus, quand je demande "français svp", j'ai droit à ce regard chargé d'un agacement contenu. Je me suis rendu au club vidéo du coin, la majorité des description et boîtiers en anglais, beaucoup de films sans même de sous-titres ou trame françaises.

Une ville comme Lasalle, c'est le baromètre de l'intégration des immigrants. Ce qui se passe ici, c'est le Québec dans 20 ans. Et depuis une dizaine d'année, ça s'intègre pas fort. Beaucoup ne parlent même plus un français de base. Si tous les immigrants de Lasalle avaient adoptés le français depuis leurs arrivée, Lasalle serais à plus de 90% francophone.

Même moi, à force de travailler en anglais, j'en perd mon français.

J'en ai plein mon casque.

Réveillez-vous. Nous avons le droit d'exiger l'adoption de notre langue pour qui souhaite se joindre à nous, mais il faut que cela soit clair, une exigence formelle à la citoyenneté ...d'un pays que nous n'avons pas...

# 29 juin 2006, 14:56

Yves Lévesque a dit :

Ode à Leonard Cohen

Tout d'abord M. Parenteau, merci de votre analyse assez optimiste de la situation linguistique à Montréal. Comme je demeure à quelques rues de Westmount, mais que mon travail et mon bar favori sont sur le Plateau, j'ai été à même de constater, depuis quelques années, ce brassage social dont vous parlez.

Effectivement, la situation a bien changé à Montréal, au niveau linguistique; mais cette année, et pour seulement une journée, la pesanteur des deux solitudes s'est imposée à ma conscience.

Voyez-vous, le 24 juin, jour de la St-Jean (et du Grand Prix), je me rendais en vélo sur le Plateau, en empruntant la rue Sherbrooke à partir de la rue Victoria, à Westmount. Passé Atwater, le parfum "cheap" des pitounes siliconées, mêlé à l'odeur de pétrole des "Camaro" et de testostérone de leurs Gino, m'ont forcé à retenir mon souffle jusqu'à la rue St-Laurent, et encore! J'ai bien failli étouffer, bien que j'ai eu une chance de cul béni de ne pas m'être fait écraser par tous ces Gilles Villeneuve (ou plutôt Jacques!) en herbe.

Passé St-Laurent, j'ai vu mon premier drapeau du Québec, signe que j'entrais chez moi. Les filles avaient l'air plus naturelles, et on pouvait effectivement discerner leur peau sous la couche de "make-up", quand elles en avaient. Je retrouvais donc, en ce jour, mes vieux préjugés; c'était presque réconfortant...

Je me suis arrêté à un feu rouge, comme tout cycliste qui se respecte, passé St-Denis, près de deux beautés naturelles avec chacunes un fleurdelysé dans les cheveux, qui conversaient... en anglais! Et avec un accent qui dénotait que cette langue leur était maternelle...

J'ai pris un bon moment à m'en remettre; et puis j'ai réalisé que passé les gros symboles (pitounes et chars d'anglais vs fêtards patriotes), il suffisait maintenant, en 2006, d'y regarder de plus près pour voir nos préjugés se fendre...

"There is a crack in everything, that's how the light gets in"

Leonard Cohen (un illustre montréalais...)

# 29 juin 2006, 14:59

Robert Boulay a dit :

La Main, frontière ou couperet linguistique?

J'aime les terrastes de la rue Crescent, mais quand a ouvert le Newtown, propriété du fils d'un coureur de Formule I, élevé à Monaco, avec une double nationalité, double identité opportuniste à l'ouest de la rue Saint-Laurent, appelée boulevard même s'il n'y a pas de terre-plein au centre, je fus très déçu, voici un fils à papa, élevé au grand Prix, coureur lui-même, avec un français parlé impeccable, un vocabulaire riche, qui pour des raisons de marketing ou de site stragégique change son nom "Villeneuve" pour "Newtown", pourtant Villeneuve c'est comme Dion, c'est facile à prononcer pour les anglos. Il y a plus de 100 différentes langues parlées à Montréal, là où c'est le plus intolérables à supporter c'est dans le transport en commun et Dieu sait que les immigrants n'ont pas la grosse van polluante dans leurs priorités, alors ils nolisent les autobus et quand deux ados asiatiques ou africaines s'engueulent sur la baquette derrière la mienne, je me sens étranger dans ma ville et je me retiens pour ne pas leur crier:"Vos gueules, çà va faire le mandarin ou le créôle, un peu de respect pour la terre d'accueuil, vous polluez mes oreilles et gelez mon cerveau", j'ai l'impression d'être envahi par les espions, des agents doubles qui parlent en code, qui me gratte le dos et qui me donnent des frissons d'intolérence, Malheureusement je ne pars pas pas en tournée pour cinq semaines, et je vais continuer à endurer des dialogues que je ne comprend pas, dans mon dos ou dans ma face, en contrôlant mes frustrations, ma langue seconde étant l'Inglish "Save my life, speack white or French please".

