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Eric Deguire
Eric Deguire
6 septembre 2007, 11:39
Quelque chose pour chacun
Avec des changements fréquents dans le temps, un suspense difficilement prévisible, malgré trop évident à la fin, et quand même une sympathie pour Huguette, Roman de gare peut faire sonner plusieurs cordes sensibles, sûrement une pour chacun. Huguette suscitera probablement le plus de réaction : expressive, complexée, enragée, passionnée ou pas, il n'est pas facile de l'apprivoiser. Ses malaises sont ressentis et ont un impact sur tous les personnages qui l'entourent. Mais le personnage d'Huguette ne pourrait être ce qu'il est sans la présence de son salut anonyme, qui l'accompagne de près et de loin à travers ses péripéties. Ce personnage, qu'on découvre tranquillement au cours du film, aide à créer les malaises mais aussi les meilleurs moments qui aident à connaître le personnage d'Huguette. Finalement, Roman de gare ayant tellement de facettes vient captiver sur plusieurs aspects et dans plusieurs façons.
20 août 2007, 12:56
Ce que peut apporter Thomas Mulcair
Même si le Québec a, en théorie, toujours rejoint le NPD idéologiquement, et encore aujourd'hui: l'environnement, l'Afghanistan, la justice sociale ne sont que des exemples, il n'a fait élire qu'un député de ce parti en presque 50 ans. Le problème du NPD, c'est qu'il n'est pas très francophone, ni très décentralisateur. Et ce sont deux sujets que les Québécois tiennent à coeur, leur langue, plus globalement leur culture et histoire, ainsi que leurs pouvoirs et leurs champs de compétence, en lien avec Ottawa. Mais au fil des ans, il y a une culture qui s'est créée qui veut que les Québécois n'aient pas d'affinités avec les néo-démocrates. Et, elle est maintenant figée dans plusieurs mentalités. Par contre, Thomas Mulcair a une grande histoire au Québec et pourrait donner une voix plus diversifiée et légitime aux Québécois à la Chambre des communes. Il fait preuve d'intégrité en choisissant le NPD, le chemin plus difficile, mais celui qui concorde avec ses principes. Finalement, il peut donner une forte voix aux Québécois sociaux-démocrates mais fédéralistes, qui sont complètement aliénés tant au fédéral qu'au provincial.
15 avril 2007, 6:52
Excellent, malgré le dur sujet
Les commentaires que j'avais vus sur la pièce avant d'y assister, laissaient voir qu'elle voguerait un peu dans l'abstrait tout en traitant d'amour, d'amitié et de vie. Et ce fut le cas. En entrant dans la Salle Jean-Claude Germain hier soir, je croyais que cette présentation pourrait m'apporter quelque chose sur le plan personnel. Tous les détails de la pièce ont définitivement réussi cet exploit: l'amitié de Patrick et Dave et l'aventure boursière de Patrick; l'insatisfaction de la vie d'Annie et son indécision; les conflits féminins d'Annie et Isabelle; la sensualité et sensibilité qu'ont chacun des personnages, mais le thème central qui est l'échange de partenaires et les conséquences qui en découlent, n'est pas venu me rejoindre. Un autre élément qui n'avait peut-être pas sa place, c'est la sur-utilisation des vulgarités, en parlant de la sexualité, qui était presque insultant envers l'intégrité de la sexualité. Que l'on soit en conflit ou non, la dégradation de la sexualité n'est pas nécessaire. Cependant, le choix du ton et du langage pour traiter des conséquences de tous ces échanges conjugaux, a aidé à faire ressortir la gravité de l'affaire. Je réitère qu'en tant que telle le thème principal de la pièce n'est pas venu me chercher, mais les liens entre les personnages et la façon qu'ils vivent l'expérience étaient réalistes et puissants.
