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Le blogue de Marie Gignac
26 mai 2008, 12:29

Fatiguée, moi ? (bis)

Oh la la ! J'ai eu un petit creux... Le week-end a été très chargé et la fatigue commence à se faire sentir... Depuis jeudi, deux premières, deux dernières, deux rencontres avec le public, une table ronde, les trois lectures franco-canadiennes, quelques réunions, quelques imprévus, quelques urgences... et tellement de belle visite à rencontrer, à connaître ou à retrouver... et à quitter trop vite ! Je dois dire qu'il est difficile aussi de quitter le Zinc avant les petites heures du matin, alors les nuits sont courtes. Mais le Carrefour, c'est comme le temps des Fêtes, ça arrive rien qu'une fois par année. Si vous me croisez, je vous en supplie, ne me dites pas que j'ai l'air fatiguée... Et CHAPEAU à tous les «foubrac» qui, comme moi, suivent toutes les activités du festival. On se reposera la semaine prochaine. Parlant du Zinc, hier soir, Steve Normandin a sorti son accordéon et nous a fait un petit récital impromptu. C'était vraiment sympathique. Il va peut-être nous refaire le coup ce soir, on ne sait jamais... Steve est le claviériste du BUSKER'S, dont c'est la «der des der» aujourd'hui, après 6 ans de création et de tournée. Ils seront tristes, bien sûr, mais ils vont sûrement fêter ça. Et puis, là aussi, on ne sait jamais. Ils ont fait un tel tabac à Québec...

Les Brésiliens nous quittent aujourd'hui. J'ai découvert grâce à Veronika Makdissi-Warren que deux des acteurs de SEAGULL-PLAY ont joué dans la version brésilienne des 7 BRANCHES DE LA RIVIÈRE OTA. Le monde est petit et le théâtre est grand... Nous quittent aussi Pierre Meunier et l'équipe de SECRET. Ciao et merci. Vous nous avez enchantés, ravis, éblouis.

Je ne peux pas répondre de façon précise à la question de madame Veilleux. Mais selon mon estimation, le coût de cette opération devrait se situer quelque part entre les deux derniers chiffres que vous mentionnez. Et pour revenir à des questions artistiques, voici, de mémoire, la définition du cirque selon Johann Le Guillerm telle que discutée avec les élèves de l'École Nationale. C'est un spectacle qui se donne dans un espace circulaire où l'on exécute une performance qui ne sert à rien (comme marcher sur un fil ou construire des machins bizarres) et qui crée de la perturbation... Qu'en pensez-vous ?

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corinne Licitra a dit :

re: Fatiguée, moi ? (bis)

Hello Marie,

Alors ça y est ,nous sommes de retour à Paris..

On a passé trois belles semaines à l'esplanade et une part de nous est encore là haut..On entend toujours le pas des chevaux sur les pavés devant le chapiteau et dans quelques heures on vous pourriez passer la tête sous la toile..

On a passé un bien joli moment à Québec et fait de très belles rencontres.

Un grand merci de Cirque ici à toute l'équipe du Carrefour du théâtre.

Bon vent au Festival

# 29 mai 2008, 04:44

François Landry a dit :

re: Fatiguée, moi ? (bis)

Voilà,

# 29 mai 2008, 20:39

François Landry a dit :

re: Fatiguée, moi ? (bis)

Quand j'ai vu à l'affiche, la pièce " Au milieu du désordre", j'ai d'abord cru que mon appartement avait été mis en scène.

Fausse alerte! La vaisselle sans entracte, vous imaginez.. Non vous n'imaginez pas.

La réalité se passe dans un tout autre théâtre: le Périscope, mon préféré.

Le cadre et le sujet de la pièce, plutôt intimistes, il ne manque plus qu'une couette et un pyjama pour se sentir vraiment chez-soi.

Sur une minuscule table pliante et suppliante, Pierre meunier, un hexagonal, empile des pierres dans la lumière caressante d'un projecteur, il nous parle alors de l'urgence ou de la non-urgence du tas. Et oui... Ça a de la profondeur, un tas.

Si son concitoyen, Le Guillerm, autre teneur d'affiche de ce carrefour, avec son fameux Secret, flirte constamment avec le point de rupture de la gravité, Meunier, lui, taquine le point de rencontre de l'apesanteur et de la légèreté.

Enfin, on peut dire les choses comme ça, oui on peut.

Abondance de citations, ainsi ai-je appris lors de cette pièce que l' Héraclite n'est pas une roche plutonique, comme je le croyais mais bien un philosophe Grec. Zut!

Meunier fait son numéro-minéraux, il empile les cailloux, déroule les mots. Nous invite à une symphonie de ressorts. Les caillasses préhistoriques dansent au bout des serpentins de métal. Poésie ou mouvement perpétuel, le bonheur est là.