# 29 juin 2006, 15:10

Nadine Thauvette a dit :

du franglais plein la Métropole

Hoooo oui il y en a des anglais partout à Montréal. Rien de plus frustrant pour une québécoise pure laine comme moi de me retrouver sur le boulevard Newman et me faire approcher en anglais à peu près partout où je passe: centre vidéo, magasin, restaurants...

Oui le Centre Ville regroupe plusieurs secteurs remplis d'anglophones. Mais moi sur le Plateau ce n'est pas la présence des quelques anglophones qui m'agace mais bien l'envahissement des Francais. Vous savez ces Francais directement débarqués de la France et qui se multiplient sur le Plateau et font augmenter les loyers!!! Remarquez que je les aime bien les Francais mais ca m'agace de voir qu'un sinon le plus beau quartier de Montréal devient inhabitable à cause de nos cousins!!!! Ils arrivent ici et sautent de joie à l'annonce d'un 4 et demi à 1000$. Heille une aubaine!!!!!!! Là-bas ils payaient 900$ pour un bachelor.

# 29 juin 2006, 15:50

Sylvain Pichette a dit :

Pas assez d'anglais au Québec?

Votre problème, Monsieur Parenteau, est que vous vivez à Montréal, une ville multilingue. Dans la majorité des villes à l'est de la métropole québécoise, tout est unilingue français, et peu de gens peuvent se débrouiller dans la langue de Shakespeare. Comme, malheureusement, il est de bon ton de décrier la métropole, ville de tous les vices et de tous les péchés, la Sodome et Gomorhe de l'ère moderne, on se fout de ce qui s'y passe.

S'il y avait plus d'unilingues anglophones à l'extérieur de Montréal, ou si les allophones qui vont dans les régions n'apprenaient que l'anglais plutôt que le français, peut-être que les québécois qui auraient de la difficulté à se faire servir dans la langue de Molière finiraient par comprendre les Montréalais francophones. Peut-être arrêteraient-ils aussi de se regarder le nombril. Peut-être,enfin, comprendraient-ils pourquoi nous avons besoin d'un pays.

# 29 juin 2006, 18:05

Jean Turcotte a dit :

Même constatation dans HMA...

Coin Ontario-Pie-IX, bien assis sur la terrasse, café/mégot en jase en anglais. Je le constate régulièrement: la langue anglaise progresse dans l'Est, alors que bien installée dans l'Ouest. Le phénomène linguistique à Montréal ne devrait idéalement pas se circonscrire en quartiers démarqués en est/ouest et français/anglais par la Main. L'envisager dans une perspective politique, un peu comme le voulait la loi 101, c'est indiquer que la société québécoise fonctionne en français: au travail principalement. Mais depuis son adoption, comme les choses ont changé. Peut-on se permettre une conclusion qui irait dans le sens suivant: à l'aube des années 1980, le PQ adopte la loi 101 mettant ainsi la table à la tenue d'un referendum sur la souveraineté; il ne fut pas concluant, alors revenons où nous en étions auparavant. À moins que les politiques multiculturelles parrainnées par Pierre Elliot-Trudeau, alors premier ministre canadien, ayant fait leur petit bonhomme de chemin, nous font voir les "autres" avec leur culture et leur langue comme n'étant pas l'incarnation du Mal ou encore de funestes envahisseurs. Une chose demeure -qui semble toutefois s'ébranler actuellement - la langue anglaise demeure la plus utilisée là où ça compte, dans l'économie. Avec la mondialisation de celle-ci et la rapidité, la quasi instantanéité de l'information, la langue anglaise déborde aussi sur le monde culturel. Mais toutes ces belles considérations influent fort peu sur la commande d'un café coin Ontario et Pie-IX. On le fait dans sa langue et le serveur comprend. Toutefois, quelque part dans l'Ouest de Montréal, on le commande dans sa langue et le serveur peut paraître interloqué. C'est de là que l'inquiétude se soulève ramenant aux barricades certains nationalistes de l'ère loi 101. Faut-il relancer le débat linguistique? Sur quelles bases? À partir du moment où la langue demeure un moyen de communication et d'expression, non pas d'oppression, on ne devrait pas courir vers en arrière.

# 30 juin 2006, 07:42

Serge Lefrançois a dit :

Pendu par la langue

Nous ne sommes évidemment pas les seuls à parler notre langue par coeur et avec fierté. Chacun a son identité et ses antécédents, qui font que ¨I am, what I am¨. Mais dans notre cas particulier, seule communauté d'Amérique à s'affirmer en français, il faut se protéger. Tout le monde parle anglais en Amérique et un peu l'espagnol, plus au sud.

Sans ces lois qui nous ont soutenu, notre sort voué à l'assimilation se jouait peu à peu. Mais la page n' est jamais tournée, même si le livre semble bien fermé, son contenu change.

Quant-à-moi, lorsque quelqu'un comprend le français, je lui parle dans cette langue et lui permet de s'exprimer en anglais, s'il le désire. Moitié-moitié, tout le monde est content. Un jour au Costa Rica, lors d'une discussion avec un Italien, je proposais l'anglais pour mieux nous comprendre. Il me dit non, de parler chacun dans sa langue et que tout irait bien. C'est ce qui est arrivé et ce fut très intéressant.