8 avril 2007, 12:58
Les changements climatiques: un détail d'un problème beaucoup plus vaste
L'essai d'Hervé Kempf démontre une autre conséquence causée principalement par le mauvais fonctionnement de la libre économie. Il est d'ailleurs formidable que ce journaliste reçoive autant de couverture médiatique et semble résonner un peu partout. Il changera probablement la perception d'une ou deux personnes. Cependant, il donne tout de suite des solutions au problème sans vraiment avoir pointer le problème lui-même. La crise environnementale. Plusieurs spécialistes prédisent qu'elle sera très dévastatrice, que juste la pénurie d'eau pourra faire 400 millions de victimes d'ici 2080, et encore pire qu'elle sera la plus ressentie dans les pays les moins pollueurs, c'est-à-dire, les pays pauvres. Il y a un sérieux laisser-faire devant le droit humain. M. Kempf propose des solutions économiques très ambitieuses et idéales. La situation dans laquelle l'environnement dégénère prouve d'autant plus que ces changements sont nécessaires. Mais, il ne fallait pas une cirse écologique pour les exiger. La famine mondiale et les dictatures africaines, quasiment niées et absentes du monde médiatique, sont des causes assez puissantes pour faire un appel haut et fort au changement. M. Kempf propose que la conjoncture des changements climatiques devrait nous inciter à reformer l'économie. Plusieurs par contre ne croient pas à l'impact que pourrait avoir le phénomène, malgré les statistiques et prédictions. Par exemple, les premiers activistes du communisme du vingtième siècle, invoquaient la situation ouvrière en Russie comme motif de changements économiques. Mais, ces deux motifs sont des motifs très précis qui ne viennent pas rejoindre tout le monde. Il faut décrier le rejet total qu'ont les riches pour le respect du droit humain. Puisque c'est ça le problème. Les problèmes environnementaux donnent un poids de plus à quiconque qui exige le respect du droit à la vie, mais des problèmes fondamentaux existent depuis bien avant.
4 avril 2007, 4:56
Loin de la crise
La malheureuse constatation affirmant que la culture québécoise est apparemment en crise prouve justement le contraire, qu'elle est en bonne santé. Gérard Bouchard a pu trouver 141 intellectuels pour se prononcer sur la situation de culture québécoise et l'Institut du Nouveau Monde est en train de tenir des débats sur l'état de la culture au Québec. La seule consolation qu'on pourrait donner à ceux qui étaient convaincus que la culture québécoise était en crise, c'est qu'elle ne l'est pas et qu'elle donne peut-être l'impression d'être en crise juste parce qu'elle évolue. Tout dure rien qu'un temps. La journaliste spécialiste en littérature, Danielle Laurin, avait à dire de la littérature québécoise en décembre dernier qu'elle était en excellente santé. Ces 141 intellos ont prouvé qu'ils faisaient eux-mêmes partie de la culture québécoise et qu'ils étaient capables de l'alimenter en donnant leur opinion sur des débats de société.
3 avril 2007, 9:13
Un solide 8.5/10 pour La Grand-messe
Cet album est définitivement beaucoup plus raffiné et sensible que les précédents des Cowboys fringants. C'est La Grand-messe qui m'a amené à vraiment aimer le groupe. Moins niaiseux, mais juste assez pour garder une bonne partie de ses fans, l'album fera sonner une corde sensible chez les amoureux, les environnementalistes, les mélancoliques les incertains, les rêveurs, les humanitaires... Le ton toujours aussi souvent engagé me déçoit toujours et m'irrite juste un peu. Je trouve les analyses des débats de société un peu simplistes ou vide de sens. Même si un artiste peut s'engager, il restera un artiste et non un politicien. Musicalement, les talents de la multi instrumentaliste, Marie-Annick Lépine, ont été remis en valeur et plus que jamais. Elle nous amène cette fois-ci, un arrangement de piano et de corde dans Ma Belle Sophie. Les vents sont de plus de retour chez les Cowboys pour diversifier les styles.
