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The Souljazz Orchestra
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The Souljazz Orchestra sera au Cercle le 22 novembre à 21h. / photo: Sete Lowres
Après Freedom No Go Die, l’ensemble afrobeat The Souljazz Orchestra nous revient avec un troisième album, intitulé Manifesto. Le compositeur et claviériste du groupe, Pierre Chrétien, prend la peine de nous situer ce nouvel opus dans ses propres termes pour nous décrire l’évolution accomplie par son orchestre aux racines musicales bien implantées. «On intègre encore plus d’influences sur ce dernier disque, indique-t-il. C’est encore de l’afrobeat, mais le funk est vraiment très présent. Une chanson comme State Terrorism représente bien cette nouvelle direction.» Principal arrangeur au sein du groupe – qui est complété par Marielle Rivard (voix), Steve Paterson (saxophone ténor, voix), Ray Murray (saxophone baryton, voix), Zakari Frantz (saxophone alto, voix) et Philippe Lafrenière (batterie, voix) –, Chrétien a composé cet album principalement sur la route. Un répertoire que les musiciens ne se sont pas privés d’intégrer à leurs derniers spectacles afin de l’assimiler naturellement et en toute collégialité. «C’est certain que j’ai encore du plaisir à travailler le squelette d’une composition et à le présenter au groupe, constate-t-il. Ce qui est intéressant, c’est que par la suite, tout le monde se concerte et contribue aux arrangements. Chacun, individuellement, n’a pas peur de faire des commentaires et des suggestions. Mon statut d’arrangeur est très loin d’être une dictature, ça, je peux te l’assurer.» Très organique et ancré dans un groove qui mise sur une dynamique live, le son reflète bien l’expérience acquise en tournée par le sextette. Un constat que l’orchestrateur du groupe – qui a déjà partagé la scène avec les frères Kuti (Femi et Seun) – a su dégager en certaines circonstances. «C’est difficile à dire, lorsqu’on est impliqué dans un groupe, on n’a pas toujours le recul pour distinguer très clairement les différentes étapes de notre évolution. Mais parfois, il y a des petites choses que je remarque, surtout après un spectacle. Le son est devenu plus homogène avec les années, et la scène y contribue pour beaucoup. Je te dirais que de jouer avec des musiciens d’expérience fait toute la différence. Par exemple, nous avons fait un spectacle avec le pianiste nigérien Dele Sosimi, qui a joué à l’époque dans le groupe de Fela Kuti. Tu es sur la scène avec lui et tout d’un coup tu constates que le niveau vient de monter d’un cran. Je ne sais pas comment te l’expliquer, mais juste sa façon de bouger et de sentir le rythme, c’est contagieux. Après une expérience comme celle-là, c’est sûr que le groupe évolue et que ça l’influence.» Une énergie qui est palpable aussi dans la voix du chanteur et batteur Philippe Lafrenière qui, lorsqu’on s’y attarde, semble tout droit sortie d’un enregistrement vintage. «On est encore fidèles à un petit studio à Ottawa où l’on peut travailler à notre aise. Parfois, ce sont des petites choses qui peuvent contribuer au son d’un album. Juste pour enregistrer la voix de Philippe, par exemple, au lieu de se casser la tête et d’utiliser un micro à 250 $ ou plus, on prend toujours le plus cheap à 50 $. Le résultat est parfait, et ça donne une certaine couleur. C’est le genre de petit détail qui peut rendre un album plus chaleureux.» Plongé dans une tournée promotionnelle qui souligne la sortie de ce dernier disque, le Souljazz Orchestra visualise déjà ce que sera sa prochaine création. «En fait, on travaille dessus en ce moment, avoue Chrétien. Je ne sais pas si je devrais te dire ça, alors qu’on vient tout juste de sortir Manifesto… C’est un disque qui sera entièrement acoustique. Très différent de ce que nous avons fait auparavant.» Entre-temps, les musiciens brûleront la scène du Cercle le 22 novembre à 21h, précédés de Franz Hoft en première partie.
À SURVEILLER Le passage du groupe rock atmosphérique El Motor à La Ninkasi le 21 novembre à 21h et la visite de l’auteur-compositeur-interprète Yves Desrosiers au Théâtre Petit Champlain le 22 novembre à 20h.
EN RAFALE Le 21 novembre, le chanteur Alexandre Belliard sera à L’Intendant à 20h, Gaële sera au Théâtre Petit Champlain à 20h et Richard Séguin présentera ses Lettres ouvertes en version acoustique à l’Anglicane à 20h. Toujours le 21, Émilie Clepper sera sur la scène du Vieux Bureau de Poste à Saint-Romuald et Sunny Duval & les Crevett’s seront au Cercle à 22h. Enfin, le groupe de Sherbrooke Jake and the Leprechauns sera au Cercle le 26 à 22h.
N’ONT PAS BESOIN DE SONDAGE DANS L’AMPLI CETTE SEMAINE Human Highway, Moody Motorcycle – David Byrne, I Wanna Dance with Somebody – Zéphyr Artillerie, Scotty Bowman – Antony and the Johnsons, Shake that Devil – The Souljazz Orchestra, People People.