Alors une pensée me traverse l'esprit. Je me souviens avoir vu, il y a longtemps, dans un pays granitique, des paysans, passer leur temps à ramasser des pierres dans les champs pour en faire des murets. Tradition gallo-Romaine, depuis des siècles, on "décaillasse" les champs pour que le brabant ne s'y brise pas, pour que l'herbe y pousse mieux. Meunier, dans sa sensibilité de l'amoncellement, a certainement vu ces mêmes images, ces kilomètres de murets, ces tas en long.

Au delà du désordre est un spectacle qui continue de jouer en nous, tout nous le rappelle.

Ne serait-ce que le soir de la représentation, en rentrant chez-moi, dans mon perchoir, sur le comptoir de la cuisine, m'attendait un énormesque gigantissimo tas de vaisselles.      

# 29 mai 2008, 20:40

Richard Coulombe a dit :

re: Fatiguée, moi ? (bis)

Armé de mon fortait Fou Braque, j'arpente le Carrefour international de théâtre de Québec - Suite.

Nous sommes le 1ier juin. Le Carrefour est officiellement terminé. Lors d'un commentaire précédent que j'avais écrit après le huitième jour, j'avais exprimé mon ravissement à propos des quatre pièces que j'avais vu jusqu'alors.

En passant aux bureaux du Carrefour prendre une paire de billets pour revoir Secret de Johan le Guillerm - oui, ce spectacle m'avait subjugué au point d'y retourner, cette fois avec ma mère Josette qui a aussi trouvé ce spectacle magique, comme moi et ma soeur Lucie - je n'ai pu m'empêcher de déclarer aux personnes présentes que depuis le début du Carrefour, j'allais d'émerveillement en ébahissement.

L'une des personnes présente, qui s'est révélée être la directrice des communications, Mme Dominique Bernard, a pris soin de noter ma déclaration. Nous avons ensuite eu une fort agréable et trop courte conversation. Au plaisir de nous revoir, madame Bernard. Je suivrais votre beau regard bleu azur au bout du monde. N'oubliez pas de visionner les films d'Alejandro Jodorowsky - Fando y Lis, El Topo et La montagne sacrée (The Holy Mountain) - sans tenter de tout comprendre et en vous laissant bercer par les images, comme on lit de la poésie.

Maintenant que tout est terminé, je garde des souvenirs impérissables de tous les spectacles que j'ai vu : Regards-9, Secret, La marea, Anki ou la fuite / opéra du désordre, Au milieu du désordre, Seagull Play, The Busker's Opera, La Grande Guerre, An Oak Tree, Un peu de tendresse, bordel de merde !, ainsi que L'étape.

Si toutes les pièces ne m'ont pas toutes marqué aussi intensément, je dois dire que j'ai fait un magnifique voyage dans les méandres de l'âme humaine et un plongeon vertigineux dans son génie créateur. Un voyage que je répèterai sans hésiter à la prochaine édition du Carrefour, ou peut-être d'un éventuel successeur, qui sait-on jamais, sera peut-être annuel...

Au milieu du désordre : J'ai été tout de suite séduit par les pierres que M. Meunier a fait circuler parmi le public. La subtilité de son funambulisme verbal m'a parfois fait penser au regretté Sol/Marc Favreau.

Seagull Play : Cette pièce est celle qui m'a le moins touché. Était-ce la fatigue, une surexposition aux oeuvres théâtrales du Carrefour, un manque de connaissance du fait théâtral, une sensibilité qui n'était pas en phase avec le propos de la pièce, ou que sais-je encore ? Tout au long, j'ai peiné à suivre le fil des multiples histoires aqui constituait l'échevau, les niveaux de la pièce. La pièce terminée, j'en ai conservé une impression de confusion.

The Busker's Opera : Que dire qui n'ait déjà été dit de cet autre animal étrange et fabuleux sorti du ventre d'Ex Machina. J'ai beaucoup aimé cet espèce d'opéra rock hybride, ce voyage à travers la musique, où j'ai découvert des talents insoupçonnés chez des artistes que j'apprécie et admire déjà au plus haut point : les voix superbes de Kevin McCoy et de Véronika Magdissi-Warren, et celle tout aussi belle et forte de Claire Gignac, la fille de l'autre. Mais aussi les talents de musiciens de tous : Marco Poulain, Kevin McCoy, Claire Gignac, Véronika Magdissi-Warren et de tous les autres dont je ne me rappelle pas les noms. La pièce n'a peut-être pas tout à fait le même souffle que les meilleures productions d'Ex Machina, toutefois, elle mérite d'être vue du plus grand nombre. Souhaitons qu'elle soit programmée de nouveau à Québec bientôt, ne serait-ce que pour nous réchauffer pour d'autres oeuvres à venir telle Lipsynch, dont j'ai vu une version intermédiaire au Festival Trans-Amérique de 2007 et qui sera carrément époustoufflante. Mais moi, je suis un fan fini d'Ex Machina et de son fondateur, Robert Lepage. Mon opinion ne compte donc pas... Ceci dit, à la sortie de The Busker's Opera, j'avais une envie irrépressible d'adapter cette pièce pour la télévision.

