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Le Prix Siminovitch remis à Brigitte Haentjens
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Brigitte Haentjens est la lauréate du Prix Elinore et Lou Siminovitch 2007, la plus importante récompense accordée dans le milieu du théâtre au Canada. La metteure en scène montréalaise a été choisie parmi une liste de quatre finalistes retenus par le jury, à partir d'une liste de 26 des meilleurs metteurs en scène au Canada. L'annonce a été faite lors d'une cérémonie spéciale qui a eu lieu hier soir à Toronto.
«En choisissant Brigitte Haentjens, le jury a souhaité rendre hommage à la prodigieuse virtuosité de son écriture scénique, ainsi qu'au caractère profondément humain de sa mission», a expliqué Leonard McHardy, président du jury. «Dans le monde de Mme Haentjens, les idées saignent, les corps pensent et l'espace vibre. Son écriture dépasse toute classification; elle dépeint une tension à couper le souffle entre méticulosité et brutalité, et pousse les gens, même s'ils sont absorbés par le spectacle en lui-même, à se questionner sur les raisons profondes de leur existence, de leur identité, et ce, sans échappatoire possible.»

Brigitte Haentjens
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Brigitte Haentjens a étudié le théâtre à Paris avant de déménager en Ontario en 1977, où elle a assuré la direction artistique du Théâtre du Nouvel-Ontario durant huit ans. De 1991 à 1994, elle a été directrice artistique de la Nouvelle Compagnie Théâtrale, à Montréal, puis, de 1996 à 2006, elle a agi en tant que co-directrice artistique du Carrefour International de Théâtre de Québec. Mme Haentjens dirige également depuis 1977 sa propre compagnie théâtrale, Sibyllines, qu'elle a fondée pour y approfondir sa démarche artistique dans un contexte de plus grande liberté. Pour Sibyllines, elle travaille actuellement à une adaptation de la pièce Blasté (Blasted), de Sarah Kane, traduite par Jean-Marc Dalpé, mettant en vedette Paul Ahmarani, Céline Bonnier et Roy Dupuis, et qui doit prendre l'affiche au printemps 2008.
«Le théâtre a sur moi l'effet d'une coupure, d'une brûlure, d'un coup de poing, d'un coup de fouet. Le théâtre me stimule, il me met dans tous mes états, et peut même me faire enrager. Le théâtre m'a toujours donné l'envie de vivre, de créer, de me tenir debout et de me battre. En gros, le théâtre inspire chacun des sentiments qui m'animent, à l'exception de celui du confort», a déclaré Mme Haentjens dans le discours qu'elle a prononcé lors de la remise du prix. «Une récompense telle que le Prix Siminovitch représente une extraordinaire stimulation, un gigantesque encouragement, à la fois sur les plans symbolique et matériel.»
Brigitte Haentjens s'est vue remettre un chèque de 75 000$. À titre de protégés, elle a choisi un jeune metteur en scène de la ville de Québec, Christian Lapointe, ainsi que la troupe montréalaise du Théâtre de la Pire Espèce, qui ont chacun reçu la moitié de la somme restante de 25 000$. Les créateurs de cette récompense ont structuré ainsi le Prix Siminovitch afin de souligner l'importance du mentorat dans le milieu du théâtre canadien.
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Du cirque, de la danse et de l'opéra sur ARTV
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 Après la chute
| | Le 3 novembre, on propose toute une soirée à Las Vegas. À 21h, c'est Du Québec à Las Vegas, un documentaire sur le quotidien des musiciens, scénographes, techniciens, danseurs et gestionnaires québécois installés à Las Végas dans le sillage de Céline Dion et du Cirque du Soleil.
À 22h, c'est Kà Extrême, une visite fascinante dans les coulisses de Kà, un spectacle du Cirque du Soleil mis en scène par Robert Lepage. À 23h, c'est La Griffe magique, un voyage captivant dans l'imaginaire extraordinairement fertile de la créatrice de costumes Dominique Lemieux.