Tags: ÉMILIE CLEPPER, EL MOTOR, Alexandre Belliard, Cercle, Jake and the Leprechauns, Yves Desrosiers, Gaële, Richard Séguin, The Souljazz Orchestra, Pierre Chrétien, Manifesto, Franz Hoft, Freedom No Go Die, Sunny Duval
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Monsieur Keith Kouna
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Keith Kouna sera au Cercle le 14 novembre à 22h. / photo: Sam Murdock
Le chanteur du groupe Les Goules refait surface avec Les Années Monsieur, un disque solo qui regroupe un lot de chansons écrites entre 1995 et 2000. Keith Kouna a l’impression de clore un chapitre pour mieux passer à autre chose en produisant en musique ce recueil de textes restés gravés dans son esprit malgré les années qui ont passé et l’expérience rocambolesque des Goules. «Je n’ai rien retouché ou réécrit, tout est resté pareil, sauf pour l’habillage et les arrangements musicaux, précise-t-il. Là-dessus, j’ai laissé tout le loisir aux gens qui étaient avec moi en studio de monter ces pièces à leur convenance.» Entouré d’Hugo Lebel (Lesbo Vrouven et ex-Goule) et de Tristan McKenzie, le musicien crée une mosaïque sonore qui laisse une place centrale à sa voix et aux univers singuliers qu’elle incarne. Étalée sur cinq ans, l’écriture de Kouna a eu le temps de se métamorphoser et d’emprunter des directions opposées. Au dire du chanteur, certaines pièces se rattachent naturellement au répertoire des Goules, telles que Tarentule et L’Or (éclairée par une partition au vibraphone), alors que d’autres, comme Labrador, reflètent les débuts de l’auteur. «Je travaillais déjà sur un album avant Les Goules avec d’autres musiciens, se rappelle-t-il. Ça n’a pas vraiment marché et c’était rendu trop compliqué. Disons que de rencontrer une autre gang comme Les Goules, dans un projet qui ne voulait pas nécessairement se prendre au sérieux, m’a fait du bien. Ça m’a aidé à voir la musique autrement et ça m’a ouvert l’esprit sur pas mal d’affaires.» Pour son lancement au Cercle le 14 novembre, Keith Kouna se réserve une prestation sans artifice, tout simplement armé d’une guitare et accompagné d’un DJ pour certains échantillonnages. Une mise en place dépouillée qui tranche avec la réalisation effectuée sur ce disque avec, entre autres, la chanson Haut qui se voit plongée dans un univers jazz, section de cuivres à l’appui. «Le plus important, c’est de réhabiliter le plaisir de faire ces chansons pour avoir une interprétation juste, note-t-il. Ce qui justifiait la voix que j’avais dans Les Goules, c’était que je devais chanter plus fort que le band pour ne pas me faire enterrer. Avec ce projet, c’est tout autre chose. Ça ne dépend plus d’un personnage, mais de l’état dans lequel ces chansons ont été écrites initialement.» Un petit clin d’œil, donc, aux années passées, agrémenté d’une traduction en québécois de Laisse béton de Renaud (Oublie ça), qui donnera l’occasion de percevoir une autre facette de l’imaginaire de ce personnage énigmatique des Goules. Ce lancement aura lieu en compagnie du groupe Avec pas d’casque, qui soulignera la récente parution de son album Dans la nature jusqu’au cou.
LE LARGO INVITE KEROUAC Le Largo Resto-Club laisse toute la place à Jack Kerouac (tel que mentionné en page 3 par mon collègue Jean-François Dupont) et se met au diapason de la beat generation du 18 au 20 novembre pour présenter l’événement Jack, où est Jack? Qui d’autre que le contrebassiste Normand Guilbeault pouvait incarner cette filiation naturelle entre ce courant littéraire et le jazz? Le musicien et son ensemble auront l’occasion de monter sur scène deux fois plutôt qu’une avec la reprise de leur spectacle Vision de/of Kerouac, le 19, et un autre clin d’œil musical à l’univers de l’auteur du roman On the Road le 20, en compagnie cette fois-là de la chanteuse Karen Young et du guitariste Sylvain Provost. Pour la soirée d’ouverture, le 18, un quatuor composé du saxophoniste Jean Derome, du pianiste Gilles Bernard, du contrebassiste Pierre Côté et du batteur Raynald Drouin accompagnera les lecteurs Guy Marchamps, Yves Boisvert, José Acquelin et Nora Atalla pour rendre hommage à l’écrivain légendaire. Tous les concerts débutent à 20h.
À SURVEILLER: DANY PLACARD Pour rester dans le road trip, le chanteur Dany Placard revient à Québec pour nous présenter son dernier album Raccourci, le 13 novembre à 21h au Cercle.
EN RAFALE Le baryton allemand Christian Gerhaher sera en compagnie du pianiste Gerold Huber au Palais Montcalm le 13 novembre à 20h pour un récital entièrement dédié à des lieder de Robert Schumann. Le 14, Xavier Caféïne sera au Centre d’art La Chapelle à 20h et la chanteuse jazz Elizabeth Shepherd présentera son album Parkdale au Café-spectacles du Palais Montcalm à 20h. Enfin, le chanteur Philippe Noireaut chantera Claude Nougaro au Théâtre Petit Champlain le 15 à 20h, tandis que Pomerlo sera au Bal du Lézard à 21h30.
SÉJOURNENT AVANT DE PRENDRE LA ROUTE DANS L’AMPLI CETTE SEMAINE Douze Hommes rapaillés chantent Gaston Miron – Katie Moore, Only Thing Worse – Avec pas d’casque, Dans la nature jusqu’au cou – Josh Reichmann, Oracle Band
Tags: Jean Derome, Keith Kouna, Pomerlo, Cercle, Schumann, Philippe Noireaut, Guy Marchand, Palais Montcalm, Tristant McKenzie, Dany Placard, Karen Young, Les Années Monsieur, Avec pas d'casque, Christian Gerhaher, Les Goules, Normand Guilbeault, Sylvain Provost, Elizabeth Shepherd, Yves Boisvert, Josée Acquelin, Sam Murdock, Hugo Lebel, Largo, Gilles Bernard, Gerold Huber, Jack Kerouac, Raynald Drouin, Pierre Côté, Xavier Caféïne, Nora Atalla
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Dans la catégorie Artiste de l'année
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aRTIST oF tHE yEAR sera au Cercle le 8 novembre à 22h.