2 avril 2007, 11:03
Cliché à écouter
Les clichés sont souvent trop abusés, il est même devenu cliché d'affirmer que quelque chose est cliché. L'Échec du matériel de Daniel Bélanger est sans aucun doute un titre cliché. Après la surconsommation des années 70 et 80, on se rend compte que les hippies avaient raison à l'époque. La surconsommation est venue nous rattraper et nous laisse avec de nombreux problèmes de société (le départ des manufactures pour la Chine, des problèmes écologiques). Dire qu'on n'accorde pas d'importance au matériel, dénigrer les personnes qui ne pensent qu'à l'argent, ceux-là, je les ai tous entendus dans mes cours de morale et religion au primaire. C'est primitif et tout le monde va la dire, «il ne faut pas trop se concentrer sur la matériel, mais plutôt sur des principes». Mais qui y croit vraiment? C'est dans ce sens-là, que l'album de Daniel Bélanger, pourra transmettre un message de fond qui pourra venir toucher des personnes qui ne se croyaient même pas affectées par des obsessions matérialistes. Cet album semble d'autant plus bien raffiné musicalement, Bélanger semble vouloir transmettre quelque chose par les arrangements et le choix des instruments.
25 mars 2007, 11:08
Un lien historique
Dans son essai Chantal Hébert soulève une réalité dont plusieurs Québécois ne croit pas à la concrétisation. Mais, 25% des Québécois ont manifesté leur intérêt pour Stephen Harper et ses conservateurs aux dernières élections fédérales. C'est qu'au fond tous politiciens au Québec et au Canada, est reconnu pour deux grandes qualités: ses positions idéologiques (droite, gauche, centre) et ses positions sur la question nationale du Québec. Stephen Harper est fondamentalement un homme de droite, mais afin de devenir Premier ministre du Canada il a dû se recentrer. Et il se trouve maintenant dans une position où il se sent définitivement confortable. Les gens des régions du Québec n'ont pas peur de la supposée droite de M. Harper puisque eux-mêmes pourraient en être partisans. Sa tentative rejetée de rouvrir le débat sur le mariage homosexuel était décriée à Montréal par exemple, mais l'animateur de radio du Saguenay qui a traité André Boisclair de tapette démontrait qu'il y a encore de l'ignorance et de l'incompréhension face à l'homosexualité en régions. Or le conservatisme est toujours présent. Cependant, sur la question nationale, Stephen Harper a sérieusement livré la marchandise. Une place pour le Québec à l'Unesco, une reconnaissance comme nation, et des transferts fédéraux plus élevés que jamais. Stephen Harper comprend et reconnaît la réalité fondamentale du Canada, c'est le fait que le Québec est une société distincte et une nation. Elle n'est surtout pas une province comme les autres et ça, Stephen Harper le sait.
25 mars 2007, 6:16
La musique pour le monde
Genesis et The Police ont tous les droits de se réunir et méritent plus que les critiques arrogantes d'Iggy Pop, ce dernier a par contre une image à conserver. Si ces groupes ont tout de même eu l'idée de se réunir et de partir en tournée de The Stooges, je dis tant mieux, parce que des vieux fans de plusieurs groupes pourront passer un dernier moment intime en spectacle avec eux. Parfois c'est une question de nostalgie, d'argent ou de véritables intentions créatrices, comme dit le chapeau de l'article, mais au fond les tournées de ces groupes-là, feront primairement plaisirs à des centaines de milliers de personnes au monde. Et il n'y a rien de plus important. Ce motif est plus valable que n'importe quel autre.
26 mars 2007, 10:10
Pour faire revivre le jazz
Le jazz qui totalisait environ 90% des ventes de disques, il y a 60 ans, se retrouve à 1% aujourd'hui, et ce incluant tous les artistes: soul, hard rock, blues, musique du monde, etc, qui peuvent pour des raisons de marketing être considérés comme étant jazz. Cependant, les jazzmans de l'époque de Miles Davis sont rendus inconnus pour plusieurs jeunes, à part peut-être Louis Armstrong. Mais où sont passés, les John Coltrane, Art Blakey, Dizzy Gillespie, Charlie Parker, Wes Montgomery, et j'en saute énormément? Cette interprétation cinématographie de la vie de Miles Davis pourrait suscité un intérêt ou simplement une connaissance, jusque-là inexistante chez la masse, pour le bon vieux jazz. Et qui d'autre que Miles Davis serait le personnage idéal pour transmettre cette culture. Davis a évolué avec le jazz, passant par différents styles, comme l'indique son neveu: «du be-bop au hip-hop». De plus, Miles Davis est derrière une des oeuvres les plus marquantes de l'histoire de jazz, qui réunit fort probablement les meilleurs musiciens dans chacune des compétences: Kind of Blue.