# 30 juin 2006, 07:45

Claude Perrier a dit :

Bilinguisme local...

Être bilingue au Québec, c'est connaître la langue française, d'une part, et arriver à comprendre ce dialecte souvent truffé de retentissants jurons (vaguement apparenté à cette langue française) appelé joual, d'autre part. Et si on est capable, en plus, de s'exprimer en anglais, alors on est à toutes fins pratiques trilingue. Vu sous cet angle, "la bataille pour le français" comme vous présentez la question, cher Monsieur Parenteau, est loin d'avoir "été gagnée". Non seulement reste-t-il encore beaucoup de chemin à faire, mais on peut craindre que la bataille piétine, voire même qu'elle ait perdu du terrain.

Ce qui n'aide pas l'affaire, trop souvent, c'est que le fait de bien parler soit mal vu. Bien parler cette langue française, et l'écrire correctement, c'est se respecter soi-même. Ce n'est nullement de l'élitisme. Malheureusement, beaucoup trop préfèrent agiter à tout bout de champ le fleurdelisé et se récrier avec grogne contre l'autre, celui qui ne parle pas ce français dont on se fait une cause et une fierté. Mais, ne serait-il pas plus approprié que l'on veille d'abord à rehausser le niveau de notre langue avant toute chose?

Enfin, vous écrivez "Moi, la seule chose qui me désole, c'est l'abdication". L'abdication à laquelle vous faites référence est en effet désolante. Pour ma part, toutefois, c'est surtout l'abdication apparente à faire honneur à notre si belle langue qui me navre.

# 30 juin 2006, 08:30

Dany Pellerin a dit :

C'est le bordel total

Moi je suis native du Plateau Mont-Royal, j'habitais Rivard-Rachel, De Lanaudière-Marie-anne, Fabre-Marie-Anne et tout le monde parlait en français même les Haïtiens, les portuguais, les chinois, les grecs et les gaspésiens car tous ces gens se cotoyaient entre Rachel et Duluth. Maintenant avec la venu des édifices de logements qui autrefois ne coûtaient vraiment pas cher ont été transformé en condos et vendu à des prix exorbitants et scandaleux. Ces gens ne sont plus de la même classe que nous à l'époque ou tout le monde avait de la misère à arriver mais on se connaissaient pas mal tous.

Les rues, les façades de maison n'ont pas beaucoup changé mais les habitants ne parlent même plus le français ou le bon québécois. C'est certains que les temps ont beaucoup changé mais quand même Montréal est supposément une ville francophone et il n'y a même pas la moitié du monde qui parle encore français. Quand une personne nous aborde elle s'adresse à nous en anglais d'abord et ensuite si elle parle en français elle casse son français.

Moi je travail dans un bureau en banlieu nord de Montréal et je dois vous dire que 3 noms sur 5 ne sont pas québécois, 2 personnes sur 5 sont anglophones seulement et 1 personne sur 5 ne parle pas du tout anglais et français. Moi si je vais dans un autre pays pour y vivre je vais m'organiser pour parler la langue du pays et je crois que cela serait mal vu du contraire mais ici on accepte n'importe quoi car les personnes qui font la loi ne la font pas respecter.

Quand tu habites au Canada anglais tu devrais absolument savoir parler anglais et quand tu décides d'habiter au Québec tu dois parler en Français sinon tu restes d'où tu viens et c'est tout.

Il y a bien des limites à s'en faire imposer mais moi j'habite au Québec et je ne me force pas pour parler en anglais et quand je vais en Ontario j'essai de me débrouiller du mieux que je peux car je ne suis pas chez nous et j'accepte de me conformer aux Us et coutumes de l'endroit.

# 30 juin 2006, 10:38

Kentaro Oe a dit :


J'attend en ligne pour acheter mes billets de cinéma. La personne avant moi se fait servir en Français, mais pas moi. Je continue quand même en Français même si mon interlocuteur semble croire que les asiatiques ne parlent qu'Anglais, car c'est ce que je préfère. Par contre, ce n'est pas parce qu'on s'est jeté dans une nouvelle culture qu'on veuille se débarasser de celle qu'on avait. J'aurais du mal à croire quelqu'un qui veut que deux jeunes Haïtiens ne parlent pas le Créole entre eux me dire quelques minutes plus tard qu'il n'est pas xénophobe même un tout petit peu. Rien n'empêche l'opressé à devenir opresseur.