aRTIST oF tHE yEAR nous revient sur scène avec vELOUR bRIGADE, qui fait suite à wRECK lA dISCOTHÈQUE, paru l’année dernière. Un quatrième album inespéré, lancé pour l’Halloween lors d’un concert qui a été donné au National de Montréal et qui semble encore mystifier le guitariste de la formation, David Richard. «C’est encore un mystère pour nous. Quand tu dis que tout est arrivé en même temps, le même soir… Tous les fucks possibles et imaginables. Je suis sérieux, on n’a jamais vécu ça. Il n’y a pas une guitare ou une basse dont les cordes n’ont pas cassé. Admettons que ça a joué sur les nerfs un petit peu.» Réalisé avec soin, ce dernier opus nous surprend par sa diversité et ses structures musicales complexes. Toujours ancré dans l’électro-funk, le tout semble néanmoins s’ouvrir à l’acid jazz et à la bossa-nova avec Oh La La!, entre autres. Le guitariste aime bien décrire certaines transitions qui lient les pièces principales comme une forme de digestif qui aide à assimiler un album plus chargé que les précédents. «wRECK lA dISCOTHÈQUE était peut-être un peu trop passé dans la mite, illustre-t-il. On a toujours été reconnus pour avoir un son froid et très clinique, dans le mastering surtout. Cette fois-ci, on a voulu un son plus chaleureux, avec des structures qui permettent des passages instrumentaux plus longs. La musique a toujours été un prétexte pour travailler ensemble et explorer. On ne se limitera jamais à une simple formule bien définie. Je pourrais même dire que c’est peut-être l’album le plus dark qu’on a enregistré, mais toujours conçu dans la bonne humeur, bien sûr.» Le groupe s’est même permis d’enregistrer un album hip-hop au courant des dernières années. Un projet parallèle intitulé aRTIST oF tHE yEAR presents: Glauque, qui sera offert exclusivement sur Internet. «On discute de la méthode qu’on va utiliser, précise-t-il. Est-ce qu’on va l’offrir à quatre ou cinq dollars ou encore gratuitement, on ne le sait pas encore. C’est une forme d’hommage à la scène hip-hop de Détroit, c’est complètement autre chose. C’est sûr qu’Internet est intéressant comme outil de distribution, mais on est tous des mélomanes dans le groupe. On aime trop l’objet que représente un disque pour s’en passer.» Au lendemain du Gala de l’ADISQ, il était difficile de ne pas interroger le musicien sur sa perception de l’événement et de son ouverture discutable envers la scène musicale alternative. Une question qu’il aborde avec humour et qu’il approfondit. «J’en ai vu un extrait, celui où Marie-Mai a gagné son trophée. J’ai versé une larme… C’est quand même bien que des groupes comme Gatineau et Radio Radio puissent avoir un peu de visibilité. Mais, c’est encore une industrie qui est déconnectée de la réalité économique qu’on vit. Pour notre dernier disque, on n’a pas attendu les subventions. Nous l’avons fait par nos propres moyens, c’est tout. On envisage d’aller en France, et ça aussi ça va nous coûter cher. S’inscrire à l’ADISQ, ce n’est pas donné, et nos priorités sont ailleurs. Tant qu’on sera pris avec une industrie qui ne valorise que les mégaproductions qui sont dans les six chiffres, avec une direction artistique qui coûte les yeux de la tête, l’ADISQ sera toujours dans le champ.» aRTIST oF tHE yEAR sera au Cercle le 8 novembre à 22h.
FRÉQUENCE QUÉBEC Le festival Fréquences Québec – Émergente et Capitale récidive. Après une première édition tenue à La Casbah en juin dernier, c’est au Boudoir Lounge, tous les vendredis du mois de novembre à compter du 7, que plusieurs artistes de la région auront l’occasion de se présenter sur scène. Le tout débutera avec les formations ADN et Taktika, qui seront suivies, le 14, d’Edgar Bizarre et des Pistolets Roses. La chanteuse Amélie Veille et le groupe Olicoptère y seront le 21 et la série se conclura avec Luigi Boezio et The Crashphonics le 28. Tous les concerts débutent à 20h30.
EN RAFALE Le 6 novembre, Matt Lipscombe sera au Sacrilège à 18h. Kodiak assurera la première partie de Caracol au Théâtre Petit Champlain le 7 novembre à 20h. Nathalie Lessard sera à l’Espace Félix-Leclerc, pour un hommage à ce dernier, le 8 à 20h. Enfin, le chanteur K et Cœur de pirate seront au Théâtre Petit Champlain la même date à 20h.
TOUT SAUF DES ÉLECTIONS DANS L’AMPLI CETTE SEMAINE aRTIST oF tHE yEAR, Sexy Me, Sexy You – Plants and Animals, Bye Bye Bye – Fleet Foxes, He Doesn’t Know Why – Contrived, Firing Squad.
Tags: ARTIST OF THE YEAR, MATT LIPSCOMBE, Coeur de pirate, Cercle, Edgar Bizarre, K, Nathalie Lessard, David Richard, Boudoir Lounge, Velour brigade, Fréquence Québec, Taktika, ADN, Glauque, Luigi Boezio, ADISQ, Pistolets Roses, Olicoptère, Caracol, the Crashphonics, Kodiak, Amélie Veille
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Katie Moore
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Katie Moore assurera la première partie de Plants and Animals au Théâtre Petit Champlain le 5 novembre.
Les musiciens de Plants and Animals la considèrent comme leur mère spirituelle et Socalled en a fait sa muse. Pas un spectacle ne se passe sans que le sympathique rappeur ne déploie toute l’éloquence qu’on lui connaît pour mettre en évidence le talent de cette interprète qui a déjà partagé la scène avec Patrick Watson. Même le chanteur Gonzales n’a pu s’empêcher de tomber sous le charme de cette voix et de l’inclure dans les rangs du Together Ensemble qui l’accompagne en tournée. La chanteuse Katie Moore est tellement connue et prisée par cette élite musicale qu’elle donne l’impression d’avoir mis en veilleuse sa propre carrière pour honorer les invitations. Elle a su y remédier en sortant l’album Only Thing Worse au mois de septembre 2007, et foulera les planches du Petit Champlain le 5 novembre à 20h, tout juste avant Plants and Animals. Cette première apparition solo à Québec nous permettra de prendre connaissance de son travail inspiré du folk, du country et du bluegrass (un style qu’elle endosse intégralement avec la formation Yonder Hill). C’est dans un contexte minimal où prime une instrumentation dépouillée que sa voix prend une place prépondérante et nous envoûte par sa grâce. En compagnie du guitariste Mike O’Brien ou de Warren C. Spider de Plants and Animals? C’est un secret encore trop bien gardé que nous aurons l’occasion de découvrir.