Le 4 novembre, à 18h30, c'est Après la chute, un portrait sensible de Jacques Poulin-Denis, un danseur qui a perdu un pied dans un accident de voiture. Déterminé à danser malgré tout, il livre sous nos yeux un combat pour reconstruire sa vie et ses rêves.
| |  Kà
| Le 5 novembre, c'est toute une soirée de danse et d'opéra. À 20h, c'est Roxana, une adaptation chorégraphique du roman de Daniel Dafoe. À 21h, c'est Filumena, un opéra sur le destin tragique d'une jeune immigrante italienne venue s'établir en Alberta dans les années 1920.
À 23h, c'est Adela, une chorégraphie pour six danseuses signée José Navas d'après la pièce de Garcia Lorca, La Maison de Bernada Alba.
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Haentjens et Schellenberg reçoivent le Gascon-Thomas 2007
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L'École nationale de théâtre (ÉNT) a décerné aujourd'hui le Prix Gascon-Thomas 2007, une récompense créée en 1990 afin de rendre hommage à des artistes et artisans ayant contribué de façon exceptionnelle à l'épanouissement du théâtre au Canada. Sources d'inspiration, les lauréats Brigitte Haentjens et August Schellenberg servent d'exemples aux étudiants qui se consacrent à l'apprentissage des divers métiers du théâtre.
 Brigitte Haentjens
| | Figure incontournable du théâtre francophone au Canada, Brigitte Haentjens signe des spectacles percutants et attendus. Originaire de Versailles, elle a d'abord poursuivi ses études théâtrales en France chez Jacques Lecoq, avant d'immigrer en Ontario en 1977, où elle est rapidement devenue un chef de file du milieu artistique franco-ontarien, dirigeant le Théâtre du Nouvel-Ontario pendant huit ans. En 1991, quand elle s'installe à Montréal, elle devient directrice artistique de la Nouvelle Compagnie Théâtrale (Théâtre Denise-Pelletier) jusqu'en 1994. Elle copréside les destinées du Carrefour international de théâtre de Québec de 1996 à 2006 et, en 1997, sa soif de liberté artistique la mène à fonder Sibyllines, sa propre compagnie de théâtre, qui souligne cette année son dixième anniversaire. Ne serait-ce que par sa recherche constante d'engagement et de dépassement, personne ne peut nier l'ascendant de Brigitte Haentjens. À ce jour, on lui doit près d'une cinquantaine de mises en scène, dont les plus récentes ont remporté moult honneurs: ses spectacles ont été cités à sept reprises par l'Association québécoise des critiques de théâtre, dont elle a reçu le Prix pour Quartett et Tout comme elle; et on a retrouvé Brigitte Haentjens en nomination cinq fois pour le Masque de la mise en scène, qu'elle a reçu pour La Cloche de verre. Elle fait partie des quatre finalistes en lice pour le prestigieux prix Siminovitch de théâtre 2007.
 August Schellenberg
| | Montréalais d'origine Mohawk, August Schellenberg a choisi d'étudier dans sa ville natale au sein du programme d'interprétation anglophone de l'ÉNT, dont il est issu en 1966. Un an après sa sortie de l'École, il reçoit le Tyrone Guthrie Award, décerné à l'acteur le plus prometteur du Festival de Stratford. C'est ainsi qu'il amorce une carrière théâtrale où il interprète les plus grands rôles dans les salles les plus réputées en Amérique du Nord, en plus de partager son talent avec les milieux du cinéma et de la télévision. En 1979, il joue, en français et en anglais, le rôle principal de L'Affaire Coffin, un film marquant de Jean-Claude Labrecque. Récemment, il était en nomination pour le Emmy Award du Meilleur acteur de soutien pour son rôle de Sitting Bull dans la télésérie à succès Bury my Heart at Wounded Knee, réalisée par Yves Simoneau. Il a aussi été en lice pour trois Prix Génie (il en a remporté un pour Black Robe) et deux Gémeaux (il en a gagné un pour The Prodigal). On l'a aussi honoré du First Americans in the Arts Awards et du American Indian Film Festival Awards. Toujours impliqué auprès de la communauté autochtone, dont il est l'un des plus fiers ambassadeurs, il a enseigné le théâtre au Centre for Indigenous Theatre et à l'Université York de Toronto.