Au passage, j'aimerais porter l'attention sur deux pièces qui ont présentées au cours de la dernière année à Québec - mais hors du cadre du Carrefour - par deux auteurs et interprètes de Busker's Opera: Ailleurs de Kevin McCoy et Corps et âme de John Mighton, mise en scène par Véronika Magdissi-Warren.

Je dirai simplement qu'Ailleurs est sans doute le secret théâtral le mieux gardé à Québec. Et que si cette pièce pleine d'invention et de surprises sur la vie des immigrants à Québec qui nous porte à une profonde réflexion sur la place que nous leur faisons ou ne leur faisons pas n'a pas déjà été présentée au Carrefour, elle mérite amplement le privilège d'être inclue au programme d'une édition future. S'il n'en tenait qu'à moi, j'en ferais une version pour la télévision. Décidément, ça devient une manie...(Kevin McCoy, ils nous faudra nous reparler de ceci...)

Corps et âme fait connaître une autre facette des propos et concepts de John Mighton que j'ai découvert par l'intermédiaire de Mondes possibles/Possible Worlds, une autre pièce de l'auteur, adaptée celle-là au cinéma par nul autre que Robert Lepage, qui est, à mon humble avis, son film le plus réussi. Corps et âme a été magnifiquement mis en scène par madame Magdissi-Warren et elle fût ma préférée de la saison 2007-2008 du Théâtre Périscope.

Un petit mot pour M. Lepage. Je me demande pourquoi il n'a pas encore lancé un projet de film avec une histoire originale sur les mêmes principes de création que les productions théâtrales d'Ex Machina. Pourtant, de par ce que j'ai pu voir usr place, tous les équipements techniques sont déjà en place à la Caserne Dalhousie pour développer un tel projet. Je prendrais volontiers un verre avec M. Lepage pour lui exposer plus en détails cette suggestion. Il paraît qu'il était au Zinc le 31 mai à la soirée de clôture du Carrefour. Je crois bien que j'ai manqué une belle occasion.

La Grande Guerre : Là, je me suis véritablement vautré dans la luxure. j'ai adoré cette pièce qui nous présente, sous l'apparence d'un jeu d'enfant enrobé de techniques de vidéo et de sonorisation cinématographique, toute l'abominable et inacceptable horreur de la guerre, quelle qu'elle soit. J'ai été pris de malaise par ces reconstitutions faites avec de la terre, des bouts de bois, des jouets, des bibelots des chiffons et des plantes, et terriblement efficaces de la souffrance sans nom, du désemparement et du désespoir des hommes de troupe. Cette mise en situation, d'apparence enfantine, toute naïve et innocente qui mettait en abîme les témoignages atterrants et absurdes de soldats qui ont vécu dans leur chair et en première ligne des souffrances inimaginables. J'ai été tout à la fois ébranlé et conforté.

An Oak Tree : Un OVNI. Un jeu étrange auquel l'auteur, Tim Crouch, nous convie, tout autant que l'acteur invité - différent à chaque représentation - qui ne connait pas l'histoire et encore moins le texte de la pièce. J'ai été porté à m'interroger sur les rôles des auteurs, des metteurs en scène et des interprètes de théâtre. Je n'ai pu qu'admirer l'engagement de l'acteur à incarner, à faire vivre le texte, les idées, personnages et les émotions. Anne-Marie Cadieux était l'actrice invitée à la représentation à laquelle j'ai assisté. Chapeau ! Quel courage et quel don de soi.