GALA DE LA MUSIQUE C’est le 19 octobre dernier que les principaux organisateurs du premier Gala de la musique de Québec ont convié musiciens et groupes de musique pour une réunion d’information. Les producteurs de l’événement, Alain Gariépy et Jean-Sébastien Brousseau, ne cachaient pas leur déception de voir le peu d’appelés réunis à l’Impérial de Québec. À peine une vingtaine d’individus étaient présents. Quelques points intéressants ont néanmoins été soulevés lors de cette rencontre, dont la pertinence d’une telle manifestation à Québec alors que Montréal accueille déjà son lot d’artistes de la région au GAMIQ. L’ampleur que veut donner le producteur Alain Gariépy à la diffusion de ce spectacle (au Capitole avec écrans géants disposés à place D’Youville) semble aussi faire quelques sceptiques. Ceux-ci verraient d’un autre œil une telle manifestation dans une salle plus petite, comme celle du Théâtre Petit Champlain, à titre d’exemple. Force est de constater que les artistes de la scène locale, indépendante ou professionnelle, ne sont pas faciles à regrouper en collectivité. Un geste qui semble être utopique tellement ce milieu est volatile et, à la base, désorganisé. Mettre sur pied un événement qui serait autant dédié à la relève qu’à des artistes populaires semble un défi énorme. Malgré tout, les instigateurs de cette initiative se donnent encore jusqu’au 31 décembre pour faire leur travail de prospection et évaluer le bien-fondé de cette démarche qui additionne à ce spectacle (qui aurait lieu au mois d’avril 2009) la création d’une association pour les artistes de la région de Québec. Cet organisme, présidé par l’interprète jazz Annie Poulain et qui ne comptait que 57 membres au moment de l’assemblée, aura le mandat de déterminer et de faire évoluer la vocation du gala. L’inscription est obligatoire pour être en lice dans le processus des nominations. Mentionnons néanmoins que quelques artistes ont répondu à cette initiative, dont le Pascale Picard Band (porte-parole), Webster, JeanPhilip, Noir Silence, Never More Than Less et la compagnie Batchef Communications, qui compte comme clients Les Batinses, Marionet-X, Magnolia et Pépé, tous éligibles au gala. À suivre… www.galadelamusique.com
FRANCOUVERTES La 13e édition des Francouvertes débutera le 9 février à Montréal et son équipe est au travail pour compléter la cuvée 2009 qui sera dévoilée le 26 janvier. Parrainé par Damien Robitaille, lui-même lauréat en 2005, le concours est ouvert à tous les projets musicaux francophones. Les auteurs-compositeurs-interprètes doivent être accompagnés d’au moins un musicien et, bien entendu, tous les projets doivent mettre l’accent sur du matériel original. Cette année, l’organisation opère un virage vert à la Stéphane Dion (taxe en moins) et recueillera l’ensemble des dossiers soumis en ligne, sur le site de l’émission de radio Bande à part. La date limite est le 10 novembre. Visitez le www.francouvertes.com.
À SURVEILLER Les groupes The Bicycles et Young Rivals seront au Cercle le 30 octobre à 21h.
SE ROOTSENT DANS L’AMPLI CETTE SEMAINE: Tindersticks, Boobar Come Back to Me – Bon Iver, The Wolves (Act I and II) – Thomas Hellman, La Jeunesse – Katie Moore, Rush Enough
Tags: SOCALLED, PLANTS AND ANIMALS, DAMIEN ROBITAILLE, Francouvertes, The Bicycles, Gonzales, Young Rivals, Gala de la musique, Annie Poulain, Mike O'Brien, Only Thing Worse, Jean-Sébastien Brousseau, Cercle, Alain Gariépy, Warren C. Spider, Katie Moore
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The One Night Band
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The One Night Band sera à La Casbah le 25 octobre à 19h. / photo: Gordon Ball
Une seule nuit a suffi pour convaincre le quatuor montréalais The One Night Band de continuer ce qui ne devait pas avoir de lendemain. C’est une rencontre spontanée, engendrée au hasard d’un spectacle-bénéfice aux Foufounes Électriques en 2003, qui a donné naissance au groupe. Alex Giguère (voix, guitare) nous fait le récit de cette genèse où Larry Love (claviers), Pascal Lesieur (basse), Steve Dumas (batterie) et lui ont décidé de se plonger dans la composition pour réaliser Way Back Home en 2006. Un premier disque ancré dans le ska-punk qui, au dire du chanteur, n’était pas représentatif de l’énergie scénique déployée par le groupe. Ses collègues et lui ont su y remédier avec Hit & Run, une deuxième production enregistrée on the floor et qui fait écho aux anciennes méthodes d’enregistrement. Il ne faut pas croire que les musiciens se complaisent dans la nostalgie. C’est plutôt une conception précise du son et le plaisir de l’expérience qui les ont motivés à parfaire cet exercice de style. «Aujourd’hui, avec tous les moyens technologiques qui sont à notre portée, ce qui est difficile, c’est de réussir à se limiter lors d’un enregistrement, explique le chanteur. Ce qu’on voulait, c’était d’exploiter au maximum une méthode précise pour enregistrer cet album et ainsi retourner à l’essentiel. C’est un son que l’on retrouve chez les groupes que nous aimons, celui de la scène reggae des années 60 par exemple. Nous voulions tout de même un produit qui soit de haute définition, mais pas au point de mettre de côté cette idée d’ensemble. Se limiter de la sorte, c’est beaucoup de travail.» Cette facture sonore est contagieuse et procure une dimension quasi intemporelle au répertoire de la formation. Avec les bons services de Brian Dixon, membre fondateur du groupe The Aggrolites avec qui ils ont partagé la scène, les musiciens ont relevé le défi avec brio et comptent bien s’exporter vers l’Europe dans les prochains mois pour une tournée de 25 dates. Vous pourrez les entendre à La Casbah le 25 octobre à 19h.
NIGHTWOOD ET PARLOVR Le trio Nightwood nous a rendu visite lors de la dernière édition du Festival Antenne-A, en première partie du chanteur Herman Dune à L’AgitéE. Cette fois-ci, c’est au Cercle, le 25 octobre à 21h, que les chanteuses et guitaristes Amber Goodwyn et Erin Ross, en compagnie du batteur Éric Lapointe, partageront la scène avec Parlovr. À propos de ce dernier trio, mentionnons que son premier album éponyme, paru en début d’année, mérite une oreille attentive. Une première production pour une formation qui s’est imposée sur la scène indie montréalaise et qui devrait générer un écho favorable ici-bas.
À SURVEILLER Le spectacle-bénéfice des Jeunes musiciens du monde à l’Impérial le 24 octobre à 19h30 qui, en plus de Karkwa, Jorane et Xavier Caféine, accueillera le chanteur Albin de la Simone. À noter aussi, le Festival des musiques sacrées de Québec, qui se tiendra du 23 octobre au 2 novembre avec, entre autres, les artistes Daniel Taylor, Karen Young et La Nef. www.festivalmusiquesacree.ca
S’ANTICIPENT DANS L’AMPLI CETTE SEMAINE The Panics, Ruins – The Dears, Crisis 1 & 2 – Lioness, You’re My Heart – Hospital Bombers, Neighbourhood – Parlovr, All the World Is All.
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Gala à Québec ?
