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Même si le Québec a, en théorie, toujours rejoint le NPD idéologiquement, et encore aujourd'hui: l'environnement, l'Afghanistan, la justice sociale ne sont que des exemples, il n'a fait élire qu'un député de ce parti en presque 50 ans. Le problème du NPD, c'est qu'il n'est pas très francophone, ni très décentralisateur. Et ce sont deux sujets que les Québécois tiennent à coeur, leur langue, plus globalement leur culture et histoire, ainsi que leurs pouvoirs et leurs champs de compétence, en lien avec Ottawa.
Mais au fil des ans, il y a une culture qui s'est créée qui veut que les Québécois n'aient pas d'affinités avec les néo-démocrates. Et, elle est maintenant figée dans plusieurs mentalités. Par contre, Thomas Mulcair a une grande histoire au Québec et pourrait donner une voix plus diversifiée et légitime aux Québécois à la Chambre des communes. Il fait preuve d'intégrité en choisissant le NPD, le chemin plus difficile, mais celui qui concorde avec ses principes. Finalement, il peut donner une forte voix aux Québécois sociaux-démocrates mais fédéralistes, qui sont complètement aliénés tant au fédéral qu'au provincial.
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