25 mars 2007, 5:55
Un espoir poétique
Malgré que la section des livres de poésie est de plus en plus réduite et de plus en plus cachée chaque fois que je vais au Renaud-Bray, Voilà de Dany Boudreault, vient confirmer qu'il y a encore un intérêt dans la société pour cette forme d'écriture. Les poètes ne sont presque plus médiatisés, même s'ils ont participé à des moments historiques de la culture et de la politique québécoise. À un temps où, Gaston Miron, Gérald Godin, Fernand Ouellette et Alain Grandbois faisait les unes des journaux et jouait des rôles primordiaux dans la société. Mais au fil du temps, les poètes ont perdu leur place, ou bien la population a décidé qu'ils n'en avaient plus. Cependant, les librairies ne ferment pas, ils ouvrent de plus en plus. Mais la poésie disparaît. Dany Boudreault est un espoir renouvelé, une poésie différente, mais du Québec. Peut-être certains sont devenus blasés de la poésie nationaliste et politiquement engagée de la vieille époque. Cette oeuvre démontre que les amateurs de la poésie, peuvent s'attendre à de nouvelles publications, et ne doivent pas uniquement se refouler dans l'oeuvre, tout de même intéressante, mais parfois trop passéiste de Paul Verlaine et d'Arthur Rimbaud.
24 mars 2007, 5:42
Seul dans son époque
David Bowie est un parmi tant d'autres sortis d'une époque remplie de musique populaire diversifiée, innovatrice et marquante. Mais au-delà des différents courants de cette période: le progressif, le British Invasion, le psychédélique, le rock classique. David Bowie avait un son distingué qui venait avec un caractère aussi unique. Il est de plus impossible à le rattacher à un courant musical de l'époque. Cependant, certains font référence à sa musique comme étant du glitter rock. Autant qu'il a été influencé par le folk, Bob Dylan ou même les Beatles (qui n'a pas été influencé par les Beatles, même les Rolling Stones l'ont été), il a souvent été le seul à faire certaines choses. Par exemple, pour prendre mon père en témoin, il me dit qu'une fois David Bowie a présenté un film en noir et blanc avant son spectacle au lieu d'avoir un groupe d'ouverture. Un court métrage que mon père décrit comme étant complètement étrange. Et malgré la popularité des costumes à l'époque (Peter Gabriel, Elton John), Bowie éblouissait toujours. Ses paroles, parfois illusoires ou imaginaires d'autrefois pessimistes ou délirantes ne laissaient pas indifférent et étaient incomparables. Son son autant que ses paroles étaient trop créatifs pour être du rock classique, mais pas assez fuckés pour être progressif, faisant de lui, son personnage complètement unique. Ground control to Major Tom?