Un peu de tendresse, bordel de merde ! : J'attendais beaucoup de cette chorégraphie de Dave St-Pierre. Je l'avais manquée à Montréal l'an dernier. Une danseuse et chorégraphe que je connais m'avait dit beaucoup de bien de M. St-Pierre. Je brûlait d'envie de voir son travail. N'ayons pas peur des mots : Un peu de tendresse comporte des moments exaltants et fort poétiques que côtoient d'autres d'une violence, d'une vulgarité et/ou d'une obsénité parfois extrêmes. J'ai senti que par moments, on infligeait cela aux spectateurs dans l'unique but de les provoquer ou de tester ce qu'ils étaient prêts à endurer. Ce qui me laisse surtout perplexe, c'est qu'en bout de ligne, ces moments parfois éprouvants autant pour les danseurs/acteurs que pour les spectateurs ne servent pas véritablement le propos présenté. Je ne suis pas certain que cette oeuvre ne serait pas aussi forte, sinon plus, si on raccourcissait quelque peu plusieurs des passages les plus ouvertement vulgaires et agressants. Je reste un peu sur ma faim. J'ai eu l'impression que dans cette oeuvre s'exprimait beaucoup de colère et de frustration mal assumée. Soyons clairs, je ne condamne pas cette oeuvre. J'ai des réserves sur la nécessité de certains de ses passages. J'ai applaudi et je me suis levé à la fin du spectacle car par moments j'ai été profondément ému, bouleversé. J'étais aussi plein d'admiration pour les interprètes qui se sont mis à nu - au sens littéral comme au figuré. Mais comme me l'a si justement fait remarquer une amie Roumaine férue de théâtre : Qui sont ceux dont le courage mérite le plus d'être applaudi ? Celui des créateurs et interprètes, ou celui des spectateurs qui se sont prêtés de bonne grâce et jusqu'au bout à l'exercice ? Peut-être cette deuxième partie du triptyque SOCIOLOGIE ET AUTRES UTOPIES CONTEMPORAINES prendra-t-elle tout son sens lorsque nous pourrons voir ensemble les trois parties, dont La pornographie des âmes est le premier volet. J'espère sincèrement pouvoir voir les trois ensemble.

L'étape : Un petit bijou d'Alexandre Fecteau, présenté dans le volet Les chantiers - constructions artistiques que m'a fait découvrir mon amie Roumaine. Nous sommes plongés dans des allers-retours entre Chicoutimi et Québec pendant lesquels des membres d'Allô-stop dévoilent leurs amours. Ce docu-théâtre multimédia encore en chantier - dont les dialogues sont des transcriptions textuelles de véritables conversations d'Allô-stoppeurs - fut une autre belle surprise. Tout concourt à nous immerger dans le voyage : L'absence d'une scène qui sépare les acteurs du public. Les écrans à l'avant, à l'arrière et sur les deux côtés de la salle où sont projetées les vues avant, arrière et latérales du paysage du Parc des Laurentides qui défile au fil des trajets. Les acteurs qui sont dispersés parmi les spectateurs. Leurs propos, d'abord banals, puis qui deviennent de plus en plus personnels m'ont profondément ému et troublé, m'ont porté à réfléchir sur ma propre vie amoureuse. Et dire que cette oeuvre n'est pas encore achevée. J'ai hâte de la revoir complétée !!!

Une petite déception : Par manque de temps, j'ai manqué une chose à laquelle je tenais beaucoup : Le castelet électronique et la pièce de marionnettes.

La diversité des propos que j'ai vu, entendu, senti pendant l'édition 2008 du Carrefour international de théâtre m'ont à la fois ému, fait réfléchir, stimulé, inspiré et en fin de compte renforcent ma confiance en l'être humain, qui parfois aussi, je dois l'avouer, m'emplit de terreur et d'effroi.

Je renouvellerai sans hésiter l'expérience de l'abonnement Fou Braque à la prochainne édition du Carrefour. Et je recommande l'expérience à toutes et à tous.

Merci à mesdames Gignac et Violette ! Merci à toute l'équipe des bénévoles Foubracs.

D'ailleurs, peut-être même me porterai-je moi aussi volontaire pour devenir un bénévole Foubrac. Qui sait ?

# 01 juin 2008, 17:40

Isabelleboisclair a dit :

re: Fatiguée, moi ? (bis)

Je vais dans le même sens que monsieur Coulombe.

Avec cependant beaucoup moins d'inspiration.

Bravo pour cette belle programmation. On s'en rappellera longtemps de ce Carrefour.

Et vous, monsieur Coulombe, vous êtes, non seulement un véritable amateur de théâtre mais aussi, un très grand séducteur.

Attention mesdames du Carrefour!

# 01 juin 2008, 20:33

Sylvie Isabelle a dit :

re: Fatiguée, moi ? (bis)

La seule chose que l'on peut retenir des propos de M. Coulombe, c'est que l'appréciation d'une oeuvre est un phénomène entièrement subjectif: il est plutôt risqué d'énoncer son opinion en la posant de façon si définitive et catégorique.

En fait, j'ai une opinion contraire pour à peu près chacune des pièces dont M. Coulombe fait la critique!

Mais peu importe nos appréciations personnelles de la programmation, il est essentiel d'apprécier la grande chance que nous avons de pouvoir participer à un événement d'une si grande qualité et qui nous donne la chance de découvrir, d'être confronté, de réfléchir, d'être émus, de rire, et même parfois de pleurer.

Comme disait Dave St-Pierre après la première représentation d'Un peu de tendresse, le beauté n'est beauté que lorsqu'on peut la comparer avec la laideur; de la même façon, on ne peut être transporté que lorsqu'on a été déçu.

# 02 juin 2008, 13:07


Carrefour international de théâtre 2008
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