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Le Gala de la musique de Québec aura-t-il lieu ? C'est ce que ses organisateurs souhaitent. Afin de mieux sensibiliser et informer les divers artistes de la grande région de la capitale sur cette manifestation artistique d'envergure, les concepteurs du Gala vous invitent à une rencontre qui se tiendra à l'Impérial sur la rue St-Joseph le 19 octobre à 17h.
Au cours de cette assemblée l'organisation tentera de faire l'exposé de ses objectifs principaux et dévoilera les membres inscrits (55) ainsi que les mises en candidature déposées. Le tout se concluera avec un spectacle à partir de 19h.
Il est à noter que le Gala, qui devait initialement se tenir au Pavillon de la Jeunesse le 21 septembre dernier, a été reporté au mois d'avril 2009. Le choix de la salle n'a pas encore été fixé. La chanteuse Pascale Picard en est toujours la porte-parole.
www.galadelamusique.com
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The Blue Seeds
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The Blue Seeds partageront la scène du Théâtre Petit Champlain avec la chanteuse Émilie Clepper le 17 octobre à 20h.
Est-ce le début d’un nouveau chapitre berlinois pour The Blue Seeds? Sans calquer son projet sur la trilogie de David Bowie, toujours est-il que la formation montréalaise profite de tous les attraits de cette ville et s’est même réservé un séjour dans le studio andereBaustelle pour travailler sur de nouvelles chansons. François Dufault, guitariste et compositeur du groupe, nous brosse le tableau de ce périple dont une partie a été retransmise en direct sur Internet la semaine dernière, lors d’une courte performance enregistrée au même endroit. «On a quatre nouvelles chansons sur lesquelles on voulait travailler lors de notre passage ici, indique-t-il. C’est un studio superbe et on a pu profiter du vibraphone sur place. Nick Cave y est passé et le groupe Einstürzende Neubaten est la formation mythique du studio. Tu remarques son fameux logo affiché à divers endroits. C’est très excitant.» Une façon de joindre l’utile à l’agréable, car le groupe était à quelques heures de participer au festival Popkomm, qui a lieu dans la capitale chaque année. Une occasion unique de faire connaître son dernier opus éponyme. «C’est l’équivalent du MIDEM en France, ou du South by Southwest à Austin, explique-t-il. On se retrouve surtout devant des membres de l’industrie. On va y jouer dans une ancienne brasserie située dans le quartier KulturBrauerei.» L’architecture de la ville est aussi tombée dans l’œil des musiciens, qui se sont permis un tournage vidéo à l’intérieur d’un taxi. Un road movie berlinois qui fait le trajet jusqu’à la porte de Brandebourg. «On ne savait pas trop à quoi s’attendre. Ils ont des taxis avec deux banquettes à l’arrière, alors on y était tous avec nos instruments, un beat en boucle à partir de la radio et la caméra à l’avant. On était sûrs qu’on allait nous refuser ce genre de trip. Au contraire, le chauffeur est vraiment embarqué avec nous dans l’idée. Il y a seulement un des gardes, quand on est arrivés à la fameuse porte, qui n’a pas trouvé ça drôle. Il ne parlait pas anglais, mais on a pu comprendre qu’il fallait qu’on déguerpisse.» Côté cinéma, le rock épique du quintette et la voix d’Amélie Laflamme seraient même parvenus à l’oreille d’un célèbre réalisateur. «On est tombés face à face avec Quentin Tarantino! Au début, on ne le croyait pas. Il y a un bar qui s’appelle le Tarantinos proche de notre appartement. Lorsqu’on est entrés, on a tout de suite remarqué ce gars au comptoir. C’était bel et bien lui, et c’est SON bar. Il était tard, alors ils ont fermé les portes derrière nous. Une dizaine de personnes avec Tarantino… On a discuté et on a pu lui remettre notre disque.» D’ici à ce qu’ils se retrouvent sur une future trame sonore du créateur de Reservoir Dogs (qui sait?), The Blue Seeds partageront la scène du Théâtre Petit Champlain avec la chanteuse Émilie Clepper le 17 octobre à 20h.
EN RAFALE Le 17 octobre, Dawn Tyler Watson sera au Centre d’art La Chapelle à 20h alors que The Unbelievers, suivis de Still Insane, seront au Scanner à partir de 22h. Le 18, Bone, Manu, Good Samaritans, Black Taboo, DJ Nerve et Mashup Potatos se succéderont sur la scène de l’Impérial. Le guitariste Harry Manx sera en formule solo à L’Anglicane le 19 à 20h. Enfin, la contralto Ewa Podles sera au Grand Théâtre de Québec le 22 à 20h en compagnie du pianiste Garrick Ohlsson.
DON’T TIPENT DANS L’AMPLI CETTE SEMAINE The Blue Seeds, Barcelona – Émilie Clepper, Bums in Thornton Park – Joan Baez, Day After Tomorrow – Coral Egan, But to Dream – Sebastien Grainger & The Mountains, American Names.
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En vedette: David Marin
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David Marin sera de passage à L’Anglicane le 11 octobre à 20h. / photo: Chanel Sabourin
David Marin est-il vraiment «à côté d’la track»? Cela nous surprendrait. C’est pourtant le titre de son premier album, un recueil de textes éclairés et parfois crus, qui visent droit au but et percutent. Une chose est sûre, le jeune auteur-compositeur-interprète a su s’entourer pour cet enregistrement, réalisé en compagnie de Louis-Jean Cormier (Karkwa). Le claviériste François Lafontaine (un autre Karkwa), le contrebassiste Mario Légaré et le batteur Robbie Kuster (Patrick Watson) complètent la sélection de musiciens. Ensemble, ils contribuent à donner une atmosphère collégiale à cette production où les racines folk et blues ont su ressurgir sans ambages. Toujours à l’avant-plan sur l’album, avec sa voix qui peut nous faire penser à Philippe B, Marin a conservé le côté spontané qui semble être au cœur de sa démarche. La pièce Allô, qui clôture l’album, en est un bon exemple. Cela devrait se reproduire sur scène alors qu’il sera de passage à L’Anglicane le 11 octobre à 20h. La chanteuse Naïla, la nouvelle flamme de l’étiquette de disques Indica, sera aussi de la partie lors de cette soirée qui mise sur le contraste.