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À la Salle Pauline-Julien ces jours-ci
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Plusieurs spectacles intéressants passent ces jours-ci par la Salle Pauline-Julien (15 615, boulevard Gouin Ouest, Sainte-Geneviève, dans l'ouest de l'île de Montréal).
 Les Parfaits inconnus
| | Le 28 octobre, à 15h, on propose Les Parfaits inconnus, un spectacle pluridisciplinaire pour les 6 ans et plus. En compagnie des acteurs de ce cirque musical et survolté, on promet une heure de délire où se côtoient comédie, acrobatie, jonglerie et musique.
| |  Journal intime Photo: Rolline Laporte
| Le 2 novembre, à 20h, on propose Journal intime, une réalisation de la chorégraphe Hélène Blackburn. D'abord créé pour les adolescents, ce spectacle de la compagnie Cas Public pose un regard lucide sur les grandes questions de l'amour. Accompagnés d'un pianiste, les danseurs incarnent, au rythme de la musique de Bach, les pulsions de la vie. La représentation sera précédée d'une rencontre avec la chorégraphe et sera suivie d'une rencontre avec les danseurs.
 Pierre-Paul Savoie
| | Le 6 novembre, à 19h30, on propose, en primeur et gratuitement, Confidences d'un corps, la toute nouvelle création de Pierre-Paul Savoie. Ce spectacle est le point de départ du cycle Diasporama, un projet de danse contemporaine qui présente une série d'oeuvres créées par des artistes québécois vivant à l'étranger. Le solo de Savoie est élaborée à partir du concept de la mémoire corporelle. Alimentée, entre autres, par les principes de la psychologie biodynamique, son exploration questionne la relation entre le souvenir et l'image, la part de l'imagination dans la reconstruction du passé ainsi que la véracité du souvenir.
| |  On achève bien les chevaux
| Le 9 novembre, on propose On achève bien les chevaux, une production du Théâtre Niveau Parking et du Théâtre Les Enfants Terribles dont on dit le plus grand bien. L'oeuvre romanesque d'Horace McCoy est adaptée et mise en scène par Marie-Josée Bastien. Emmanuel Bédard, Nancy Bernier, Lorraine Côté, Jean-Michel Déry, Hugues Frenette, Érika Gagnon, Annie LaRochelle, Véronika Makdissi-Warren, Christian Michaud, Sylvain Perron et Réjean Vallée défendent les personnages de cette histoire qui nous transporte dans la ville de Québec, en 1929.
En pleine crise économique, pendant un marathon de danse, plusieurs couples s'affrontent dans l'espoir de remporter une somme d'argent importante. Ils viennent de tous les milieux, cherchant à survivre à la crise. Dépossédés, humiliés, manipulés par l'organisateur de l'événement qui est prêt à tout pour attirer les foules, personne n'en sortira indemne. Onze comédiens, aussi danseurs pour l'occasion, règlent leurs émotions et leurs pas sur ceux et celles qui ont refusé d'être des victimes consentantes de ce qui fut la plus grande crise économique du XXe siècle.
Info: 514 626-1616 ou www.pauline-julien.com. Rés.: 514 790-1245.
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Des derviches tourneurs à Montréal
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Une confrérie de derviches tourneurs de Turquie est de passage les 7 et 8 novembre à la Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau (300, boulevard de Maisonneuve Est, Montréal).
Acclamée depuis plus de 20 ans pour sa forme unique et spontanée de danse giratoire, pour ses accompagnements de musique soufie (aux sons de flûte, de cithare, de vièle, de pan, de percussions) et pour ses chants zikr, la troupe se produit dans le monde entier.
On parle de leur spectacle comme d'une expérience artistique et spirituelle unique.
Rés.: 514 987-4691.
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Jeu 124 : Théâtre et musique
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On lançait la semaine dernière le numéro 124 de la revue Jeu. Le dossier, dirigé par Étienne Bourdages et moi-même, est consacré à la musique au théâtre.