# 30 juin 2006, 13:05

Marie-Josée Archambault a dit :

Le français contre l'anglais: une bataille de toujours

Comme pour le féminisme, la bataille pour préserver le français au Québec nous donne l'impression d'être une vieille bataille gagnée depuis longtemps. Et pourtant... Dans les discussions entre chums, on pense que tout est beau mais il suffit de mettre le bout du nez dehors pour constater que le français aurait encore bien besoin qu'on se batte pour lui. Des exemples ? Promenez vous en ville et amusez vous à regarder les annonces/pancartes qui ornent les devantures de commerces. C'est plein de fautes d'orthographes grosses comme le bras. Et les "Vous adressez au dépanneur" et les "À loué", notamment, regorgent. Chaque fois que je vois ça, j'aurais le phantasme de me promener en ville la nuit avec un gros crayon rouge (un phantasme d'intello j'en conviens :-) et de corriger ces pancartes pour lesquelles quelqu'un a pourtant payé (et quelqu'un a été payé pour les fabriquer non !!!). Un autre exemple ? Regardez bien les sites internet que vous fréquentez. Ça aussi c'est bourré de fautes et d'anglicismes. Je pourrais nommer un certain magasin d'articles d'art et bricolage auquel j'avais indiqué au personnel le nombre incroyable de fautes qui ornaient leur site. Le personnel corrigeait les fautes que je leur indiquait en exemple mais laissait de côté les autres fautes. Il aurait fallu faire le travail à leur place afin de leur éviter de payer un correcteur !!! Enfin, j'ai laissé tomber car j'ai pas que ça a faire ! Sauf qu'on revient au point de départ, le combat pour préserver la qualité du français est loin d'être gagnée. On se leurre tout simplement parce que comme pour le féminisme, ça fait ringard d'en parler et de revendiquer encore et encore une bataille (contre les prévalence de l'anglais pour le français et, contre les inégalités dans les relations hommes/femmes) !

# 30 juin 2006, 14:22

Marc Charette a dit :

Déconstipation

C'est la même chose en Outaouais. On veut repeupler le Québec en faisant les yeux doux aux Ontariens mais on se retrouve finalement avec des gens qui continuent à payer leur immatriculation et leurs impôts en Ontario mais qui profitent des loyers plus raisonnables du Québec. Les quartiers frontaliers s'anglicisent mais avec des gens qui ne font pas leur racine au Québec. Les petits dépanneurs du coin s'anglicisent pour répondre à la demande de cette clientèle même si cette clientèle est volatile.

Pour que le français demeure, il faut une dose de fierté. Il faut plus que des lois, il faut que le français soit agréable, interactif, grégaire. Il faut permettre à certains de le parler de bois sans constamment chercher à les corriger. J'entends tout plein de mes amis anglophones (mais qui parlent français) se plaindre de la rapidité avec laquelle les québécois passent à l'anglais, comme vous le dites. Je parlais même la fin de semaine dernière à un acadien (francophone d'origine) avec lequel les québécois passent aussi à l'anglais. Comme ils ne reconnaissent pas l'accent, ils concluent à l'anglophonie et adieu la fierté du français.

L'anglais a permis à tous de le parler. Avec accent, avec erreur, avec classe. Certains anglophones se mettent à douter du bien-fondé de cette attitude, craignant une perte du bon parler anglais. Mais en même temps, au lieu d'être constamment à cheval sur les "si" et les "rais", l'anglais a rallié pratiquement le globe au complet. Le français a peut-être des choses à apprendre de cette déconstipation.

# 30 juin 2006, 16:58

Hélène Lajeunesse a dit :

Tout en anglais, lentement mais sûrement...

On l`avait vu venir dans l`école où je travaillais sur la Rive-Sud il y a une quinzaine d`années:les parents insistaient, ils voulaient l`anglais intensif au détriment des autres classes....on s`était battus mais on a perdu, il l`ont eu leur classe d`anglais intensif. Ce n`était là que la pointe de l`iceberg. Partout autour de Montréal et à Montréal même, c`est dans les écoles qu`il y a eu du ``lousse```:classes d`anglais intensif, projets pilotes par ci et par là, on a moussé l`anglais comme si c`était là la langue bénie des Dieux, on l`a autant moussé que dans mon jeune temps on l`avait bafoué.

Pas étonnant que l`anglais soit une fois de plus en train d`écraser notre fameuse loi qu`on arrive de plus en plus difficilement à protéger.

Nos jeunes jouent en anglais, chantent en anglais, chattent en français bâclé, rêvent de parler 3 langues mais sont très peu soucieux de protéger leur langue maternelle.Ils ne sont pas conscient des enjeux reliés au français au Québec.

J`ai l`impression qu`on a reculé de 15 ans.

# 01 juil. 2006, 08:42

Suzanne Bissonnette a dit :

Vendre dans la langue de l'acheteur

C'est bien connu... les japonais le savent qui envoient ici des représentants sachant parler français et anglais.

Vous avez quelque chose à vendre ? vendez-le dans la langue de celui qui achète. C'est la norme pour vendre.

Vous vous présentez quelque part pour acheter quelque chose ? faites-le dans votre langue... si on ne vous comprend pas, sortez et allez acheter ailleurs. C'est ce que je fais toujours.

Bon magasinage !