RENDEZ-VOUS ÈS TRAD C’est du 10 au 13 octobre que se dérouleront les Rendez-vous ès TRAD de Québec dans le quartier Petit-Champlain. La danse, la musique et les contes animeront ces quatre jours de festivités où se succéderont Les Chauffeurs à pieds, le Trio Daniel Boucher, Geneviève Charlot, Dazibao et Le Vent du Nord, ainsi que La Ganga Pomerlo. Une célébration unique qui a la culture traditionnelle pour point de mire et qui vous fera redécouvrir quelques joyaux du quartier comme la maison Chevalier, la maison Fornel et le Théâtre Petit Champlain. Des passeports sont en vente à 50 $ et la programmation complète se trouve à l’adresse suivante: www.estrad.qc.ca.
CADENCE WEAPON DE RETOUR Il était en première partie de Buck 65 au printemps dernier et il est de retour pour notre plus grand plaisir, cette fois-ci à La Ninkasi le 12 octobre à compter de 21h. Toujours sur la route pour défendre avec brio l’album Afterparty Babies, le rappeur canadien Cadence Weapon (Roland Pemberton) revient tout juste d’Europe et entame la dernière étape de cette tournée. Par contre, le duo Woodhands, qui l’accompagnait antérieurement en première partie, s’est désisté pour ce spectacle à Québec.
HOMMAGE À LA FRANCOPHONIE Un Hommage pluriel à la francophonie se déroulera le 14 octobre au Palais Montcalm à 20h. La soprano Marie-Josée Lord se joint à l’Orchestre des musiciens du monde et au chef Joseph Milo pour un spectacle qui invite aussi plus de 20 musiciens de la relève. Une vitrine exceptionnelle sur la diversité présente au sein de la francophonie, dans une direction artistique assumée par Nicolas Jobin et Paméla Kamar. Entrée gratuite.
EN RAFALE Semel Rebel sera au Bal du Lézard le 11 octobre à 22h et The Wooden Sky, ainsi que le chanteur David Martel, se joignent à Mother Mother au Cercle le même soir à 22h. Les groupes Suicide Silence, Emmure, Beneath the Massacre, After the Burial et Architects se succéderont à L’Anti le 12 à compter de 19h. Enfin, Michel Rivard sera au Théâtre Petit Champlain les 15 et 16 octobre à 20h pour ensuite se diriger vers L’Anglicane les 17 et 18.
PASSENT AU VOTE DANS L’AMPLI CETTE SEMAINE Joseph Arthur & The Lonely Astronauts, Temporary People – Antony and the Johnsons, Another World – The Sound of Sea Animals, Fractions of Fictions.
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Antenne-A au microscope
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Beast sera au Cercle le 5 octobre à 21h dans le cadre du festival Antenne-A. / photo: Marianne Larochelle
Voici quatre premières pour Québec. Quatre spectacles qui se retrouvent dans la programmation d’Antenne-A et qui méritent une brève introduction pour vous inciter à la découverte.
2 octobre: An Albatross C’est une rencontre entre le psychédélique, le noise et le progressif. Mélangez le tout et vous obtenez le groupe An Albatross. Remarqué par le légendaire John Peel, le sextuor de Philadelphie a fait des vagues en 2003 avec le simple We Are the Lazer Viking, qui lui a ouvert les portes d’une tournée européenne et des studios de la BBC par la suite. Vous croiserez la troupe, fondée par le guitariste Jake Lisowski et le chanteur Edward B. Gieda, sur la scène de L’AgitéE à 22h alors qu’elle y présentera son dernier disque intitulé The An Albatross Family Album. Attendez-vous à être décoiffés, sa réputation scénique la précède déjà.
3 octobre: Darren Hayman Tout comme Hefner (et An Albatross), Darren Hayman est tombé dans la mire du disc-jockey John Peel. Il a ensuite additionné les projets avec, entre autres, le bassiste John Morrison au sein du groupe britannique The French. Au terme de ce chapitre, le voici maintenant en solo dans le cadre d’une soirée qui soulignera la sortie d’un 45 tours à La Casbah à 20h. Le folk minimaliste de cet artiste risque de vous séduire. Pour y prêter l’oreille, visitez www.myspace.com/darrenhayman.
4 octobre: Nightwood À l’écoute de Nightwood, nous pensons à la P.J. Harvey des premières années (l’album Rid of Me) et parfois au ton ferme et incisif de Patti Smith. Le trio montréalais composé d’Erin Ross (chant, guitare), Amber Goodwyn (chant, guitare) et Eric Y. Lapointe (batterie) a fait paraître son premier EP Big City il y a presque un an. Un disque de six compositions aux arrangements simples, sans artifices, qui est assumé avec cran. Le groupe sera sur la scène de L’AgitéE à 22h.
5 octobre: Beast Tout s’annonce bien pour le duo composé de Jean-Phi Goncalves et Béatrice Bonifassi. Une sortie d’album retardée en vue de parachever une entente de distribution internationale, voilà une nouvelle qui excuse ce report. La rencontre entre ces deux artistes met en valeur le caractère et la voix de la chanteuse qui, après s’être fait remarquer aux Oscars pour sa participation à la trame sonore des Triplettes de Belleville, s’est retrouvée sur le premier disque de DJ Champion et ses G-Strings. Le maxi du tandem promet et nul doute que le charisme de l’interprète risque de faire écho. Électro, rock et soul, voilà ce qui pourrait décrire cette union inusitée. C’est un rendez-vous au Cercle à 21h.
LES VIOLONS DU ROY SELON ZEITOUNI Il est le chef en second aux Violons du Roy et vient de signer un deuxième disque à la direction de l’orchestre pour l’étiquette Atma. Après Astor Piazzolla, c’est maintenant Béla Bartók qui est à l’honneur. En choisissant la Musique pour cordes, percussions et célesta, une œuvre imposante adaptée ici pour orchestre de chambre, Jean-Marie Zeitouni nous confirme qu’il n’y a plus de limite à la polyvalence de l’ensemble, plutôt reconnu dans le répertoire baroque et classique. Pour donner suite à cette mission, le maestro et ses musiciens se produiront au Palais Montcalm le 3 octobre à 20h. Benjamin Britten étant l’un des compositeurs fétiches du directeur musical, ce dernier a décidé de programmer le Prélude et fugue pour 18 cordes, opus 29 et les Variations sur un thème de Frank Bridge, opus 10. Le quatuor intitulé La Jeune Fille et la Mort de Franz Schubert, dans un arrangement de Gustav Mahler, sera la pièce de résistance de cette soirée.