Dans une première partie, le dossier s'intéresse à la musique qui accompagne l'action. Envahissante ou discrète, elle souligne ou meuble... On le constate à la lecture des témoignages de Michel F. Côté ou de Nancy Tobin: il est alors plus souvent question d'environnement sonore que de musique. En entretien, Michel Robidoux évoque son passionnant travail de création au sein des Deux Mondes. Comment devient-on compositeur scénique? Étienne Bourdages a posé la question à quatre artistes de la relève: Nicolas Basque, Ludovic Bonnier et le duo Larsen Lupin. Enfin, les impressions que Silvy Grenier et Pierre Benoît partagent avec Raymond Bertin nous montrent de quelle manière la musique peut influencer les perceptions du spectateur.
La seconde partie du dossier est consacrée à la musique qui mène l'action : elle traite de tout ce qu'englobe l'appellation théâtre musical, de l'opéra au musical. Yves Raymond rappelle d'abord les faits saillants du genre au Québec. Le compte rendu d'une Entrée libre animée par Michel Vaïs suit ce parcours historique en soulevant la question polémique de l'avenir du théâtre musical au Québec. Gilles Marsolais dresse le portrait des différentes formations dans ce domaine. J'interroge ensuite des metteurs en scène et directeurs de compagnie à propos de la présence du chant dans les productions destinées aux adolescents. Enfin, Rosaline Deslauriers trace l'évolution d'un type particulier de théâtre musical dont Luigi Nono et Frank Castorf sont les représentants les plus emblématiques, et Alexandre Lazaridès clôt le dossier en examinant l'évolution de la mise en scène à l'opéra.
La musique est à l'honneur sous d'autres rubriques, puisqu'on y parle des spectacles d'Omnibus et de Chants Libres, de Jeanne Maubourg, mezzo-soprano, comédienne et professeure du début du siècle, et enfin, sous la rubrique Danse, de démarches artistiques où chorégraphie et musique font corps.
Également, dans ce numéro, l'hiver et le printemps 2007 en danse, un entretien avec Anne-Marie Provencher sur les Fenêtres de la création théâtrale, le Projet de loi sur le théâtre en Espagne commenté par Philippe Soldevila, un panorama des arts de la rue au Canada, le 11e prix Europe, remis à Robert Lepage en avril dernier, et les habituelles critiques de spectacles. Info: 514 875-2549 ou www.revuejeu.org.
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Batsheva Dance Company
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Placée sous la direction artistique du grand Ohad Naharin, la Batsheva Dance Company est l’une des troupes favorites du public de danse contemporaine. Pour la première fois, la compagnie israélienne intègre le calendrier de Danse Danse pour présenter entre les murs du Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts une œuvre tonique, généreuse et obsédante signée Sharon Eyal. Créé à Tel-Aviv en juin 2006, Bertolina est un spectacle haletant, sensuel et terrien. On promet une soirée où le plaisir avoisine la transe. Entourée de 19 interprètes chevronnés, Eyal se lance sous nos yeux dans un ballet rythmé où la danse est dite époustouflante; la musique, irrésistible; et les costumes, géniaux. Du 22 au 24 novembre. Info: dansedanse.net, billets 514 842-2112.
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Les lauréats des Prix de la critique sont...
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L'Association québécoise des critiques de théâtre (AQCT) vient d'annoncer les lauréats de ses Prix de la critique pour la saison 2006-2007.
 Coma Unplugged Photo: Marlène Gélineau Payette
| | Dans la catégorie Montréal, le Prix de la critique est remis à Coma Unplugged de Pierre-Michel Tremblay, dans une mise en scène de Denis Bernard, une production du Théâtre de la Manufacture. Voici ce que les membres de la section Montréal de l'AQCT en ont pensé: «Ce portrait caustique de la condition masculine actuelle est appuyé par une mise en scène audacieuse. Menée par Steve Laplante dans la peau d'un stand-up lucide, soutenue par des musiciens inventifs et des acteurs de premier ordre, la représentation est un véritable cabaret de l'inconscient. L'oeuvre témoigne à la fois d'un souci du détail et d'un sens indéniable de la caricature. Son humour mordant a agréablement détonné dans le paysage théâtral de la saison.»
| |  Forêts
| Dans la catégorie Québec, le Prix de la critique est remis à Forêts de et mis en scène par Wajdi Mouawad, une production des compagnies Au carré de l'hypoténuse et Abé carré cé carré, en coproduction avec le Théâtre du Trident. Voici ce que les membres de la section Québec de l'AQCT en ont pensé: «Cette fresque théâtrale bouleversante révèle une fureur de vivre et un puissant lyrisme. S'y voient défrichés les drames de sept générations, dans un chevauchement complexe et maîtrisé de tableaux scéniques dont on retient la force sauvage, la finesse et la sensualité. Portée par onze acteurs entièrement investis dans leurs multiples personnages, cette production belgo-franco-québécoise est une oeuvre accomplie d'une rare intensité.