# 01 juil. 2006, 09:02

Marc Audet a dit :

Un pays, une langue officielle

Sauf dans les rares endroits du monde où il y a encore de fortes implantations de nature tribale, un territoire délimité par les frontières d'un pays possède dans les faits une seule langue dominante, laquelle occupe de plus en plus de terrain à mesure que le temps passe. Il n'y a pas de lois qui peuvent empêcher à long terme ce processus inexorable qui fait qu'une seule langue, la langue dominante, devient le creuset de l'identité nationale ainsi circonscrite. Au Québec, nous nous sommes donnés un outil, amputé par la suite il est vrai de ses contraintes, qui nous a donné l'illusion que nous pouvions contredire à jamais cette tendance, mais la réalité nous rattrape, plus vite avec des gouvernements qui ont cautionné cette amputation de la loi 101, mais qui serait aussi réelle autrement bien que moins rapide. Ce n'est pas par la xénophobie raciale ou linguistique que nous empêcherons la disparition à long terme du français au Québec, mais en nous donnant ce qui est le seul outil permettant à une langue d'y être dominante, soit un pays bien à nous. Il suffit par exemple de constater la pénétration de plus en plus importante de l'allemand dans un pays comme la Suisse pour comprendre que même les règles linguistiques les plus sophistiquées ne peuvent pas empêcher une langue dominante dans un pays de le devenir encore davantage au fil du temps. D'ici là, si jamais nous osons faire les gestes qui conviennent, nous pouvons toujours nous gargariser à savoir qui possède la meilleure langue française au Québec, mais cela ne changera rien à la tendance de fond. Il nous faudra un jour nous décider à regarder notre avenir bien en face.  

# 01 juil. 2006, 09:11

Chana Rodes a dit :

Pour la sauvegarde du français

Sans pouvoir me rappeler la source, je me souviens d'avoir lu un article ou il était mention du fait que si la tendance se maintenait, dans quelques années, l'anglais serait majoritaire à Montréal. Et en regardant autour de moi, je n'ai pas de difficulté à le croire. Je m'en souviens car cela m'avait fait peur. J'ai peur de me sentir étrangère, incomprise, dans ma propre ville. Oui, je parle l'anglais, et je l'utilise en diverses occasions, principalement lorsque je voyage. Mais je n'ai pas envie de me sentir touriste dans la ville ou j'ai toujours vécue. Lorsque je suis allée en Grande-Bretagne, une personne m'a dit, lorsque je lui ai dit que je venais du Québec; 'Where??', 'it is a province of Canada'...'What?! They speak french in Canada?'... Voilà la réponse à laquelle j'ai eu droit... Lorsque les immigrants arrivent au Québec, ils arrivent d'abord au Canada pour une grande partie d'entre eux. Ils ont le visa canadien et on les accueille en leur souhaitant la bienvenue au Canada, et le Canada est d'abord et avant tout un pays anglophone. Le français est difficile à apprendre, dit-on. Oui, l'anglais est la langue principale du commerce. Mais lorsque les immigrants arrivent en France, ils savent qu'on y parle français et qu'ils devront l'apprendre s'ils veulent être compris, se trouver un emploi, fonctionner. Les petits gestes décrits par Mr. Parenteau (s'adresser aux gens d'abord en français, etc.) sont essentiels si l'on veut démontrer aux nouveaux arrivants, entre autres, que le français est essentiel pour vivre au Québec. Et c'est à nous de le faire si l'on veut que Montréal continue d'être 'la plus grande ville francophone en Amérique du Nord' (avant que le Québec ne devienne LE pays francophone en Amérique du Nord...(on peut toujours espérer...)), et préserver notre langue, notre culture, notre identité.

# 01 juil. 2006, 09:41

Réjean Asselin a dit :

Yesss !!!

J'ai été témoin plus d'une fois dans ma vie du comportement très colonisé de certains québécois francophones face a des interlocuteurs anglophones . Les pires cas sont une grande parties de francophones habitant l' ouest de l'île , fière de parler la langue des " maîtres " et ne jamais " oser " les aborder en français . Nous avons une grande part de responsabilité concernant l'usage du francais , surtout a Montréal et les environs.

Concernant l'affichage a Montréal , ce n'est pas un hasard si de plus en plus de commerces anglophones ne respectent pas la loi . Ces gens ne risquent a peu près rien avec un gouvernement du parti libéral . Ce n'est certes pas une priotité pour John Charest. Alors c'est a nous les francophones a ne pas acheter des produits et services dans des commerces qui ne respectent pas notre langue et notre culture. Tout un contrat quand on sait que 80 % des gens sont prêt a n'importe quoi pour économiser une piasse ou deux !

Et la qualité du français parlé par une grande partie des québécois n'est pas une raison valable pour accepter l'innaceptable de la part des ennemis de la loi 101 et de la langue française. Si on peut mâcher de la gomme en marchant on peut aussi s'attaquer a la qualité du français et en même temps faire respecter la loi et dénoncer les hors la loi . Nous sommes pratiquement isolée en Amérique du Nord comme société francophone alors il est important pour notre survie de RÉAGIR !

# 01 juil. 2006, 10:51

Lise Bourassa a dit :

Quelle langue? La mienne, la tienne, ou les autres?