À SURVEILLER Les productions Menoum et CKRL vous donnent rendez-vous le 9 octobre au Cercle à 20h. Cette soirée folk accueillera les artistes Meb, Marie-Renée Grondin (The Giligans) et Jael Bird Joseph. L’ensemble des profits générés par ce concert contribuera au financement de la station de radio communautaire.
EN RAFALE Void’s Anatomy sera au Vieux Bureau de poste le 3 octobre à 20h et le trio jazz du saxophoniste François Carrier sera au Café-spectacles du Palais Montcalm à 20h30. MAP tirera sa révérence à l’Impérial de Québec le 4 octobre à 19h avec un concert d’adieu en compagnie de Mute et d’O Linea. Toujours la même date, Jeanphilip sera au Scanner à 22h, Arcania Fades au Bal du Lézard à 21h et Caïman Fu soulignera la sortie de son disque Drôle d’animal au Théâtre Petit Champlain à 20h. Enfin, l’Omnium du rock débutera le 7 octobre au Dagobert à 20h.
L’ANTENNE CHAUFFE L’AMPLI CETTE SEMAINE Nightwood, Blind Assassin – Joy Division, She’s Lost Control – Patti Smith, Gimme Shelter – Besnard Lakes, For Agent 13
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Antenne-A
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Nightwood participera à Antenne-A
C’est l’automne et le festival Antenne-A a tout mis en œuvre, du 1er au 5 octobre, pour colorer cette période de l’année qui, jadis, était comparable à un désert en matière d’événements musicaux rassembleurs. Question de combattre le spleen de la saison aux feuilles mortes, les organisateurs ont choisi le rose pour donner le ton et souligner une programmation aussi éclectique que substantielle. Le tout débutera à L’Antenne (une nouvelle salle située au 195 de la rue Saint-Vallier Ouest) avec Chad VanGaalen et le groupe Women. Outre quelques habitués, tels que You Say Party! We Say Die! et Kid Koala, quelques découvertes s’imposent avec les visites de Nightwood, Beast, Wintergloves, Albatross et Darren Hayman. Concernant ce dernier, le chanteur du groupe Hefner fera une première visite à Québec à La Casbah le 3 octobre, une initiative de Sam Murdock (Lesbo Vrouven), et soulignera la sortie d’un 45 tours par la même occasion. En matière de sortie de disque, il ne sera pas le seul. Le groupe Pigeon Funk de San Francisco fera de même le 2 octobre à L’Antenne avec son album The Largest Bird of the History… Ever!, un exercice iconoclaste et aux limites de la musique actuelle. Seule une visite sur MySpace (www.myspace.com/pigeonfunk) pourra vous donner une idée de son terrain de jeu musical. Impossible de ne pas souligner le passage de la jeune Béatrice Martin, qui fait la pluie et le beau temps chez les critiques avec Cœur de pirate. Un projet solo qui présente une succession de miniatures embryonnaires accompagnées au piano et chantées d’une voix singulière. Son passage à La Casbah le 4 octobre sera attendu vu le battage médiatique de l’étiquette de disques Grosse Boîte (Le Husky, Chocolat, Tricot machine), qui semble miser gros sur sa nouvelle recrue. Pour sa part, après un bref passage à l’International de musique folk de Québec, le chanteur Alexandre Désilets nous revient cette fois-ci avec la version intégrale de son spectacle le 2 octobre au Théâtre Petit Champlain. Un lieu de prédilection pour découvrir à nouveau l’auteur-compositeur-interprète qui nous a surpris avec son premier disque, intitulé Escalader l’ivresse. Autre retour (et autre hommage si nous considérons le d’Hommage à Millimetrik au Cercle le 2 octobre), celui de Paul Cargnello, le 3 octobre au Cercle, qui sera voué à l’œuvre de Billy Bragg. Antenne-A, c’est aussi une vitrine sur la technologie qui présente une série de conférences à La Cuisine et à L’Antenne tout au long de l’événement. Le festival s’est associé cette année à la Société des arts technologiques ainsi qu’à Ubisoft. Avis aux intéressés, une démo du Tenori-On (une plateforme musicale numérique) de Yamaha sera présentée à L’Antenne le 2 octobre en compagnie de Guillaume Bourassa (Perfection Plastic). Consultez le www.antenne-a.com pour la programmation complète.
À SURVEILLER Le spectacle de Pomerlo, qui souligne la sortie de son premier album Casa voyageur au Cercle le 25 septembre à 21h.
EN RAFALE Le 25 septembre, Amélie Veille sera au Théâtre Petit Champlain à 20h. Le 26, Josiane Paradis sera au bar Le Sacrilège à 18h et le Blue Man Group sera au pavillon de la Jeunesse à 20h. Tomás Jensen sera au Cercle le 27 à 22h et, le 28, le Gala Lys Blues sera présenté au Théâtre Petit Champlain à compter de 19h30. Enfin, toujours au Théâtre Petit Champlain, le guitariste Steve Howe (Yes) présentera son matériel solo les 29 et 30 septembre.
STEPHEN HARPER VOUDRAIT CENSURER L’AMPLI CETTE SEMAINE Neil Young, Needle and the Damage Done – Woodhands, I Wasn’t Made for Fighting – Karkwa, Le Coup d’État – Terry Lynn, Stone – Archive, Fuck U.
Tags: paul cargnello, Alexandre Désilets, Darren Hayman, Nightwood, Béatrice Martin, Festival Antenne-A, Women, Chad VanGaalen, Pigeon Funk, Coeur de pirate, Pomerlo
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Érick d'Orion veut du bruit!
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Érick d’Orion sera les 18 et 19 septembre à la salle Multi de Méduse, à 20h.
«J’ai conçu la rénovation de la musique par l’Art des bruits.» C’est ce qui conclut et résume la pensée d’un manifeste publié par Luigi Rossolo en 1913. Un manifeste qui s’inscrit en marge du courant futuriste qui prenait forme à cette époque en Italie, alors que la révolution industrielle sévissait et bouleversait l’Europe par sa croissance phénoménale. Il n’en fallait pas plus pour inspirer certains artistes qui décidèrent d’intégrer cette réalité moderne à leurs créations. Le concepteur sonore et musicien Érick d’Orion a décidé de souligner le 95e anniversaire de ce texte de référence écrit par le compositeur et inventeur italien en réalisant un hommage les 18 et 19 septembre à la salle Multi de Méduse, à 20h. Présentée à l’intérieur de la programmation du Mois Multi, cette initiative regroupera 10 artistes en art sonore actuel qui présenteront des créations inspirées de ce courant de pensée innovateur et encore d’actualité. Le «commissaire» d’Orion a fait appel à Michel F. Côté, Alexis Bellavance, Christian Calon et Hélène Prévost pour le premier concert. Au programme, des œuvres où l’espace-temps se trouve au centre de l’exploration musicale avec Sur la chaise de Pierre Schaeffer: morceaux de conversations futuristes autour d’un plat de spaghettis bleus de Calon, par exemple. La deuxième soirée se déroulera en compagnie de a_dontigny, Diane Labrosse, Nicolas Bernier, Jocelyn Robert ainsi que du duo composé de Catherine Massicotte et Éric Normand. Une sélection éclectique où l’électroacoustique fréquente la performance.