 Si tu veux être mon amie
| | Dans la catégorie Jeunes publics, le Prix de la critique est décerné à Si tu veux être mon amie de Litsa Boudalika, dans une mise en scène de Jean-Philippe Joubert, une production de la compagnie Les Nuages en pantalon. Voici ce que les membres de l'AQCT en ont pensé: «Mettant en scène l'amitié difficile entre une jeune Israélienne et une jeune Palestinienne, ce spectacle permet au public adolescent d'appréhender de façon sensible un conflit, à maints égards incompréhensible, qui perdure depuis des décennies au Proche-Orient. Le jeu physique des comédiens, les projections et la musique contribuent à dynamiser un échange épistolaire émouvant, où espoir et détresse dialoguent.»
| |  Amadeus
| Dans la catégorie Théâtre anglophone, le Prix de la critique est remis à Amadeus de Peter Shaffer, dans une mise en scène d'Alexandre Marine, une production du Leanor and Alvin Segal Theatre. Voici ce que les membres de l'AQCT en ont pensé: «Avec ce spectacle, on entre de plain-pied dans les coulisses grouillantes de la cour de Vienne, on accède à toute la vivacité, mais aussi à toute la vulnérabilité de Mozart. Grâce au jeu convaincant des interprètes, aux objets que l'on bouscule et aux moments où la musique et la danse prennent le dessus, la représentation captive littéralement.»
L'AQCT profite de cette attribution pour annoncer la mise en ligne de son nouveau site: www.aqct.qc.ca. On le consulte pour y trouvez des informations sur cette association fondée en 1984, sur ses membres et sur ses activités nationales et internationales.
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Louis-José Houde au Centre Bell
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 Louis-José Houde
| | Louis-José Houde présentera son nouveau spectacle Suivre la parade en supplémentaire au Centre Bell, le vendredi 11 avril 2008. La mise en vente des 6000 billets aura lieu le dimanche 28 octobre, à 22h30, tout de suite après le Gala de l'ADISQ. Rés: 514 790-1245.
Rappelons que l'humoriste dévoilera son nouveau spectacle aux Montréalais du 5 au 9 février, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts. Rés.: 514 842-2112.
Finalement, Louis-José Houde a annoncé il y a peu qu'il publiait un premier livre, Mets-le au trois. On y retrouvera l'intrégralité des textes de son premier spectacle, des pensées «houdiennes» inédites et l'ensemble des chroniques publiées dans le journal La Presse entre 2003 et 2006. Le livre sera en librairie dès le 30 octobre.
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Des nouvelles du Théâtre Émergence - 4e partie
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Du 7 au 24 novembre, au Théâtre de l'Esquisse, le Théâtre Émergence présentera Trois sombres textes pour actrice éclairée, une pièce de Marie-Ève Gagnon mise en scène par Patrick Palmer et interprétée par Isabelle de Montigny.
En exclusivité, au cours des prochaines semaines, les membres de l'équipe de création vont nous tenir au courant du processus qui les mènera au soir de la première. C'est maintenant au musicien de se prononcer...
Bon, plus d'internet...
J'pourrai pas aller prendre les dix e-mails qui m'attendent, ni les notes de cours en statistiques, ni même aller voir si quelqu'un m'a «ajouté» comme ami aujourd'hui. Décidément, il va falloir que j'attende à demain avant de faire mes invitations pour le concert de mercredi, et avant de. ah internet est revenu! Mais me voilà plongé dans ce petit mot, et comme pour la première fois où j'ai rencontré Isabelle de Montigny, je sais que je suis embarqué dans quelque chose que je ne suis pas près de faire à moitié.
| |  Rémy Bélanger de Beauport et Isabelle de Montigny Photo: Patrick Palmer
| C'était dans un petit café, on s'était donné rendez-vous après un e-mail ou deux, justement. Je jasais avec cette inconnue que je n'avais jamais vue jouer, et elle avec ce musicien de qui elle n'avait entendu que le nom, mais nous nous faisions confiance. Cette espèce de bonne entente spontanée, de complicité naturelle, c'est enfin maintenant, près d'un an plus tard, qu'on s'en sert concrètement.