24 mars 2007, 12:16
Un homme chanceux
Dans l'histoire, Jean Chrétien sera reconnu beaucoup plus pour ce qu'il est que pour ce qu'il a fait. Primairement, parce que pour avoir été Premier ministre pendant dix ans, il n'a pas fait grand-chose. Connaissant son bilan comme chef du pays, ceci marche plutôt bien pour M. Chrétien. Le PQ a passé la majorité du temps que Jean Chrétien était Premier ministre au pouvoir à Québec. Le référendum de 1995, on le sait que les fédéralistes l'ont gagné par un poil, mais tout ce que les libéraux de M. Chrétien ont fait pour tenter de régler cette situation d'amertume, c'est passer l'Acte sur la clarté. Un acte que Lucien Bouchard, Premier ministre péquiste et Jean Charest chef de l'opposition officielle à Québec, ont dénoncé. Et c'est nul autre que le présent chef libéral, Stéphane Dion, qui est le père de cette loi rejeté par tous les Québécois. Clairement l'Acte sur la clarté n'a qu'éloigné les fédéralistes et souverainistes. Sa réduction des transferts fédéraux rejetaient les principes historiques du fédéralisme et son expérience avec l'argent sale du scandale des commandites, n'étaient pas des évènements dont l'histoire canadienne voudra se rappeler. Si on se demande pourquoi Jean Chrétien a su gagner trois majorités de suite on peut dire que c'est parce que la droite canadienne était divisée entre les conservateurs progressistes et le Reform party à cet époque, ce qui mathématiquement assurait presque la victoire aux libéraux On se souviendra cependant des répliques toujours plus surprenantes de Jean Chrétien. Mais un politicien ne peut pas veiller sur un État pendant dix ans juste par son caractère. C'est cependant ce que Jean Chrétien a fait et si je dois le féliciter sur quelque chose, je dois dire qu'il est remarquable que cet homme ait réellement été le chef d'un État pendant dix ans.
22 mars 2007, 12:10
Une passion québécoise
La victoire péquiste du 15 novembre 1976 était l'espoir pour plusieurs Québécois d'aller jusqu'au bout de la Révolution tranquille, une époque qui est selon tous les Québécois, une des plus puissantes de notre histoire. René Lévesque était un diplomate, il croyait au compromis, aimait rêvé, mais était déterminé. Le soir de cette victoire, plusieurs souverainistes au Québec croit qu'on se dirige vers un pays d'ici peu. Mais ces derniers ne constatent pas que la majorité des Québécois ont belle et bien voté pour des partis fédéralistes. M. Lévesque savait ça, alors il s'est mis au travail. Quand je pense à son premier mandat, je pense à la Charte de la langue française, je pense à la gratuité des médicaments pour les personnes âgées, je pense à la SAAQ... Trois exemples de projets réalisés qui sont encore utilisés aujourd'hui. Le référendum. Le processus semblait très démocratique, et historiquement il le paraît encore plus: le père du mouvement souverainiste, René Lévesque, s'opposait au père du fédéralisme moderne, Pierre Elliott Trudeau. Mais les Québécois ont voté contre, les fédéralistes l'ont dit et je suis d'accord de le dire: «la démocratie a parlé». Mais l'image de sauveur de M. Trudeau a été détruite à jamais avec son cafouillage constitutionnel en 1981-1982. Même si on parle beaucoup plus de 1995, historiquement en regardant le référendum de 1980, on peut dire que l'enjeu s'est vraiment joué là. Et que 1995, c'était une réplique des séparatistes à l'échec de l'accord du Lac Meech, un accord qui représentait de façon juste les relations Canado québécoise. M. Lévesque a accepté la notion de cet accord en 1984, qu'on appelait le Beau risque à l'époque. Par ce geste, on voit la compréhension que René Lévesque avait pour la volonté générale du peuple québécois. Ses années au gouvernement, autant libéral que péquiste, démontrent l'intérêt infini qu'avait René Lévesque pour les Québécois, pour leur nation, pour leur culture, pour le peuple.
19 mars 2007, 9:40
Le polyvalent artiste
Le spectacle qu'a présenté Michel Rivard et son Flybin band le dimanche 30 avril 2006 à la salle Pauline-Julien, était le premier de Michel Rivard auquel j'assistais. Je m'attendais à ce qu'il joue plus de Beau Dommage, mais il n'a joué que deux numéros. Cette déception a cependant pris le bord quand j'ai eu la chance de découvrir des chansons plus récentes de Michel Rivard, dont je n'en connaissais aucunes. Plusieurs sont venues me chercher à la première écoute par les paroles et mélodies. L'auteur/compositeur/interprète m'a définitivement prouvé qu'il lui restait encore du jus dans le citron. Mais au-delà de la musique, Rivard est tout un humoriste. Ses monologues entre les chansons ont données la touche de plus dont son spectacle avait besoin pour que je puisse l'écouter à tête reposée et le considérer plus qu'ordinaire.
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