RETOUR SUR LE FESTIVAL DE JAZZ DE QUÉBEC ET ENVOL ET MACADAM Deux festivals se sont croisés au cours du week-end dernier. Deux événements d’envergure aux missions distinctes et complémentaires à la fois qui ont donné une vitrine exceptionnelle à la musique. Devant une telle concentration de concerts, nous aurions pu émettre certains doutes sur la fréquentation qu’ils généreraient, compte tenu de l’été chargé que nous venons de vivre, riche en événements d’importance. Force est de constater que les deux publics, l’un branché sur le jazz et l’autre sur la musique alternative, ont répondu à l’appel. Envol et Macadam et le Festival de jazz de Québec ont traversé haut la main ce dernier droit de la période estivale aux couleurs du 400e. Le Festival de jazz de Québec en était à sa deuxième édition. Sa nouvelle association avec le Palais Montcalm (le volet Prestige) a donné du lustre à cet événement chapeauté par la Fondation Largo pour les arts, présidée par Gino Ste-Marie. Tout en offrant une programmation d’envergure avec les passages de Joey DeFrancesco, Tierney Sutton et Oregon, le Festival a donné l’occasion de faire des découvertes, comme le vibraphoniste Warren Smith et le groupe Les doigts de l’homme. Le plaisir était palpable lors des visites du pianiste Michael Kaeshammer, du Normand Guilbeault Jazz Ensemble et d’Alain Caron, maintenant des habitués de la scène jazz de Québec. Environ 12 000 festivaliers ont fréquenté les diverses scènes de ce festival qui s’est déroulé sur cinq jours. Une assistance plus que respectable pour les 60 concerts, qui confirme l’importance de ce festival pour les années à venir. En ce qui concerne Envol et Macadam, le festival jouait gros cette année avec le déménagement de l’événement à l’îlot Fleurie, qui s’est avéré un pari réussi. Malgré la pluie, le site a connu une fréquentation inespérée pendant les trois jours de la programmation qui s’est conclue le 13 septembre. On parle de 5000 personnes pour le spectacle de Bloc Party et d’environ 7000 personnes lors de la visite de Loco Locass, Wampas, Samian et Pennywise. Maintenant concentré dans Saint-Roch, avec les scènes du Cercle, de La Casbah et de l’Impérial, le festival a su capitaliser sur la proximité de ces lieux de diffusion. Une logistique qui s’impose pour l’année prochaine.
EN RAFALE Le 18 septembre, Helloween et Gamma Ray seront à la Salle Albert-Rousseau à 19h30, et Colin Moore ouvrira pour Rudy Caya à l’Espace 400e à 20h. Au même endroit le 19, Jamil présentera ses chansons à 20h. Le lendemain, les groupes Opeth, Nachtmystium et High on Fire se succéderont à l’Impérial de Québec et Tim Sweeney et Why Alex Why seront au Cercle à compter de 22h. Enfin, Little Cow sera à l’Espace 400e le 24 septembre à 20h.
SE MAL AGISSENT EN CRIANT AU LOUP DANS L’AMPLI CETTE SEMAINE Alexandre Désilets, Escalader l’ivresse – Islands, Arm’s Way – Catherine Durand, Cœurs migratoires – Peter Project, Peter Project – The Franco Proietti Morph-tet, Morphology.
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Jean Leloup dénonce les matantes
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Une véritable histoire d’amour est en train de s’écrire entre Québec et Jean Leloup. De l’amour-haine que Deadwolf a expliqué à sa façon cet avant-midi à Christiane Charette. J’ai bien aimé un commentaire d’Alexandre Vigneault dans la Presse il y a deux semaines lorsqu’il qualifiait Leloup de maître du marketing. Il n’y a pas de doute, quand Leclerc-Deadwolf-Leloup décide de prendre la tribune on ne s’ennuie pas.
C’est difficile de saisir le sens exact de son propos mais en général le chanteur ne s’est pas gêné pour ridiculiser les matantes qui n’ont rien compris à cette grande messe de groove qu’il a tenté de nous présenter au Colisée. Un gros jam touffu qui a exaspéré bien du monde…
Jean Leloup n’en démord pas, si les gens ne comprennent pas Sa groove alors ils méritent de se faire botter le cul. Une théorie pas très subtil mais pour le moins efficace. Efficace si la groove est bonne…
Déversant son fiel sans aucune censure, nous voici maintenant en face d’un artiste qui se veut totalement libre et débarrassé de tout impératif commercial. C’est son dictat, son mantra. Un idéal qu’il exprime sans inhibition. Aucun compromis n’est envisageable pour lui, c’est Sa groove ou rien.
Une petite info s’est glissée au travers de cette entrevue (plutôt un monologue) : la sortie du disque de Leloup, prévu pour la fin du mois d’octobre, est maintenant reportée au mois de novembre.
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Jazzville
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Les Doigts de l’homme ont réchauffé le restaurant Le Largo mercredi soir, la veille de l’ouverture du Festival de jazz de Québec, en soulignant la parution de leur disque Les doigts dans la prise. Le groupe d’Olivier Kikteff en est à sa première visite au Québec et nous a démontré leur virtuosité avec panache. Du swing-manouche métissé qui s'ouvre à la métamorphose.
Un peu plus tard dans la soirée, toujours au même endroit, le bassiste Alain Caron s’est pointé en compagnie du guitariste Frank Gambale. Il n’en fallait pas plus pour que les musiciens s’échangent leurs guitares pour un jam bien senti en compagnie de ce dernier. Une joute improvisée dans les règles de l’art pour le plus grand plaisir des convives réunis. Il n’y a pas de doute, le festival est lancé !
Ce soir, une visite au Palais Montcalm pour entendre François Bourassa et Joey DeFrancesco.
www.jazzaquebec.ca
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