Vous savez, le problème de la langue, est le même partout au Québec. Il y a sûrement, différents niveaux, c'est tout! À Montréal, curieusement, je trouve que, l'on parle beaucoup français qu'avant! Bizarre n'est ce pas? Sauf, c'est une ville cosmopolite, que voulez-vous y faire? Tandis, en région, un peu plus éloigné, on déplace aussi toute la situation! C'est-à-dire, qu'en Mauricie, la majorité des gens, sont francophones, mais tout de même. Il faut vivre avec, sans se laisser, toutefois assimiler, non plus! D'une part, parler avec, des anglicismes, ou des québécismes, est des phénomènes normaux. Entourés, de provinces Anglophones, et très près des États-unis, cela devient tout à fait naturel en soi! Mais, je crois qu'il y a eu, du progrès. Et, cela grâce aux médias. Par, le truchement de la télévision, de la radio etc. Nous avons apprivoisés, cette langue. Et si la tendance, se maintient, nous devrions parler, encore de mieux, en mieux, de génération en génération! Donc, il y a de l'espoir! Et, que l'on ne me sorte pas, l'argument de la pseudo culture, de la langue anglaise! Non, SVP! Apprendre diverses langues, l'italien, le grec, l'allemand, et même l'anglais, pour comprendre quelque chose. Là, je suis d'accord! Mais, de vouloir, imposer, dès la première année, à vos enfants d'apprendre l'anglais, là c'est de l'assimilation hypocrite! Car, à ce moment-ci, ce n'est certes pas, une culture, mais bien un acte politique! Tant, que j'aurai un simple souffle de vie, je m'y opposerai toujours! Je propose, que toutes les autres provinces, apprennent le français, également dès leur première année d'étude. Si, cela arriverait : on s'en reparlera! D'ici là : VIVE NOTRE LANGUE, ET SES EXPRESSIONS! À LA VOILURE!!!

# 01 juil. 2006, 16:57

Marc Tougas a dit :

Même à Rosemont!

Je demeure dans le quartier Rosemont et en prenant l'autobus ou en faisant mes emplettes un peu partout dans le quartier, j'entends souvent des gens, des jeunes surtout, converser en français. Même aussi creux dans l'Est!

A titre de 'produit' du West Island (où j'ai résidé pendant mon adolescence), je 'switche' souvent du francais à l'anglais avec mes chums bilingues. Sans vraiment y penser, tout simplement parce que certaines choses se disent mieux ou plus vite en francais, et d'autres en anglais. Le but, c'est de rendre sa pensée le plus fidèlement possible.

Et effectivement, je suis d'accord avec vous, vaut mieux parler francais même aux anglophones. Le plus souvent, j'ai constaté que ca leur fait plaisir de parler francais, et j'ai l'impression que c'est même percu de leur part comme une impolitesse si on se met à leur parler anglais. Ils l'ont pas appris pour rien, le francais, ils veulent le pratiquer après tout!

Là où je vous rejoins aussi, M. Parenteau, c'est malgré une égale aisance en anglais et en francais, quand la caissière de La Baie ou de l'épicerie s'adresse à moi d'emblée en anglais (c'est relativement fréquent au centre-ville), j'adopte résolument le francais. Sans chialer, sans me plaindre, juste pour le plaisir de la faire travailler un peu.

# 02 juil. 2006, 09:29

Marc-André Raymond a dit :

Derrière les mots il y a des gens!

Le français est en déclin sur le Plateau. Oui et alors? L'anglais est en déclin à Richmond, dans les Cantons-de-l'Est. L'Anglais avec un grand A est aussi disparu de Windsor toujours dans les Cantons-de-l'Est. En fait, les anglophones qui vivent à l'extérieur de Montréal et de l'Outaouais ont passé un mauvais quart d'heure dans les dernières années. Les communautés sont toujours là. Chez nous, les anglophones de souche ont vieillis et ont vu leurs enfants se marier avec des francophones. De leur union sont nés des enfants bilingues qui ont pu être envoyés dans des écoles anglophones ou francophones. Je suis un de ces jeunes. Je dois avouer que mes racines de méchant Anglais qui souhaite assimiler les pauvres francophones vaincus il y a bien longtemps ont été elles-mêmes assimilées sans trop de casse. Effectivement, plusieurs familles anglophones de l'Estrie et de d'autres régions ont vu la langue maternelle de leurs enfants passer de l'anglais au français.

L'important dans ce monde législatif, c'est de préserver l'héritage culturel des Québécois de toutes les souches. Il faut que les familles ayant des racines irlandaises le soulignent. Il faut que les francophones de souche soient fiers de leurs origines. Il faut que les anglophones de Lennoxville puissent retracer leur passé, etc.

Peu importe le futur de l'anglais, du français, du mandarin ou de l'espagnol au Québec, il faut que les histoires familiales et que l'histoire collective du Québec passé soient préservées et inculquées aux plus jeunes, peu importe leur langue et celle(s) de leur(s) enfant(s). Il faut que nous puissions partager nos forces et palier nos faiblesses respectives pour construire le Québec. L'histoire des anglophones, des francophones et des immigrants, c'est aussi l'histoire du Québec que l'on le veuille ou non!

Nous partageons le même territoire, nous devons nous comprendre au-delà de la simple langue! Cohabitons!

Un bilingue qui veut que le Québec avance!