 Rémy Bélanger de Beauport Photo: www.noistar.com
| | Mon travail dans Trois sombres textes pour actrice éclairée ressemble en effet plus que je ne le pensais à mon travail habituel de violoncelliste improvisateur: ce qui distingue un ensemble d'un autre quand je joue, ce qui fait que ça «marche», d'après moi, c'est la confiance qui s'installe dès le départ, l'assurance que l'autre est là à 100%, prêt à attraper au vol les idées qu'on lui propose, et est en retour rempli d'idées à partager. C'est comme ça, avec Isabelle, l'«actrice éclairée», et Patrick, le metteur en scène (tout aussi «éclairé»), les membres de l'équipe que je côtoie le plus. Bien qu'on travaille sur un texte déjà écrit et qu'on ait plusieurs semaines de préparation - circonstances inhabituelles pour moi - à chaque répétition quelque chose de nouveau s'installe, et je m'inspire du jeu d'Isabelle, tout comme elle est influencée par mes sons, d'une manière différente chaque fois. C'est un vrai dialogue. En fait ça sera un «trialogue», si le mot existe, lorsque le public sera là.
| |  Isabelle de Montigny et Rémy Bélanger de Beauport Photo: Patrick Palmer
| Avant de m'engager comme compositeur et interprète pour Trois sombres textes. je suis allé assister à une répétition de Procrastination majeure (le dernier des trois textes) et j'ai tout de suite été charmé par la plume de Marie-Ève Gagnon. Dans ce troisième texte en particulier, elle a une écriture autant hachurée, découpée, entrecroisée, que fine et structurée. C'est une musique, une logique des mots et des phrases qui m'a tout de suite inspiré. Maintenant que je connais (bientôt par coeur, à vrai dire!) les trois textes, je ne vois que mieux les tonalités et modulations souvent subtiles qui caractérisent la pièce dans son ensemble.
 Rémy Bélanger de Beauport Photo: www.noistar.com
| | Le théâtre est quelque chose de mystérieux pour moi. Comment peut-on apprendre autant de mots et les redire, encore et encore, de manière aussi crédible? Je suis ému, je l'avoue, à chaque fois par les mêmes passages dans La Muerte (le premier des trois textes), car bien qu'elle reste l'«actrice éclairée», ce n'est plus vraiment Isabelle qui est à côté de moi dans ces moments-là; c'est le personnage, qu'elle incarne alors totalement. Travailler avec un metteur en scène est aussi un aspect que je découvre avec le théâtre. Patrick représente, à mes yeux, à la fois le catalyseur de la complicité dont je parlais plus haut et «pas un homme vrai mais un vrai homme» comme dirait le personnage de La Muerte, l'oeil extérieur critique, rationnel (mais toujours artistique) qui dirige l'orchestre. J'veux dire, le duo. le trio. Enfin, avec tous les spectateurs ça fera pas mal un orchestre, même s'il n'y a que la comédienne qui parle (ou presque).
Je vous laisse donc sur un passage d'une ironie bien savoureuse, tiré de Une femme et son avenir (le deuxième texte): «J'vas me taire. J'vas arrêter d'utiliser des mots parasites, j'vas être dans la sensation pure, dans l'émotion pure pis j'vas voir jusqu'où ça me mène.»
Bon spectacle!
Rémy Bélanger de Beauport
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Un nouveau codirecteur chez DynamO Théâtre
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 Yves Simard, Robert Dion et Jacqueline Gosselin Photo: Frédéric Nadeau
| | On apprenait le 24 septembre dernier que Robert Dion quittait ses fonctions de codirecteur artistique du DynamO Théâtre après 25 ans de loyaux service. L'homme demeurera toutefois chez DynamO à titre de créateur en résidence.
