
Je m'attendais à un navet. Je n'ai pas été déçue. C'est un navet. Il aurait toutefois été quelque peu surprenant qu'un réalisateur qui choisit un sujet aussi ambitieux que le règne et la chute d'Anne Boleyn pour son premier film puisse s'en sortir honorablement.
S'il fallait se fier au récit maladroit de Justin Chadwick, le roi Henri VIII est un pauvre con qui n'a qu'un seul intérêt dans la vie : la baise. Et monsieur a du goût ! Il se fait successivement Scarlett Johansson et Nathalie Portman !
L'histoire d'Angleterre vue par Chadwick est digne d'un roman Harlequin. Henri VIII n'est pas un roi tyrannique qui, disent certains, aurait inspiré la légende de Barbe Bleue, c'est un bellâtre au sourire Émail Diamant qui se laisse manoeuvrer comme un deux de pique par Anne Boleyn, jouée par une Nathalie Portman tout aussi crédible qu'un rat d'égout qui jouerait MacBeth dans une décharge municipale. Scarlett Johansson s'en sort mieux grâce à un décolleté plongeant qui arrondit quelque peu l'intérêt microscopique du film.
Bien sûr, le réalisateur prend de grandes libertés avec l'histoire. Que Mary et Anne ne se parlaient plus avant la coupe têtesque de cette dernière, on s'en tape ! La ménagère de 50 ans et sa petite fille veulent des grands sentiments, des dentelles, des beaux bijoux. Pas la vérité ni un film ronflant sur l'importance capitale du règne d'Anne Boleyn sur l'histoire de l'Angleterre.
Énervant, clinique, académique, prétentieux et inutile...
Ma note : à chier !