# 02 juil. 2006, 09:46

Christian Boisvert a dit :

L'important, c'est la capacité de parler français!

Je suis d'accord avec François Parenteau! Le brassage interculturel et interlinguistique est sain pour une ville comme Montréal. Qu'est-ce qui fait que des villes de l'ouest on préféré se défusionner de Montréal? C'est parce que le brassage n'a pas encore été complété. Dans 20 ans, les résultats du même référendum pourraient être différents.

Toutefois, cela n'empêche pas les anglophones de parler de plus en plus le français. Et ça, c'est vrai même ailleurs au Canada. Constatez combien d'hommes politiques peuvent maintenant s'adresser dans les deux langues officielles. Il n'y a qu'au Parti Libéral du Canada qu'on a pas encore compris ça!

Pour en revenir à nos moutons, il n'en tient qu'à nous, maintenant, lorsqu'un anglophone nous parle en français, de continuer à dialoguer avec lui dans cette langue et non pas y aller tout de suite en anglais. Lorsqu'on parle anglais, on fait ressortir ce vieux réflexe de colonisé que les québécois ont souvent et où on croit qu'il faut toujours se plier à ses hôtes. Ça, ça doit changer et c'est à nous à travailler là dessus, pas aux autres!

# 03 juil. 2006, 14:28

Sylvie Bourgon a dit :

Speak white...

Titre d'un poème de Michèle Lalonde que vous connaissez sûrement,écrit en 1970 et qui dénonçait la situation du français au Québec.36 ans plus tard et malgré 2 référendums,force est de constater que le français est de nouveau en recul malgré la loi 101.Une loi récem-ment édulcorée par un Charest qui s'en fout et qui demande que l'anglais soit enseigné en 1ère année.Autour de moi,je ne cesse d'observer que l'anglais reprend du poil de la bête (en l'espace de quelques mois,les 4 dépanneurs près de chez moi ont été rachetés par des immigrants qui ne parlent pas un traître mot de français et qui ont exclu entre autre le Journal le Devoir de leurs tablettes) mais également que le français s'appauvrit de plus en plus.Comment demander aux autres de respecter notre langue quand nous-même ne la respectons pas?La jeunesse d'aujourd'hui joue à des jeux vidéo en anglais,suit des cours intensifs d'anglais,utilise des abréviations basées sur des expressions anglaises dans leurs courriels et écoutent de la musique anglaise.Les professeurs eux-même ne possèdent pas le b-a ba de l'orthographe et utilisent un logiciel de correction pour s'y retrouver.J'ai l'impression que malgré nos belles intentions,nous sommes en train de redevenir un peuple de colonisés.

Nous allons chez Tim Hortons boire notre café,chez Wall-Mart acheter nos petites inutilités,chez Canadian Tire acheter les grosses,chez Toy's "R" Us chercher les jouets de nos enfants et nous mangeons un Big mac chez McDonalds avant de rentrer le ventre plein,les poches vides et plein de trucs "Made in China" dont les instructions sont tellement mal traduites que c'est pire qu'un casse-tête.Québec français?Mon oeil!

"Speak white

tell us that God is a great big boss

and that we're paid to trust him

Speak white

Parlez-nous production profits et pourcentages

Speak white

c'est une langue riche

pour acheter

mais pour se vendre à perte d'âme

mais pour se vendre"  (Michèle Lalonde,poète)

# 03 juil. 2006, 14:38

Sylvain Racine a dit :

La Beauce fédéraliste ou la dynasties des losers: là ça parle pas anglais, mais ça se fait fourrer aussi! Honte à vous!
À propos de l'anglais sur le plateau ou dans le reste de la ville, moi ça ne me dérange pas, ou plutôt, ça ne me dérange plus. Les Québécois qui ne se débrouillent pas bien en anglais ont juste à l'apprendre, c'est tout! Je suis tanné de les entendre chialer. Surtout ceux qui votent Charest et Harper. J'entends déjà les souverainiste dire "Ostie de kalice de tabarnac, lui, le sacrament" Wo wo! Je suis un fervent séparatiste et souverainiste, mais il semble que ce soit les "ostie de kalice de tabarnac" de la région où on parle le moins l'anglais, c'est-à-dire la Beauce et la région de Québec, qui ont voter pour Stephen Harper aux dernières élections. Ce sont les mêmes qui ont élus Charest en 2003. Alors, je commence à en avoir marre des gros c*** qui mettent des bâtons dans les roues de ceux et celles qui se battent pour que l'on ait un pays. Malheureusement, comme bien d'autres intellos et gens de la gauche, je commence être tanné de me faire fourrer par Ottawa puis par les imbéciles du Québec qui parlent ni anglais ni français. Quand tu parles les deux langues, c'est là que tu te rend compte qu'il est temps qu'on se sépare, ou bien je déménage... Qu'on se le dise, je ne sais pas si c'est moi qui capote, mais j'ai l'impression que dans les faits ce sont les morons qui ne parlent pas un mots d'anglais et les gens de la région de Québec qu'on tente d'aider en voulant un pays souverain. Autrement, s'ils n'en veulent pas de pays, alors, I don't care, I will enjoy my life all the same and those morons are going to be our cheap labour! Isn't that great? A thing that I can't stand anymore, is seeing Harper on my National holiday on the plaines d'Abraham denying Quebec as a nation. I can tell Harper to go to hell in english. It is not about language, but about what you stand for. Seeing Harper in Beauce with no Quebec flags around, I can't stand it anymore. Because I know that in Beauce and in the region of Quebec they don't speak english... Losers va!
# 04 juil. 2006, 11:53

Michèle Bourgon a dit :

Que faire contre capitalisme et mondialisation ?