Homme de partage, de solidarité et de collaboration, Robert Dion n'a jamais hésité à questionner les oeuvres pour les améliorer. On lui doit en grande partie ce qui s'appelle aujourd'hui le théâtre de mouvement acrobatique. Il a mis en scène les oeuvres-phare de la compagnie.
Dans peu de temps, Yves Simard deviendra le nouveau codirecteur artistique de la compagnie avec Jacqueline Gosselin.
Acteur polyvalent, Yves Simard s'intéresse surtout au théâtre gestuel et à la marionnette. Depuis 1991, il évolue comme créateur et interprète sur différentes productions de DynamO Théâtre. Il a aussi travaillé avec Carbone 14, le Teatro Sunil de Suisse, les Deux Mondes, Dulcinée et cie, et le Teater Terra d'Amsterdam. Il agit également depuis douze ans comme coscénariste et marionnettiste avec le Théâtre de la Dame de Coeur. Il est présentement conseiller dramaturgique pour le nouveau spectacle du Cirque du Soleil Wintuk.
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La LIQ a entamé sa nouvelle saison
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La Ligue d'improvisation de Québec (LIQ) entreprenait il y a peu sa sixième saison. Plusieurs événements spéciaux auront lieu au cours de la prochaine année, notamment des matchs avec des équipes françaises. Les matchs de la LIQ se tiennent les mardis à 20h à la Casbah de l'Impérial de Québec (240, rue Saint-Joseph Est). Le coût d'entrée est de 4$.
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Un nouveau magazine sur la danse
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Le 20 septembre dernier, à l'École supérieure de ballet contemporain de Montréal, on lançait le premier numéro du magazine Accents danse. Gratuite, du moins pour le moment, la publication de 32 pages s'adresse à tout le milieu québécois de la danse tout en étant accessible au grand public.
Chaque numéro propose des articles de fond, des bribes d'histoire, des portraits d'artistes, un survol des différentes techniques connexes à la danse, ainsi que des conseils judicieux pour la santé et la formation. Le caractère éducatif et informatif du magazine permettra à quiconque s'intéresse à la danse d'approfondir ses connaissances tout en restant au fait de l'actualité de cette discipline.
Le premier numéro, distribué gratuitement à Montréal et disponible par abonnement pour les régions du Québec et ailleurs à l'étranger, aborde la thématique du corps avec des articles écrits, entre autres, par Vincent Warren, historien en danse, Marie Beaulieu, directrice du département de danse de l'UQAM et Katya Montaignac, chercheure en danse. On trouve aussi à la fin une liste de parutions pertinentes ainsi qu'un répertoire de ressources. Info: 514 849-4929.
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FAIT
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Le Festival de théâtre à L'Assomption, mieux connu sous le nom de FAIT, se tient cette année du 18 au 21 octobre. Reprises, lectures, créations et discussions sont au programme. Parmi les incontournables: un dialogue exclusif entre Patrice Dubois et Claude Poissant, le nouveau spectacle d'Anne-Marie Olivier et la première québécoise du Filet, une pièce dérangeante de Marcel-Romain Thériault sur la pêche au crabe. Info: www.fait.ca ou 1 877 589-9198.
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Ronnie Burkett, 10 Days on Earth
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Multidisciplinaire à souhait, la saison 2007-2008 de la Cinquième Salle de la Place des Arts expose le corps dans tous ses états. C’est le célèbre marionnettiste canadien Ronnie Burkett qui ouvre le bal avec 10 Days on Earth, un charmant conte où la délicatesse des personnages à ficelles n’a d’égale que la justesse des sentiments. «Si un jour on se retrouve seul, mais qu’on ne sait pas que l’on est seul, se sent-on vraiment seul?» Voilà la question qui a inspiré à l’artiste d’origine albertaine une œuvre dont les prouesses techniques et théâtrales ont été saluées de par le monde depuis sa création en 2005. Destiné aux adultes (14 ans et plus), 10 Days on Earth est présenté dans la langue de Shakespeare du 8 au 10 et du 13 au 17 novembre. Info: 514 842-2112.
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