Nous avons été vaincus par les Anglais d'Angleterre. Ils sont devenus les Anglais du Canada. Puis, à côté, il y a les Anglais d'Américains qui sont les maîtres du monde. L'anglais a donc l'extrême cote. Notre comportement n'a pas tellement changé depuis la Conquête. Oui, nous nous sommes instruits et nous avons fait de grands pas, mais, pour certains, c'est pour mieux comprendre que parler anglais, c'est plus important que parler sa langue maternelle. Monsieur Parenteau traite d'un problème certain. Mais qu,en est-il de ce nouveau phénomène de Québécois qui payent pour envoyer leurs jeunes enfants dans les écoles privées angolphones? Qui hurlent parce qu'ils n'ont pas le droit de les envoyer en anglais au public. Ils ont abdiqué la défense de leur langue, de leurs racines. Ils y voient un avantage certain pour leurs enfants puisqu'on veut le meilleur pour eux.

Quel dommage! Pour moi, la langue française est toujours la plus belle du monde et ce, même si je parle anglais et que je comprends que connaître l'anglais, c'est important.

Le français d'abord, les autres langues, ensuite. Ne pas abdiquer.

# 04 juil. 2006, 12:05

Stéphane Chénier a dit :

Un petit mot sur le gars aux cartes de souhaits

Je tiens à vous partager mon opinion à propos de ce que dis monsieur Parenteau sur ce gentil garçon. Vous savez je le vois souvent ce gars et je ne suis pas le seul. Il est calme, il a un petit accent anglophone mais il fait l'effort de bien parler en français, et ça tout le monde le constate. Je crois que la position de monsieur Parenteau risque de l'ostraciser. Pas tous et toutes tomberont dans ce piège, évidemment. Mais déjà qu'il a de la difficulté à vendre... Et puis c'est normal que lorsqu'il se retrouve de l'autre côté de Saint-Laurent où la concentration de québécois s'exprimant dans la langue de Shakespeare est plus forte qu'il l'utilise. Il veut gagner sa vie, avec le talent qu'il possède.

Pour ce qui est de NDG. Mon travail m'amène fréquemment a me rendre dans ce quartier, que voulez vous j'aime bien le Plateau mais il y a de la vie ailleurs. Les gens de là-bas, pour plusieurs que j'ai rencontré, ne parlent pas un mot d'anglais. Nous finissons tout de même par nous comprendre. Il faut faire attention à ce qu'on dit concernant les anglophones et les francophones, il ne faut pas diviser sur la base de la langue. Le respect des différences est important, et nous faisons tous face au même gouvernement avec ses politiques néo-libérales.

# 04 juil. 2006, 12:14

Angie Dupuis a dit :


C'est vrai qu'y'a trop d'anglais et trop de toute sorte de langue parfois à Montréal. Par contre, si on s'adresse à ses gens en français, on a de fortes chances qu'ils parlent nous comprennent et nous répondent. Et puis, personnellement, immigrer dans un autre pays, j'aimerais pouvoir continuer à parler ma langue maternelle, tout en apprenant le mieux possible leur langue. Je trouverais dommage que les gens autour aient des fusils dans les yeux si parfois, je parle français en public ou avec mes proches. Je crois qu'il faut s'adapter et que la loi 101 nous a aider à mettre des bases et des limites afin"d'encourager" les gens à parler et écrire le français au Québec.

Mais j'suis aussi de celle qui croit que toute langue doit évoluer. Les français aussi "anglicisent" tout ! On est en train de faire évoluer notre langue, évidemment. Y'a le vieux français, maintenant y'a le nouveau ! L'anglais étant la « langue universelle », chaque culture ayant un contact avec cette langue shakespearienne l'intègre peu à peu. Le français fait pareil. Au Québec, on dirait que ça fait tellement longtemps qu'on nous dit que notre français est mauvais surtout à cause de la prépondérance d'anglo, on fait une maladie sur les anglicismes. On fait une grave allergie à tout ce qui est anglais. Dès qu'on parle un peu anglais, les plus sensibles aux « rhumes de langues » sortent des abris pour crier que c'en est trop.

Enfin, j'crois que tant qu'on parlera français au Québec le débat continuera. Les questionnements sur l'avenir de notre langue reviendront toujours...  Géographiquement, c'est difficile pour le Québec de s'en sortir en continuant à parler français. Mais c'est notre langue, nous en sommes fiers et on veut la protéger. Soit.

# 04 juil. 2006, 12:34